‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 70 sur 119 · IV · texte numérisé non relu

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1705. environ douze cents, et ils durent un h un passer par

un trou pratiqué dans une barricade. Les femmes

assistaient de leurs fenêtres à ce bizarre spectacle et

poussaient des huées et des éclats de rire.

Le général Mcnou Lc siéffc du faubourg Saint- Antoiuc eut lieu le

assiège ° ^ ^

le faubourg lendemain 21 plairial. Le général Menou en dirigea les préparatifs à la tête de trente mille hommes. Sur la motion de Laportë, la Convention rendit un décret par lequel les habitants du faubourg Saint-Antoine étaient sommés de livrer les assassins du député Féraud,etde rendre leurs canons, sous peine de se voir traités en rebelles et privés de toute distribution de subsistances. Elle prit en même temps quelques mesures agréables aux insurgés en décrétant que les farines des pâtissiers seraient mises en réquisition, quMl n'y aurait qu'une seule qualité de pain et que Targent ne serait plus déclaré marchandise. Les insurgés envoyèrent de nouveau une députation à TAssemblée avec un saufconduit de Menou. Mais cette fois la députation fut fort mal reçue. « Pas de composition avec les traîtres! » s'écrièrent les tribunes. Les délégués eurent beaucoup de peine à s'évader. Quand ils rentrèrent dans le faubourg Saint-Antoine pour y donner l'alarme, la section de Popincourt avait déjà livré ses canons et son capitaine de canonniers, un nègre herculéen nommé Delorme. Les autres sections suivirent cet exemple. Menou faisait rougir ses boulets, et les propriétaires alarmés s'interposaient auprès des ouvriers, lis cédèrent. Vingt-six gendarmes qui s'étaient

nationale.

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