‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 52 sur 119 · LIVRE XXUl · texte numérisé non relu

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lait (le rendre le tranchanl à la hache nationale. Le 50 août (13 fructidor), ces adresses se renouvelèrent. Deux incidents attisèrent ces fureurs : la poudrière <le Grenelle fit explosion, sans qu*pn pût découvrir si cet événement était ou non dû au hasard. Soixante personnes furent tuées, un même nombre blessées. Les deux partis s'accusèrent réciproquement de ce crim<B. Chacun cherchait ainsi à attirer la colère publique sur ses adversaires. Le même jour (51 août- 14 frvictidor), à la séance du soir de la Convention, eut lieu le.renouvellement par tiers des membres du Comité de salut public. Le sort désigna Robert Lindet, Barrère et Carnot. Billaud-Varennes et Collotd'Herbois avaient donné leur démission, on les considéra con^me sortis par la voie du sort afin de maintenir Carnot et Robert Lindet, dont les services étaient si précieux à la République. Tallien, qui était ainsi que Fréron accusé d'avoir poussé Lecointre (de Versailles) à la dénonciation qu'il venait de faire, crut devoir donner sa démission. Le parti thermidorien avait mené la réaction ti op vite pour que la Convention pût le suivre, il fallait qu'il fît un sacrifice. Delmas, Cochon, Merlin (de Douai) elFourcroy rem-, placèrent les membres sortants.

IjCS Jacabins ne se tinrent pas pour satisfaits de cette concession. Dans la séance du 5 septembre (17 fructidor), Tallien, Fréron et Lecointre, attaqués par Loys, Raisson, Fayau, furent contraints de déposer leurs cartes et de sortir de la société, qui prononça

Explosion

de la poudrière

de Grenelle.

Uenouvellement du Comité

de salut public.

Démission

de Tallien.

1794. leur radiation. Les adresses affluèrent à la société mère et à la Convention ; elles réclamaient avec énergie contre la liberté de la presse, demandaient la Le- Jacobins rélncarcéralion des suspects et protestaient contre les

se pioiionceut ^ .• • «• ' . • . r^ .-

contre la liberté persccutions mlligecs aux patriotcs. Des attaques perde la presse, sonncllcs, dcs dénonciatlons et des menaces accompagnaient ces lettres passionnées. Le club des Jacobins résolut, sur la proposition de Billaud-Varennes,. de condenser l'expression de ses sentiments et d'en faire Tobjet d'une solennelle adresse à la Convention. Dans la même soirée, une tentative d'assassinat eut lieu contre Tallien. Il n'existait pas de témoins; if ne fut pas possible de savoir ce qu'il y avait de réel dans cette affaire Ce qui est incontestable, c'est qu'un coup de pistolet fut tiré sur Tallien et le blessa légèrement à l'épaule. Les Thermidoriens demandèrent vengeance. Fréron écrivit dans VOrateur du peuple des articles enflammés. La séance du 10 septembre (24 fructidor) fut pleine de violences : Merlin (de Thionville) fit à la tribune l'éloge de l'assassin de Robespierre, traita les Jacobins de ce chevaliers de la

Les chevaliers guiHotinc, » sc plaignit de Carrier et de Fouquier-

de la guillotine. Tinvillc, ct demanda la fermeture du lieu des séances

Désiutions de la société jacobine. « J'ai dit autrefois, s'écria-t-il^

delà Coayention. , i i» i i

ce n est pas avec des discours, c est avec du canon qu'il faut attaquer le palais des rois, et le peuple sera libre; je dis maintenant : Peuple, ce n*est pas avec des discours qu'il faut terrasser tes ennemis; armetoi de ta puissance, et, la loi à la main, fonds sur ce

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