HISTOIRE OS SUÈDE
j^onn 4ê mtoolantomwt q/où lui adresia 1^ tèDai : « Avec ûmt ou troit oeoto bomnes on m'êÊÊenii pas uo rorêume *• Les élrangen ne •ottt pai à cbiir§e au {MV • } tout cB que J*ai reçu m s'tiève pai à %fiùO ihalen ^ » La sénat Irouva pradaot da faira vaoir daui la aapiiala liTO (roupa de Dalécaiiiafta at lia M raHproohar du duc, aurtout kmqu'ou sui qua la roi aTaU maadi uoa floUa de Daptsig, ai i|tt'ao la fit «rrifar è Slo^boln abargéa de Iroupea poloiiaiaei* Il èlaîi évîdaoi qua la roi iaa avait fait vaiur ppur la sOraté de aa periounai at uepaudaut leur arrivée mtma devait hii faira aourir plua de dangers* Ni les ordres ai les puoitiaut M pouvaient aoutenir les Poloiiais \ ou au vint aux nains at la sang coula. Les bourgeois s'éUient pus en armas \ ils dépavèrent les ruas pour lan^ aar les pierres du baut de leurs maiaona. Tout la «MMida r^retlaU Tabienae du due. Telia était la disposition des esprits lorsque Sigis* mond s'embarqua pour retourner an Pologne^ le 14 juillet 2004.
Lei négociations anire la roi et le due eonli'* nuèrent dans rarcMpel qui environna les cMai de Suéde Jusqu*é aa qu'on eut gagné la baute mar. La dernier obtint enfin la pouvoir de conduira le gou vernepnant concurremment a vas la sénat, mais sans qua les liudtea de leur au* toriié lespecUve eussent été fi&ées.— La Suéde, livrée é Tanarcbie, devait être plus facile é op» primer : telle était Topinion des eonteillera du roi '• La dernière réponae de Charles fut qu'il voulait connatlra ce que pensaient les états sur le mode de gouvernement à adopter* Cependant il accepta les fondions de régent, et il fut reconnu en cette qualité par le sénat, qui fit de nouveau la pai& avec lui : a II ne pouvait, disait^il , abandonner tout & la merci des vents et des flots. »
Le sénat se trouvait placé entre deux puissances ; mais il n'était pour Tune et pour l'autre qu*un allié douteux sur lequel elles ne pouvaient compter : aussi devail-ii être brisé dans la lutte. Sa position comme puissance n'était qu'une illusion d'Erik Sparre , et eq^andant
* Mp^nM sa sénat, 6 Juin laiH.
* An dae Chsrist, 0 man 1594. (Voyez Iss ArcMvei du roy€tume,)
* « Comités polonl (admonebant) at In Polonia maloraret , redUaros se majoribas ctim copfis ; rellnqueret aoecos ImpedUoi, Hc fore opportoalores Injurfis. • rypoiiiu, t. c.)
c'était sur lui qu'il voulait fonder un goa* vernemenU On ne lui avait Jamais attribué cette importance en Suède , quoiqu'en dise la Loi du pays. Ses membres , il est vrai , exerçaient une influence personnelle, quoiquMb fussent souvent divisés entre eux. Tel était encore l'état des choses. — La majorité du sénat, qui avait à sa tète les Giielke et les Baner , fidèle aux traditions de rUnion y gardait rancune au roi A causé de la distribution des fiefs ) l'autre parti avait pour cbef Clas Fleming, objet de la haine presque générale depuis le règne de Jean ; aussi son éloigne* ment fut-il demandé. Sigismond au contraire lui avait donné sa confiance , parce qu'il avait rompu avec l'opposUlon en déclaitJit qu^fl n'obéissait qu'aux ordres du roi. Au milieu de ces partis, £rik Sparre se renfermait dans son adroite ambiguïté \ aussi ne fut-il pas oublié dan^ le partage du pouvoir que le roi fit avant son départ entre Fleming et ses parUsâns. La pouvoir accordé aux gouverneurs de provinces peut A Juste raison être regardé comme une part de royauté. Ce qu'il y a de remarquable , c'est que le projet paraît être sorti du sénat j mais il fut repoussé par le rot pour n'être exécuté qu'en faveur des seigneur» eo crédit *• Clas TÎeming fut maintenu dans ses tondions de riksmarsk, d'amiral et de gouverneur général de la Finlande. Erik Slenbock, l'un de ses beaux-frères , reçut la Veslrogothle ; Ahsid , rOstrogolhic , et Charles , le Smâlând j l^ik Sparre reçut le Vestmanland et la Dalécarlie ; Erik Brahe, quoique catholique, fut nommé non -seulement commandant du château de Stockholm, mais encore préfet {hôfiing) de l'Up* land et du Norriand. Munit de pouvoirs parliculicrs et secrets , ils étaient indépendans du duc et du conseil. Charles les appelait rois des proeinceê * , et ils relaient presque en efl'et : (( D'autres personnes en Suéde et en Finlande, dans le sénat et hors de son sein, écrit-il à Sigismond , ont reçu comme nous des pleins pouvoirs dont Jusqu'ici nous ne connaissons pas le contenu. Cependant nous nous sommes
* La roi croyait ^ae les gooTemeart da praviacsf saraient élé bien moias nécesMirei si les sénaiean avalent fait leur devoir, d'autant plus que les forteresses étalent confiées A des hommes sûrs. (Voyei les Archivci du royaume. )
* Histoire véritable des àauses de la destitution de Sigismond par les états de Suède; Blockhotmi
laas.
GHAPITIIE XIIL
chargé de la conduite du TaiMeau de TËlai, aOn qu'il ne (ût pas sans pilote ; nous tous envoyons le détail de ce que nous avons fait de concert avec les sénateurs*. » Il fut bientôt manifeste que ces nouveaux gouverneurs se regardaient comme indépendans. Glas Fleming ayant conduit la flotte en Finlande , la garda et se sépara ostensiblement du gouvernement suédois. Arwid Stenbock refusa d'obéir aux ordres du due et fût cité cinq fols à comparaître devant lui sans y répondre* : ses frères ne montrërent pas plus de soumission. Le duc reprocha A Erik Brahe de rendre des ordonnances suivant son bon plaisir dans le château de Stockholm. Erik Sparre, qui s'était fait aimer dans la Dalécarlie et qui avait toujours évité de se meUre en opposition avec le duc, leva enOn le masque. La dernière fois qu'il présida le (ing dans la Dalécarlie, avant de quitter le royaume, il s'y rendit , au grand étonnement des Dalécarliens , précédé d'un trompette , exï voiture dorée avec sa femme et ses enfans *, il s'entourait de gardes comme un roi, et il leva des contributions en nature. Il exaspéra tellement les paysans que deux ans plus tard , à la nouvelle de son arrivée, ils choisirent parmi eux vingt hommes des plus forts et des plus hardis pour l'arrêter, dans la maison du curé de Tuna , comme ennemi déclaré du roi Charles.
En 1594, le 0 décembre (vieux style) ^ à huit heures du matin y Gustave-Adolphe-le-Grand , fils de Charles, naquitauchâteau de Stockholm. D'autres que Tycho Brahe lui prédirent sa grandeur future. Les solennités de l'acledu baptême (le jour de l'an 1695) révélèrent une si bonne intelligence entre le duc et la majorité du sénat, que les soupçons de Sigismond contre ce dernier corps ne firent que s'accroître. Charles célébra la naissance de son fils en rétablissant l'université d'Upsala. Jean III l'avait un peu relevée, mais elle était retombée* dans la nullité et n'avait excité quelque intérêt que pendant les derniers temps de la lutte rdîgieuse. Les professeurs d'Upsala Airentles adversaires les plus
* LoUres au roi, Stod^holm, il septembre 1594.
' « Nous avons reçu voire lettre détaillée et impertinente, et quoique sa majesté tous oit fait gouverneur de celte province , nous vous ferons voir que volrs puissance n'est pas si grande que vous pensiei vous mellre à nos côlés.» (Voyez la lettre de Charles à Arwid Gusiafsson Stenbock» Stockholm, 15 novembre 1594.}
' Sur la fin de sa vie , le roi y plaça quelques anciens professeurs*
ardens de la Utui^ ; ausri éprouvérent-ils de Icmgues persécutions. Lesprofessetifs desécoies furent généralement les piliers du proteslan«* tisme. Les recteurs (ikt^emOiêwre) tareni ap* pelésau synode d'Upsala*: un rsclor êdiotm était secrétaire, le président était un professeur; et te rétablissement de runiversité d*Upsal«» comme garantie de iaconsistance de la réforme^ Alt o&e des demandes des états A Sigtsmond *» Charles ne tarda pas à les rappeler, et le rot^ malgré sa réponse, où il laista pereer son h»* meur babttueiie*, fut cependant <Mgë de pn>» mettre de conserver l'académie , suivant les vœux généralement exprimés, et de pourvoir i Tentretien et à la subsistance des professeurs et des étudiaos. L'exécution deceCle résidatioo fbt confiée au duc et au sénat * : elle avait été ajournée jusqu*à la proraulgaUoii des priviifr»ges de runiversité par Gharlea, le Ifi mars lâOS; c'est de celle époque aussi que dite se surveillance sur toutes les écoles du nqraanse*« Jl donna & trois professeurs de théiriêgie et i quatre de philosq[»hie des revenus eonmiables provenans des dîmes, avee des terres et dei maisons en propriété dans la vîUe^ il fottda une institution otk quarante étudiaos étalent nourris*.
Un bienfait que le peuple a'appréefa pas moins fut la paix aveo la Russie : depuis viqgi* six ans , les flrontiéres étaient ravagées par la guerre. On avait déjà signé en 1603 un arpuis^ . tice de deux ans. Il parait que Sigismoad ne mettait pas un grand prix A la paix, puis* qu'il chercha à concentrer des trmipes sur un seul point, sous le commandement de QasFl^
* Us prenaisai ooe part ionportante dam las délibé* ratioos. Le rectoneholm de NykOping, capitale do d«s Martini, tenait la plume. Il devint archevêque après la desUtution d*Angermannus et soutint contre Charles dos thèses de Uiéologie. Les lettres d'hoinmage des états roturiers é Sigisaioad • quand il «ni ésaaé fat» surance, sont signées par tes évéqnesi ptétalSi cméi e| maîtres d*école.
* Voyez les lettres du sénat et dés états en date da S février 1594. (Baarii, Invent, Ecel. êvio-goi., p. 550.)
* Le roi ne vsat pas raeevslr la loi an sujet 4s Taf a^ demie. Réponse au duc Charles eu date du i** lévrier. 1594. (Voyez les archives du royaume.)
^Assurance du roi Sigismond au sujet de la religion, en date du 16 mars 1504. (Voyez Sljemman.)
'^ Avec le droit d'eiamen et de uomlaaUon des ie^ teurs aux écoles ($$ S et 0).
* Après la renaissance de runiversité, les première hacheiiers promus à Upsala le furent au mois d^ rtvrier de 1600.
ming. ApréB de longues négocialions, Charles .'Vint à bout de faire conclure ia paix éternelle, A Teusin, le 14 mai 1595. Narva, Reval et 4ou te rEslhonie rcslaieul au pouvoir des Suédois , qui devaient restituer la forteresse de Kexholm et tout le pays du même nom, ce que Glas Fleming retarda tant qu'il put, sous différens prétextes , aOn de pouvoir conserver ses troupes rassenîblées. Ce ne fut qu'avec peine que le duc empêcha la rupture de la paix nouvelle^ mais la guerre civile s'alluma dans la Finlande par les violences auxquelles se livraient les cavaliers de Fleming ^ et ce ne fut qu'en 1597, après la mort de ce seigneur, qu'on put évacuer Kexholm et que la paix avec la Russie fut ratiûée. Cette conduite de Fleming ne contribua pas peu h la convocation des étals, dont Charles Avait fait la menace contre la défense formelle de Sigismond. Nous traçons les événemens d'après le récit d'un partisan du sénat. Le duc écrivit au roi pour lui demander de nouvelles instructions au sujet de la régence. Sigismond répondit que le duc et le sénat devaient se contenter de celles qu'ils avaient jusqu'à son retour de Pologne. Celte réponse commença à mettre la désunion entre le prince et le sénat. Charles voulait que les sénateurs se réunissent & lui pour exécuter toutes ses volontés \ mais le peu de sénateurs qui étaient présens opposèrent une vive résistance. Alors le duc changea de système , parla d'états généraux et voulut convoquer une diète. Le sénat protesta également contre cette résolution , en s'en référant aux ordres du roi. Mais le duc répondit qu'il n'avait pas besoin de l'avis du roi, et qu'il avait lui-même le pouvoir de convoquer les états. Qu'y avait-il & faire ? Les sénateurs avertirent le roi à temps-, ils lui écrivirent une lettre collective par laquelle ils le priaient de leur envoyer des troupes et de l'argent pour opposer la force aux violences du duc. Sur ces entrefaites , celui-ci flt rédiger, en son nom et en celui du sénat, la convocation de la diète à Sôderkôping pour le 30 septembre. Lorsqu'on présenta l'acte à signer aux sénateurs, ils déelarèrent qu'ils ne jugeaient pas une telle convocation nécessaire. Alors le duc , en colère, â'écria : ail faut que vous signiez les lettres de convocation et que vous vous y rendiez en personne, ou je prendrai d'autres mesures. Rappelez-vous Engelbrekt le Dalécarlicn, il n'était ^ue le fils d'un paysan, et cependant U doDnai(
des ordres au sénat. Moi je suis fila de roi e^ prince héréditaire : vous ferez ma volonté ou je vous ferai déporter, garrottés et prisoo niers. » Les sénateurs furent donc obligés de céder; cependant ils fondaient encore beaucoup d^espoir sur la noblesse. Quand les états furent réunis à Sôderkôping, le prince (20 oclobre; se plaignit des (atlgues de la régence, déclarant qu'il voulait en être délivré, A moins qu'on ne lui accordât le titre et le pouvoir de régent-, il ajouta que le serment du roi devait être observé dans son entier, surtout dans ce qui touchait ù la religion , et qu'il fallait que Clas Fleming et tous ceux qui avaient résisté à son autorité fussent châtiés. Après que le décret de Sôderkôping eut été rédigé, les sénateurs présens furent contraints d'y apposer leur signature et leur sceau. Le duc fit ensuite élever un trône {tronpall) sur la place ^ de là il présida une assemblée délibérative (bursprâk). Quoiqu'il parlât à tous les étala, il s'adressait plus particulièrement aux paysans ^ Il termina ainsi son discours : « Comme nous avons reçu des réponses satisfaisantesà tous les points qui vous ont été proposés ainsi qu'A ceux que nous avons ajoutés * , nous désirons earoir si vous êtes disposés à défendre tout ce qui a èlè arrêté ici, et si vous vous en reconnaissez soUdairement responsables, puisque tout est fondé sur le serment et les promesses du roi, et que d'ailleurs rien n'a été fait que dans l'intérêt du part et de sa msgeslé ? » Il répéta sa question une seconde fois. Les paysans répondirent spontanément : « Oui, oui, oui, monseigneur. » La maie levée, ils jurèrent d'assister le duc ious pour un et tfn pour tousy formule qu'il a mis en usage et qu'on a employée depuis pour les obligations essentielles. Il s'adressa ensuite aux sénateurs, aux évêques et à la noblesse, qui étaient places sur les degrés du trône : « Et vous, que ditesvous ? Avez-vous entendu le serment de ceuxci? Voulez-vous vous séparer d'eux? » l^es sénateurs, répondant au nom de la noblesse, promirent obéissance au duc dans loul ce qui pouvait être utile à la patrie et au service du roi. Alors le prince, levant la main, dit : « Jurez de m'obéir
* Le roi écrit au duc : « qu'il espère que le peuple ne prétendra pas être son tuteur, parce qu*il est arrivé à rage où il pourrait gouverner lui-même. (Werwfng, t. i, p. 278.)
* Charles ne dissimula pas la liberté qu*il avait prise en dictant les résolutions de la diète, liberté qui excita les murmures de ses adversaires.