‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 95 sur 119 · LIVRE XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE XXVII

fois la Méditerranée à la mer Rouge. Son imagination ^^^• était alors remplie de pensées gigantesques. Il rêvait «piore nsthme 5 se rendre maître de TEuphrale comme il était **eSuoz. maître du Nil, à augmenter son armée de soldats indigènes, à marchdr sur Constantinople et h faire la conquête de Tlnde après celle de l'empire ottoman. Dans^ cette exploration scientifique, il traversa la mer Ronge à gué et alla visiter les sources de Moïse. La mort faillit l'enlever à ses hautes destinées dans cette traversée. L'heure de la marée fut mal calculée. Bonaparte dut la vie à un guide qui l'emporta sur ses épaules.

Le général Bonaparte acheva au milieu de ses recherches et de ses travaux scientiGques Tannée 1 798. La pensée de la France le suivait. La prise en trois jours de l'île de Malte que l'on considérait comme impossible à forcer, le débarquement en Egypte, la conquête d'Aletandrie et du Caire étonnèrent et remplirent les esprits. Jamais effet calculé ne fut plus exactement produit. Les ennemis de la France étaient atterrés. Leurs espérances se réveillèrent à la nouvelle de la défaite d'Aboukir et de la perte de notre flotte. L'influence britannique reprit aussitôt une prépondérance considérable en Orient; et la Porte, dont toute la politique consiste depuis si longtemps à incliner toujours du côté du plus fort, écoula les suggestions du cabinetTinglais. Elle déclara le 4 septembre la guerre à la France, et prépara une expédition en Egypte. Une rtonvelîe coalition se forma avec une rapidité ter-

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i758. rible. Naples déchira les traites contractés ^vcc la

Formation F^^ûncc, ct accucillit avcc transport Nelson^ revenu

d'une nouvelle d'Aboukir. Oïl agita le Piémont. Toutes les puîssan-

coalition ,

romre la France, ccs, rAufriclie, la Prussc, TEmpire genmânîqué, furent activement sollicitées. Paul P^<|ui aspirait à une sorte de souveraineté aristocratique sur toute lar'nèblesse d'Europe, entra en fureur à la prise de! Malte, dont Tordre s'était placé sous sa protection .^è ^ifice, que les malheurs de sa jeunesse semblÉuent afvoir frappé de folie, se jeta dans le ptx)jet de^alition a^ee la violence et la mobilité de son caractère. L'Autriche' adopta avec quelque réserve les vues dé FAng-let^re, de la Russie et de la Porte; jetû de T aigreur dans lies conférences de Rastadt, et proposa urie^onférerice à Seltz. François de Neufchâtèau y exigea une réparation quelconque de rinsulte faite àBernadottc^M. dô Cobentzel demanda que les lignes autrichiennes' s'étendissent jusqu'aux rives de l'Adda et du Pô;' C'était . détruire la Cisalpine. On se sépara sans rien «onîckrc.

Les parties se tournèrent alors vers lai Prusse, Le Directoire y envoya Sieyès, la Rtissie M. de R^nin, rAutriche M. Cobentzel. Le roi de Priissa »e prit point de décision. La neutralité semble êtiie le rôle prédestiné dé cette puissance. - . : ! .

Continuation Pcudaut cc tcmps, Ic plau de la coalfejïoti prenait

des conférpnces «

de«Rasiadi. dc la consislancc, et les conférences dé Ra&tadt continuaient en s'aigrissant. Jean Debry «t Roberjot avaient remplacé Bonaparte et Treilhard, n^^fnmé directeur. En réalilé, le Directoire croyait ne pouvoir

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