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La Gazette de Sorel, le 18 octobre

2. L’édifice fut couvert en métal par le sieur J. Prowse, maîtrecouvreur, de Montréal.

Italie et en Terre-Sainte. Il part en compagnie de M. Joseph Beauregard, curé de la Présentation, le 21 juin 1857. A son retour, le 20 juillet 1858, la population lui fait une magnifique réception. Ce voyage ne fit pas le bien qu’en attendait le curé; la maladie le minait sourdement. Bien que souffrant, il ne perdait ni sa gaieté ni sa bonne humeur, ainsi que l’attestent ses lettres. Un voyage dans le bas du fleuve ne fait qu’aggraver son état. Cependant, il trouve encore assez de courage pour s’occuper de sa cure et de la fondation de l’hôpital. Dans le cours de l’été, les Sœurs de la Providence sont remplacées par les Sœurs de la Congrégation de St-PIyacinthe qui arrivent le 30 août, et occupent la maison délaissée par les premières. Cet arrangement prive les malades et les pauvres des secours et des soins que leur état requiert. M. Limoges songe à pourvoir sa ville d’un hôpital. Le 11 janvier 1860, le préfet du Comté convoque une assemblée publique à l’Hôtel de ville. La foule accueille favorablement le projet, de sorte que les souscriptions données spontanément s'élèvent au montant de 2,314 piastres. La même année, M. Limoges fonde la sosiété St-Michel, pour les hommes et jeunes gens. Peu de temps après, il est obligé de quitter Sorel ; il se réfugie à 1 Hospice St-Joseph, de Montréal, où il s’éteint doucement dans le Seigneur, le 24 mai 1861. “Ceux qui ont eu l’avantage de le connaître, disait la Gazette de Sorel , n’oublieront jamais l’agrément de sa conversation et la causticité de son esprit, qui ne détruisait en rien cependant la douceur de son caractère, l’amabilité et la grâce de ses manières, la libéralité et 1 élévation de ses idées, la bonté de son cœur qui s’est répandue par plus d’un bienfait envers sa famille et des étrangers mêmes, l'honnêteté de ses intentions partout et toujours, enfin, le dévouement de sa conduite, rares et pré-

cieuses qualités qui ont toujours fait de lui le type véritable et respecté du bon chrétien et du gentilhomme. Il a rendu de grands services à cette paroisse. A la nouvelle de sa mort, qui était attendue de jour en jour, grâce à la libéralité de la Compagnie Richelieu, M. J. -F. Sincennes, et quelques confrères du défunt, accompagnés de citoyens de Sorel, purent aller à Montréal, au-devant de ses restes. Parti dans la nuit de vendredi, le Fashion revint samedi aprèsmidi. L’évêque de Montréal, ainsi qu’un grand nombre de membres du clergé suivirent, au départ, le cortège funèbre jusqu’au bateau à vapeur. A Sorel, une foule consi- 'dérable attendait l’arrivée du vapeur et accompagna jusqu’au presbytère les restes du curé.... Les magasins furent fermés lors du passage du cortège.” Mgr Joseph La Rocque officia au service auquel assistaient cinquante prêtres des différents diocèses et une grande foule de fidèles.

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