LIVRE XXVIl Soo
voir les contributions à l'étranger, et d'organiser les 1799. fournitures. Les généraux perdaient par ce décret le maniement des fonds, quoiqu'onleur laissât le droit de disposer à leur gré de ceux qui leur étaient remis à leur demande, n'ayant à en rendre compte qu'aux chefs du gouvernement. Le vieux Scherer enlevé au ministère de la guerre et placé à la tête de l'armée d'Italie, fut averti de cette mesure, et on le rendit responsable de son exécution. Les généraux accueillirent le décret comme uneinsulte. Championnet chassa de Naples Faypoult et les autres commis- uéMstance saires du ffouvernement. Le Directoire se conduisit "^^ ciiampionnci,
o (le Joubert
avec fermeté. Il destitua Cliampionnet, et le livra à er de Bcmadoue
aux mesures
une commission militaire. Joubert indigné donna sa uu Directoire, démission. Bernadette nommé à sa place refusa.
Ce fut au milieu de ces entraves que le Directoire dut organiser une ligne offensive qui s'étendait du golfe de Tarente à la Hollande. L'Autriche comptait deux cent vingt-cinq mille soldats, et Sou varow entrait en Allemagne avec soixante mille hommes. Les plans du Directoire furent mal conçus. Pour embrasser une aussi vaste ligne, il lui eût fallu des forces immenses et la tête d'un homme de génie. Il n'avait à sa dis- |)Osition que Morcau devenu suspect. On le laissa , général de division sous les ordres de Scherer. Macdonald remplaça Championnet. Masséna, à la tête de trente mille hommes, commanda l'armée helvétique, Jourdan eut celle du Danube (|ui était de quarante mille hommes. On laissa dix mille hommes en Hol-