‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 60 sur 119 · LIVRE XXII l ir · texte numérisé non relu

LIVRE XXII l ir

gré. rheure avancée de la nuit, Isâbeau vint faire un itoo. i^apport au nom des Comités sur les événements de Id journiBe. Il apprend à T Assemblée que deux députéS(^.A;Ugui3;at.Penières, ont été blessés; il ajoute que le derpiSr est probablement mort. L'Assemblée, à des mots i laisse éclater son indignation.. Barras parut ^Ipyrs alla tribune,,, et demanda la mise en état de siège d^ Paris et la nomination du général Pichegru au oommandemedt général de la force armée. La. proposition rfut adoptée. Sur la motion de Legendre, on adjoignit a Pichegru Barras et Merlin (de Thionville). La Montagne était coiïsternée. L'heure des dénonciations et des vengeances allait, en effet, sonner. Ce fut Fréron qui commença Tattaque dans ce langage violent) et agressif qui lui était familier. Il dénonça Léonafd Bourdon et Choudieu, qu'il traita d'assassins. Le retour d'Auguis qt de Penières, qui rentrèrent sains -et saufs, ne calma pas l'Assemblée.; Les Therniidoriens traitèrent de royalistes ceux qu'on nomipait alors las Cretois, parce qu'ils siégeaient aux bancs élevés de la gauche. CoUot-d'Herbois, Billaud- Yarena^^ et Barrère furent condamnés à la déportation et conduits à Rochefort; Vadier s'était, échappé. Merlin (de Xhionville) , dans un emportement furieuiL, fit .çoBitre les députés de la gauche un appel au poignard ; et, comme on le traitait de bourreau, il répondit : « Scélérats. » L'élan était donné, chacun chercha sa victime. Chasles, Choudieu, Léonard Bourdon^ Huguet, Duhem, Fonssedoire, Ruamps,

Pichegni vainqueur de l'insurrection.

Ainar, furent également arrêtés. Les Montagnards semblaient pétrifiés sur leurs bancs. Le lendemain, Pichegru vint à trois heures du matin à la barre de la Convention, et dit ces seuls mots : « Représentants, vos décrets sont exécutés. » Les députés de Textrêrae gauche n'osaient plus se rendre à TAssemblée. Certains historiens prétendent qu'on leur tendit un piège en les faisant officieusement prévenir de ne point paraître aux séances, parce que Sieyès avait résolu de demander leur arrestation. Absents, on les déclara conspirateurs. Le 16 germinal, le Comité de sûreté générale exposa à la Convention le plan de cette conspiration dont le but était de ramener la Terreur, et dont Billaud, CoUot et Barrcre étaient les chefs. Le Comité demanda et obtint Tarrestation de Moïse Bayle, de Thuriot, Cambon, Lecointre (de Versailles). Hentz, Maynet, Grenet, Crassous et Levasseur (de la Sarthe), réputés complices du mouvement populaire. Fait singulièrement remarquable, le nom de Fouché ne fut pas même prononcé. Peu de jours après, on désarma les terroristes, et on réorganisa la garde nationale avec des éléments analogues à ceux qui la composaient sous le commandement de la Fayette. La France sortait en grande hâte de cet abîme d'épouvante qu'elle avait dû traverser pour entrer dans un nouvel ordre social.

Le procès de Fouquier-Tinville, en ramenant sous les yeux du public les pages les plus épouvan- Fouquier-TinviUc. taj^j^s de CCS mauvais jours, ne fit, comme celui de

Procès

et condamnation

de

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