‹ Histoire de soixante ans: la Révolution, 1789-1800Chapitre 96 sur 119 · LIVRE XXVIl . i · texte numérisé non relu

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se soutenir que par la guerre, et le langage de ses en- i:^ voyés se ressentit de ces dispositions. Les députés de TEmpire proposèrent comme délimitation de fron-> tière le milieu du principal bras navigable du Rhin. Les. détails de cette affaire furent infinis, et Tannée 1 798$'éooula sans conclusion. Pendant ce temps, les cinq républiques créées par la France étaient pleines de (roubles. Elles n'avaient pas en quelque sorte de via propre, et ne pouvaient se soutenir que par une impulsion et une inspiration permanentes de laFrance, La; Hollande eut son coup dËlat militaire dirigé contre les démocrates, devenus trop puissants, et qu'il &11 ut renverser du pouvoir. 11 résulta du moins des troubles de la Suisse un traité d'alliance offensive et décisive avec cette république, et la jouissance d€;s dèui grandes routes militaires de la Souabe et de la Cisalpine.

Le Directoire usait dans ces conflits continuels le ^oi

sur

reste de sa vie politique. Loin de fuir le péril, il sem- la conscription. bïait h rechercher comme Teicitant qui seul soutenait sa fiévreuse existence. L'Angleterre, l'Empire ottoman, la Russie, l'Autriche et Naples prenaient les armes. Il fallait, malgré les embarras des finances, trouver des ressources. Le Directoire était trop faible pour ordonner des réquisitions. Il eut l'idée de les transformer en une loi qui constitue aujourd'hui l'une des pluB puissantes institutions de la France : la loi dé la conscription. Jourdan en fut le rapporteur (1).

(1) Détrels deg9 et 25 septembre 1798.

Arrairet d'Italie

11W. Deux cent mille conscrils devaiénl obéir à ce premier appel régulier de la loi imposant à tous rimpol du sang. Les conseils votèrent la vente de cent vingtcinq millions de biens nationaux pour armer ces (roupcs et pour réparer les pertes de notre marine. Cependant le Directoire, gouveriiemeht de transilion, incapable de trouver son assiette, poiissaît jusqu'à Textrême le système de propagande armée. Il est vrai que Tattitude des puissances coalisées, dont les troupes venaient, disait-on, de se mettre en marche, ne lui permettait pas de rester inactif. Les hostilités allaient éclater de toutes parts. Le roi dèNaples et sa cour insensée n'aittendaîent pas lès secours de rAutriche. Il faisait avancer ses trôtipeè sur Kome. Le roi obéissait aux conjurations de la reine, qui était elle-même gouvernée par son favori Àcton, et qui, par les charmes de la courtisane Emma, disposait du vieux Nelson. La cocarde anglaise fut îarborée à Naples, et Nelson fit tous ses efforts pour soulever le pape, le Piémont et la Toscane bon tre l'armée d'Italie. Le pape, réfugié à San-Cassianô, près de Florence, fut conduit par un agent dii ÎBirectôire à Briançon, près de Grenoble, puis à Valence, où il expira, le 29 août 1799. Le Pîétnoiit, harcelé par la République ligurienne, qui ne pouvait souffrir le voisinage d'une monarchie, n'eut pafe â Se féliciter d'avoir réponllu à l'appfel de h coalition. Joiibert s'empara de la citadelle de Turin et de dix-huit cents pièces de canon qu'elle contenait. Novare, Aléiati-

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