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Sa mère était Marie Martel de Brouage

DE SES ORIGINES À NOS JOURS

pagnie, François St-Martin, est aussi inhumé dans l’église du côté de l'Épitre. Il est mort le 23 février à l’âge de 78 ans. Le 15 avril 1783, dans l’église et du côté de l’Évangile, a lieu la sépulture de Jean-Baptiste Chevalier, soldat de la 2ième compagnie, mort à 77 ans.

Le 12 juillet 1779, M. Martel célèbre le mariage de Louis Desmarais, fils de Joseph- Abraham Desmarais et de Geneviève Jolliet d’Anticosti, avec Marie-Anne Lavallée, fille de Louis Lavallée et de Marguerite Laguerce.

On rencontre dans la ville quelques personnes de couleur. Le 31 janvier 1775, le curé fait la sépulture d’un esclave de dix ans et demi appartenant à M. Rows. A la date du 16 avril 1788, se trouve l’acte de sépulture de Marie- Anne Caploux, femme de Jean-Baptiste Quéry, négresse, au service de M. Desnoyers, commerçant.

Parmi les inhumations les plus remarquables faites durant les dernières années de M. Martel nous pouvons mentionner encore, à la date du 24 août 1789, celle de Ignace Cournoyer, capitaine de la 1ère compagnie, décédé à 71 ans. Le 5 mars 1790, dans la nef, du côté de l’Épitre, est inhumée Dame Thérèse Duchouquet, veuve du sieur de la Découverte, décédée à 75 ans. Le 7 avril de la même année, Mlle Catherine Duchouquet, à l’âge de 77 ans; enfin, le 7 août 1802, Dame Marie-Anne Roy, veuve de M. Pierre Martel et mère du curé, inhumée dans l’église, à l’âge de 71 ans, en présence de MM. Pouget, curé de Berthier, L. Lamothe, Perrault. M. Hébert chante le service.

En 1791, M. le curé Martel fait reconstruire le clocher de l’église. Les travaux sont confiés au sieur Joseph Dufour-Latour, maître charpentier, qui érige un clocher de

trente pieds de flèche, treize de lanterne. Il le couvre en fer-blanc et le peinture, pour la somme de 1,050 livres de vingt co près.

En 1798, le curé fait l’acquisition du tableau de l’apôtre Saint Pierre, le titulaire de la paroisse. Il y a, à cette époque, une population catholique de 1,500 âmes. L’église ne peut contenir tous les fidèles ; le curé songe à l’agrandir. Le 13 février 1799, le sieur Joseph Péloquin, marguillier en exercice, et dix-huit autres paroissiens adressent à Mgr Deneau, résidant alors à Longueuil, une requête, le priant de leur permettre d’agrandir le temple de vingt pieds, de bâtir deux chapelles et une nouvelle sacristie. Ils demandent encore la faveur d’employer les argents de la Fabrique pour payer le coût de ces réparations. Ces justes demandes sont exaucées, l’église est construite sans tarder. La Fabrique débourse 3,606 livres, 4 sols, du 16 juin au 26 décembre.

Ce fut sous M. Martel que la terre de l’église, concédée le 6 mars 17081, fut vendue. Cette terre de trois arpents sur quarante, située sur le fleuve et bornée au nordest par celle d’Antoine Cournoyer, au sud-ouest par le domaine, n’était pas encore complètement défrichée. Le 1er avril 1799, Robert Jones, maître des casernes, et agent de la seigneurie, en fait l’acquisition moyennant une rente annuelle de 6 livres2.

Cependant la santé de M. le curé Martel s’affaiblit de plus en plus. A la fin de février 1805, il tombe sérieusement malade. M. Pouget, curé de Berthier, dessert la pa-

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