‹ Histoire de Suède, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 139 sur 275 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

impôts , et le royaume ayait besoin des ressources que rabondance des récoltes depuis 1604 avait permis de ménager *. A la diète de Norrkôping, les états se chargèrent de lever et d'entretenir 9,000 hommes, tant d'infanterie quedecavalerie, pendant troisannées, outreFarmée dont les frais pourraient être couverts par les revenus ordinaires de PÉtat. On voit dans les Archives du royaume que Tordre fut donné d'établir une landwehr pour le service de Tintérieur, «^ parce que nous sommes avec Tarmée en présence de l'ennemi », dit le roi. Les paysans qui formaient cette milice devaient Jouir d'une diminution dans les impôts et être dispensés de fournir des chevaux aux voyageurs et le logement aux soldats; on devait leur faire remise des peines, « qui étaient plus pénibles pour les paysans que toutes les contributions », au dire du décret de NorrkOping. Ce fut pour cela que l'ordonnance d'Erik XIY, au sujet de l'établissement des auberges sur les grands chemins (gàstgifvaregàrdar) j fut renouvelée. Nous avons déjà fait remarquer que depuis le règne de Gustave P% il y avait une espèce de cavalerie disséminée dans toutes les provinces {indelta) ; elle était entretenue sur les terres de la couronne. Charles régla cette institution ; il congédia les cavaliers invalides et détermina l'efTeclif de chaque compagnie ', son équipement et sa solde en temps de paix et en temps de guerre. Chaque cavalier devait avoir un bon cheval , une cuirasse à l'épreuve de la balle, deux carabines et deux mousquets, un bon sabre , une selle et une bride ^. Cette cavalerie de la couronne est la meilleure preuve de l'insuflSsance de l'équipement des nobles {adeliga rusUjensten ). Il est vrai que Charles stipula avec la noblesse en 1604 que , concourant aux mêmes charges que les autres états , elle serait exempte de cet impôt pour trois ans". Le roi offrit de le supprimer intégralement si les paysans des nobles consentaient à payer les mêmes contributions que les autres. Mais c'était toucher à la base des privilèges des no-

* Il parait que cette ferlilité fat générale en Europe.

* Ce projet, selon tonte Apparence, n*eut pas de soUe.

' Elles eomptaieot cent vingt-cinq hommes chacune.

* Voyez Werwing, 1.2, p. 94, " NorrltOplDg, 22 mars 1604*

blés : on rejeta également la proposition du roi tendant à accorder des titres de noblesse à tous les roturiers qui voudraient servir à cheval ou à pied , et faire voir ainsi « que le nom des Goths n'était pas complètement effacé do leur cœur '. » Jamais il ne confirma les privilèges des nobles à leur entière satisfaction. Parmi les points en discussion était l'ariicle du décret d'Upsala, qui portait qu'aucune dotation de biens royaux n'était valable si elle n'était conûrmée à l'avènement au trône de chaque nouveau roi. Charles répondit aux observations de la noblesse contre cette loi que celui à qui elle ne plaisait pas n'avait qu'à considérer la manière dont il avait acquis ses dotations -, personne n'était obligé de les accepter*. Plusieurs exemples prouvent que la noblesse se croyait au-dessus de la loi et du droit*. Nous allons achever de tracer les autres traits du gouvernement de Charles.

A la diète de Stockholm (1566) , Erik XIY avait proposé et les états avaient adopté le projet d'imprimer la Loi de Suéde, en retranchant néanmoins l'article qui avait rapport à l'élection du roi. Ce décret ne reçut pas son exécution. Cependant il résulta de grands inconvéniens , des variations qui existaient dans les copies ; c'est pourquoi Charles proposa au sénat, en 1593, de défendre & qui que ce fût de copier la loi sans le consentement du sénat et sans qu'elle eût été revue par lui , et en 1595 d'introduire des améliorations dans celle même loi *. La résolution en fut prise par les états généraux de 1602, qui nommèrent en 1604, avec l'assentiment du roi, quelques membres de la noblesse pour atteindre le but proposé. Le projet do loi fut élaboré ] mais il paraît que le roi ne fut pas satisfait de l'esprit qui y dominait, à cause de l'autorité qu'il attribuait au sénat. En effet il est dit n que le roi doit se rendre & ce que le sénat trouve bon et utile pour lui et le royaume. » Aidé de quelques collaborateurs, il avait formulé un autre projet de loi qui ne plaisait pas aux nobles -, on murmura contre plusieurs articles , surtout contre le suivant : « Le noble qui ne donnera pas une éducation assez élevée à son fils pour que celui-

* En 1606. (Werwing, t. 2, p. 135.)

* Voyez les Archives du royautne,

* Voyez les Archives du royuume pour 1604.

* Aux séDQteurs, en dale du 14 janvier 1593. (Vôyet I les Archiva du royaume^)

HISTOmS DB 8UËDE.

ci puisse se livrer aux sciences, A l^administratioD publique ou à Téiat miiilaire , perdra son diplôme de noblesse. » Ce projet, que le roi fit lire à la diète de 1600, fut rejeté , et Tautre ne fut pas accepté* . Ce ne fut qq'en 1 734 que le code fut revisé *. Cent vingt-cinq ans s'écoulèrent avant la réalisation des projets de Gharies IX , el cette période embrasse, du commencement à la fln , la carrière des conquêtes de la Suède '. Un grand désordre régpait dans la légiste* lion \ les vengeances personnelles étaient encore en usage. Il nous est parvenu deux lettres de Gustave dans lesquelles il demande grâce, vu les pirconstances atténuantes, aux parens des victinies pour des assassins. Les discordes civiles n'étaient pas faites pour abolir ces barbares coutumes, (.es fonctions judiciaires, comme nous rayons vu , étaient exercées par la noblesse 1. L'établissement d'un tribunal suprême avait mal réussi à Erik XIV. Le droit du roi de prononcer les Jugemcns était inusité ou ne fut pas exercé selon les prescriptions de la loi. On se plaignit à la diète de 160Q , de ce que le ting où devait Juger le roi n'avait pas eu lieu. C'est k Charles que le royaume doit le premier code de procédure (ràiiegàngsordmng^). Il est dit dans Tintroduclion que, quoique la loi écrite de Suède indique la marcbe des procès et que cette marche soit aussi fixée par un règlement fait d'accord avec le sénat en 1593 et sanctionné par Sigismond, règlement portant qu^aucun procès ne pourra être soumis au jugement du roi avant d'avoir été instruit et Jugé par les Juges de districts et les séfiéchaux , cette disposition n'avait pas été toujours observée \ loin de là , le roi avait été constamment obsédé de plaintes qui n'avqienl Jamais été portées devant les tribunaux inférieurs. La cause principale de cette infraction venait de ce que les sénéchaux el les juges de district ne présidaient pas eux-mêmes aux tiqgs, mais qu'ils se faisaient remplacer par des siippléans qui ne savaient ni lire ni écrire , ni appliquer la loi ^ d'où il résultait que nombre

t Vof ez fFïtterhets, iH$L œh antiq, Acad, hand-

' Avant que ces projets de loi fussent préscnlés aux états , Charles IX ay^it commencé i (aire Imprimer les anciennes lois.

' Voyex les Archipet du royaume*

• Ibid,

r > Patéc d'Upsala, 36 février 1(91.

de Jugemens injustes étaieal Ikmwage de la partialité et de la corruption. De grands crimes , pour lesquds Dieu fait tomber les fléaux sur le pays et sur le peuple, den^eur^lent impunis ; il faut ajouter à cela le désordre et la confusion qui dérivent des achats illégaux de terres et d'hypothèques qu'on prend en secret dans les auberges. Pour remédier à ces id)us , Charles IX ordonna à tous les sénéchaux et à tous les juges de présider eux-mêmes les tings aux époques de l'année où ils doivent se tenir. Les affaires soumises à la décision du roi devaient être examinées à la foire de dtsltti^s* , à Upsal^, où les sénateurs, les sénéchaux et les Juges d|9 district se rassemblaient pour former le jury du roi et publier sa sentence. Liss Juges qui auront vidé le procès en première instance ne prendront aucune part au Jugenuint en dernier ressort. Il était en outre ordonné de former des recueils de tous les Jugemens rendus l'année précédente et de les mettre en dépôt. Tous les achats, partages, rachats de propriétés doivent être déclarés a aux secrétaires du royaume » pour être inscrits au Journal du royaume {rikiemUinkebok). L'ordonnance du 4 décembre 1603 dëtcrniinc la réunion annuelle de ces assemblées qui jugaient au nom du roi (ràttareting) , savoir : à Upsala , à l'époque dont noub venons de faire mention, et i la foire de Linkôping ^. Dans une lettre a|i sénat (20 Juin 1604), Ip roi ordonmi que ^ix juges do district vinssent à la cour pour y juger les affaires portées en appel devant le roi : ils devaient être remplacés par d'autres quelque temps après >. Les malheurs des temps ne permirent pas à ces tentatives de porter leurs fruits : elles préparèrent au moins l'établissement de la cour de Justice supérieure par Quslave-Adolphe.

L'ordonnance du roi de 1606 relative aux prévôts , aux sergens de district (lënsmâH *) régularisa le personnel inférieur du gouvernement des provinces, devenu municipal en Suède depuis des siècles , comme Gustave- Adolphe et Charles XP^ par la création des préfets iland9hëfduigar)i m réglèrent le personnel supérieur. Le prévôt (fogde) doit nommer un

' Une des plus grandes foires de Suède.

* Cette foire est appelée Pehrsmàsfan* » Voyez les Archives du royaume,

* Ibid.

^ Uttre en dst<} du ig mal ifiM,

GHiPITRfi XIV,

tergeul fie ïiltoge (Ummfin) pour çliaqife pafoîMe et un dans chaque di^trÎ6|, Lie sergent de paroisse refoU dans la inaison d^ curé toute la rente de la paroisse et la remet entre les mains i^n sergent de district, au lien où s^ tient le ting , avec une attestation du curé por^ tant la somnie qu'il a reçue. G® dernier la remet a|i prévôt, qui dès cet instant en est responsable ^ Le clergé ne se mêla pirobabtement de ces affaires que postérieurement à iq rëforipe. Oq s'est plaipt ebez noqs de la po* silion temporelle des prêtres , position qui les rend, sous tant ^e rapports , intermédiaires entre le gouvernement et le peuple ; on peut exagérer Timportance de ces rapports^ mais c'est à eux que eet état doit en partie sa valeur politique en Suè^e.

Charles avait l'œil à tout et faisait tout par lui-même^ il travailla A améliorer toutes le» branches de Tindu^lrto» U^oe dispute entre les bourgeois du royaume, laqqelle fqt portée devant lut comme régent » l'engagea à composer lui-même sur l'état des villes un mémoire * oA il les divisa en im% classes : celles qui pouvaient trafiquer avec l'étranger {$$apel9Uider) , et celles qui n'avaient pas le droit de trafiquer avec l'étranger Ù9p$f^ider). Il part du principe que dans les villes oA il y a entrepôt de marchandises étrangères et lâ>re commerce , lé est la plus grande concurrence et le plus grand profit -, mais ces avantages doivent surtout être réservés aux villes qui , par leur position ou d^autres circonstances , méritent d'être encouragées. Stockholm était deslipée à devenir un entrepôt pour la Baltique après la décadence de Wisby. Les privilèges de cette ville , qui était le siège du gouvernement , furent considérablement étendus par Charles lorsqu'il fut roi. Cependant le besoin d'avoir qn entrepôt de ce genre pour la mer du Nord ne lui échappa point, et il fonda Gotbenbourg, la seconde ville du royaume \ elle fut peuplée par des eolonies hollandaises qu'on avait engagées à venirdansle pays en leur promettant le libre exercice de leur culte et l'exemption pendant vingt ans de tous droits de douane et dMmpôts. Il avait en général pour principe qu'i l'exception des boissons étrangères, pour lesquelles on payait des droits

* * Voyez Tordonnapce (mandai) du 4 août 1607.

' Voyei StjernmaD, Comm, c( ^c(^n., fVrçnJln , 1 1 1 p. W.

dédouane, il fallait laisser {oiite liberté aux importations , « afin que les sujets passent faire plus de bénéfices et ayoir h plus bas prii^ les marchandises étrangères* », £n revanche, il frappa de prohibitions celles d'exportations} mais ces prohit)itions furent levées en 1606 *, Pour soutenir |a Ya|e^r du numéraire, on prélevait une certaine somme ep argent %m toutes les marchandises exportées ou importées^ mais les Suédois n'en payaient que la moitié '. Cependant comme ce droit excita des plaintes, oq le réduisit encore, et il fut loisible de Tacquitlçr en mouqaie suédoise, d'après un tarif déter^ mioé. En 1605 le roi permit i chaque suédois de faire frapper monnaie \ de sorte que quiconque apportait à l'hôtel des monnaies quatre ihalers^ ou neuf demi-onces d'argent, recevait 4 demi'lhalers de monnaie suédoise'. L'année précédente il ayalt été firrêté qu'une demionce d'argent cprrespondait & 16 4'res, et uu Ihaler à 36 dres *. Quant m% poids et aux mesures, on détermina qu'ils seraient^ pour toutes les villes commerçantes de Suède , les mêmes que pour Stockholm ; mais que ceux des villes qui ne faisaient pas de commerce extérieur (uppsioder) devaient avoir 20 livrei de plus et ceux des mines 40. Le croc à peser, le tonneau et le demi-tonneau devaient être faits d'après le modèle de ceux d'Ôrebro , et l'aune devait être semblable à celle deRyholm '. Si Gustave est le père de .l'exploitation des mines, Charles IX marcha sur ses traces. Nous avops déjà dit les soins qu'il y donna dans soq duché \ il peut être regardé comme le créateur des districts des mines du Yermland. II étendit ses soins à toutes les provinces du royaume. Les revenus de la mine d'argent de Sala furent triplés \ te Kopparberg fut l'objet de sa sollicitude. Ce ne fut qu'après son règne que la fabrication du fer en barres devint générale dans le pays. A la diète de Norrkôping, en 1604, on prit la résolution de mettre en barres , avant de l'exporter hors du royaume, tout le fer d'Os-

* Ibid,, p. 400.

' Ordonnance des lettres de change et de douane,

* Ordonnance du 7 Juin 1607.

* Décret de la diète de Nork<5ping, 1604.

* Ordonnance du 7 mal 1605. Ryholm est une terre seigneuriale de I4 paroisse de neateberg en Vçstrogo*

thie.

mmid; on engagea donc la bourgeoisie des villes & construire des fourneaux , afin que les avantages que les étrangers liraient de ces é(ablissemens restassent aux Suédois <. A cette époque on fabriquait du fer à Arboga, à Nykôping, à Eskilstuna et dans d'autres endroits ^ on y confectionnait des armes ,, des piques, des fourches, des pistolets , des fusils , des sabres , des épées* ; des clous étaient déjà expédiés pour rétranger. Les exploitations d'alun et de.soufre dans la Néricîe étaient en pleine activité *. On fondait des boulets et des canons : on reçut de rétranger des demandes de ces articles *. Charles fit établir des fabriques de laiton ^.

Le nouveau cadastre appartient aux grands travaux commencés par le père et terminé par le fils. Charles IX rétendit aux provinces septentrionales *. Au moyen de cartes spéciales, on devait dresser une carte générale de tout le royaume. Ce travail, qui fut confié à André Bureus, ne parut qu'après la mort du roi. On arpenta le pays Jusqu'à la Laponie. Charles avait voué aux populations sauvages de ces contrées un intérêt tout particulier *, il leur fit bâtir des églises, nomma des prévôts pour leur rendre la justice et régla leurs impôts. On est étonné de cette activité dans toutes les directions chez un régent occu[ié sans cesse à combattre les ennemis extérieurs et intérieurs.

La guerre continua en Livonie. En 1605, Charles se rendit pour la seconde fois dans ces provinces lointaines^ mais entraîné par son ftme fougueuse contre un ennemi bien inférieur en forces, il perdit, le 17 septembre, la bataille de Kerkholm , où il aurait laissé sa vie sans le dévouement d'un noble livonien, Henri Wrede, qui lui sacrifia la sienne ». Une révolte en Pologne empêcha Sigismond de profiter de cette victoire. Les négociations furent inter-

« Ibid.

* Charles, étant à Abo , commanda, par une lettre du 13 décembre 1601 , huit mille piques et dix mille fourches. (Voyez les archives du royaume,)

» Voyez les archives du royaume , 23 octobre 1G03.

^ Ibid., 3 janvier 1604.

* Ibid,, 26 décembre 1606.

* Ibid., 9 août 1604.

' Le roi, dans sa lettre au sénat , le 24 septembre

1605, dit : « Si Henri Wrede ne se fût trouvé là, nous

tombions vivant ou mort aux mains de l'ennemi. » Le

u* août 1606, le roi dota la veuve de plusieurs terrés

eu Finlande,

rompues par un malentendu ■ et ajoutèrent à l'acharnement qu*on nourrissait de part et d'autre. La guerre continuée par les Suédois avec une ardeur tou^jours nouvelle, troublée souvent par des revers , fut signalée par des traits de bravoure les plus chevaleresques qui annonçaient aux Suédois des jours de gloire immortelle. IVils StjemskOid , assiégé en 1609 par les Polonais sous la conduite de Chodkewitz, fui sommé de se rendre et menacé de voir sacrifier sa femme et ses enfans pour punir sa longue résistance : « Dieu m*est témoin, répondit-il, que je leur sacrifierais volontiers ma vie : mais ils m'appartiennent et je peux en disposer*; le roi m'a confié la citadelle pour la défendre (i l'extrémité, et je ferai mon devoir*. »

C'est à cette époque que le faux Démétrius de Russie monta sur le trône de Pologne et perdit en peu de temps la couronne et la vie. Wasily Schuisky rechercha l'alliance des Suédois contre les Polonais et les partisans de Démétrius. Charles , l'œil ouvert sur tout ce qui pouvait contrarier les projets de Sigismond, la lui promit. Un corps auxiliaire devait partir de la Livonie en 1607 ; mais il ne se mit en marche qu'en 1609 : le jeune Jacques de La Gardie fut investi du commandement. On signa À Wiborg un traité d'alliance contre la Pologne ; le nouveau tzar promettait de céder à la Suède, Kexholm avec son gouvernement. A la tête de quatre mille hommes au plus, de La Gardie et Evert Horu marchèrent sur Moskou , battirent les Polonais et vinrent au secours du tzar assiégé dans sa propre capitale. Cependant Sigismond, avec une armée polonaise avait luimême envahi la Russie et assiégé Smolensk. De La Gardie s'avança à la rencontre des Polonais. Sa troupe, composée en grande partie de mercenaires étrangers, s'était plusieurs fois mutinée : ne recevant pas la solde que les Russes leur avaient promise, ils se soulevèrent en présence de l'ennemi ; ils désertèrent, et après avoir pillé les bagages de leur général, ils voulurent l'obliger à capituler. De La Gardie et Horn, n'ayant plus que quatre cents cavaliers , firent une retraite admirable à travers le pays ennemi et exposés à la haine des habitans des

• Voyez Werwing, t. 5, p. 185.

* Chodkewitz apprécia cette bravoure : fi rendit âui prisonniers leur liberté. Dunemunde tomba en sop pouvoir après un siège de plus d'une année.

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