CHAPITRE XV
des boiilels. Le peuple est endurci A la fatigue et supporte également le froid et la chaleur; il a rintelligeoce facile et est rempli de bravoure ; il ne lui manque rien qu'une plus grande expérience de la mer, cuir il a le courage et le génie nécessaires. Comme il sait bien manier la hache, il pourra, par la pratique, devenir habile dans la construction des vaisseaux; Il obéit h son souverain et se litre rarement à la mutinerie et à la révolte, qui sont dans les habitudes des autres nations. Il y a peu de manufactures de toiles, de draps et de cotonnades dans le pays , parce qti'll ne produit pas les matières preitiiéres nécessaires à la fabrication et que la consommation est presque nulle. Les Suédois ont la conceptioh vive-, leurs mains s'exercent à chaque métier : ils sont charpentiers , menuisiers, forgerons , boulangers , brasseurs, tisserands, teinturiers, tailleurs, etc.; à cet égard , ils l'emportent sur toutes les autres nations de l'Europe, car ailleurs personne n'oserait exercer un métiei* sans l'avoir appris. Les femmes et les filles sont trés-laborieuscs ; le lissage et la couture font leur occupation habituelle, ce qui prouve qu'elles sont raisonnables. Il est vrai que les Suédois ne peuvent ainsi parvenir à la perfection qu'on atteint dans d'autres pays, où les ouvriers font un long apprentissage et où les ertfans apprennent le métier de leurs parens de génération eri génération. Il est évident que s'ils s'exerçaient depuis Penfance au même travail, ils parviendraient à faire quelque chose d'achevé. 11 y en d, ajoute l'auteur, qui reprochent à cette nation son intempérance pour la boisson et sa gloutonnerie, son penchant à l'oisiveté et sa répugnance pour les travaux de longue haleine. »
Les heureuses dispositions naturelles des Suédois, dont cet étranger esquisse les traits, s'étaient principalement tournées vers la guerre; il en résulta une surexcitation qui ne fut pas favorable à l'industrie. On a dit que l'infanterie suédoise, en 1624, montait à quarante mille hommes * ; ce nombre est peut-être exagéré. Axel Oxenstjerna dit que le roi ne demandait d'abord qu'une milice permanente de vingtcinq mille hommes " ; 11 est certain du moins
• Voyez Hallenberg, l. 5, p. 119.
• Axel Oxenstjerna au conseil de 1Ô47. (Voyez les manuscrits de Palmskôld.). —Cependant, d'après la déclaration de Charles IX lui-même a la diète de ICIO,
que l'effectif était variable suivant le résultat des conscriptions. A cette époque la cavalerie suédoise lie comptait que trois mille hommes , sans y comprendre cependant l'équipement de la hoblessè * ; ce qui en était cause, c'est qu'on manqtiait de bons chevaux , ce dont on se plaignait beaucoup « î aussi cherchait-on surtout à enrôler des cavaliers étrangers. Mais la variabilité du contingent de l'armée est un fait moins important que celui de son armement, de son équipement et de son approvisionnement par le pays. Il n'était pas encore question d'uniformeé : la seule ordonnance que je connaisse de Gustave-Adolphe sur ce point est celle qu'il fit publier en 1621. Il y est dit : (( Que les militaires doîveht se procurer de bons habits, tels qu'ils conviennent à un soldat qui tient plutôt à la qualité qu'à la forme. » Dans la guerre de Pologne on traitait encore les sotdats suédois de paysans peu redcmiablés â cause de leurs mauvais habillemens. Les pelisses, qui les garantissaient du froid, furent fournies jusqu'à 1632 par un impôt particulier nommé impôt des pelisses (pelse gârd). Le Suédois vêtu en paysan et l'officier suédois sans décoration ont fait les campagnes les plus glorieuses '. Les fabriques de drap pour le besoin de l'armée (les premières de Suéde) furent établies à lônkôping, à Nykôping, à Kalmar, à Arboga et à Kungsôr *. Des draps furent commandés pour Tusage des étrangers au service de la Suède. L'habillement du soldat indigène et, qui plus est, ses armes étaient en grande partie des productions
Tarraée comptait alors quarante mille soldats, y com^ pris les mercenaires étrangers. Les paysans consentirent à une levée de vingt-cinq mille fantassins dans la Suède seulement. (Voyez Hallenberg.)
* Hallenberg, t. 5, p. 114.
> La Suède OTait autrefois une belle race de che- \anx, mais elle s'était abâtardie pendant le règne de Charles ÎX. (Axel Oxensljerna an sénat, en 164G,1. c.)
s Vaccolade était en usage à cette époque. On portait sur la poitrine le portrait de Gustave-Adolphe en argent ou en tout autre mêlai; mais ce n'était qu'une preuve qu'on avait assisté â ses batailles , et non une décoration décernée par le gouvernement. (Voyez Herzog Georg von Brannschweig et Lilneburg, Beytriige zur Geschichte des âreyssigjOhngen kriegs nach Original Quellendes kVnigL Archiva zu Hannover von fr. Grafvon der Decken, l. 2, p. 180. Hannover,
* La fabrique la plus ancienne est ceUe d'Cpsala ; sa création remonte à 1012.
de rindustrie des paysans suédois-, ils se livraient à cette époque à la fabrication des armes. Des fusils, qu'il était si diflUcile de se procurer dans les armées étrangères, étaient confectionnés dans les campagnes de presque toutes les provinces par les fondeurs de canons {rôrsmeder) : c'étaient des paysans* qui habitaient les hemmans taxés; ils en acquittaient la rente par leur travail ; le surplus leur était payé en argent ou en marchandises par la couronne, qui leur fournissait les matières premières. Ils étaient surbordonnés à des contre-mattres, suivant un règlement émané du roi *. L'art de fabriquer des armes était probablement sorti des ateliers de la couronne, d'où il s'était répandu au dehors *. On ne se bornait pas à la fabrication de ces armes : les cuirasses et les piques se confectionnaient à la campagne, et la trempe de ces dernières devaient les rendre capables de percer les cuirasses, sinon l'ouvrier n'était pas payé. Une fonderie de canons fut établie à Stockholm; la capitale et Finspâng en faisaient du calibre d'une livre de balles Juqu'à quarante-huit. On fabriqua de la poudre à Nacka et à VâUinge ; la quantité produite ne pouvait cependant suffire aui besoins. Il y avait dans tout le royaume vingt-six salpèlrières.
L'exploitation des mines , par les ressources qu'elle offrait, était dans le rapport le plus intime avec cette industrie guerrière. Le besoin se réunit à l'espérance pour répandre la connaissance des avantages qu'on en devait retirer. L'idée brillante que les autres pays se formèrent des richesses minéralogiques de la Suède y flrent converger une masse de capitaux étranger^ '. Le roi s'appliqua à favoriser cette impulsion *, il appela dans le royaume des mineurs étrangers ^, fonda de nouveaux établissemens, publia de nouveaux réglcmens pour les districts de mines '^, et il les visita
• Voyez Hûllcnberg, t. 6, p. 127. — En 1623, Louis de Geer fut chargé d'une commande de fusils pour rélranger. (Hallenberg, t. 5, p. 112.)
' Les premiers furent formés à Arboga et à Finspftng, où Ton faisait des pistolets , des fusils, des cuirasses, etc.
> Jean Skytte dit que la Suède a l'Inde dans ses raines si elle sait bien les eiploilcr. (Voyez les manuscrits de Nordin.)
* On remarque parmi ces étrangers les deux frères Geyer, qui se fixèrent en Suède vers 1620.
' Réglemens pour les mines de cuivre de Kopparberget (1625) et de Garpenbcrg(1624); plusieurs or-
dans rintervalle de ses campagnes. Depuis que Louis de Geer avait acquis Finspâng, auquel il ajouta , sous le règne de Christine , les mines de Danemora , où il entretenait des forgerons wallons, une nouvelle ère avait commencé pour Texploitation des mines * . Plusieurs étrangers mirent leurs capitaux dans cette industrie, et la compagnie du cuivre a le mérite d'avoir introduit répuration de ce métal. Les premières expériences eurent lieu à Sàlher. Les mines eurent une administration supérieure. Il est dit dans un mémoire de cette administration à la reine Christine que le roi Gustave-Adolphe , qui ne surpassait pas seulement tous les princes de son siècle dans la science militaire , mais qui n'avait pas son égal en fait d'administration , avait bien senti que les mines n'étaient pas exploitées comme elles le devaient être, car les métaux étaient exportés en espèces grossières, achetés à vil prix par les villes allemandes , qui les épuraient et les renvoyaient en les vendant très-cher, de sorte que les rois de Suède avaient été obligés de faire acheter hors du pays toutes les munitions dont ils avaient eu besoin. Le roi jugea à propos , dans l'intérêt de la Suède , de faire épurer le cuivre dans des fourneaux qu'il avait fait construire à cet effet ; puis la guerre ayant absorbé les loisirs de sa mc^jesté, elle avait donné l'inten* dance des mines au colonel Siegroth et avait appelé aux fonctions de juges aux mêmes mines George Griesbach et JosL Frank. Lors de l'ouverture de la campagne d'Allemagne, le roi avait ordonné au sénat de former un collège de mines chargé de surveiller cette branche importante de l'industrie nationale *. L'activité qui fut déployée dans l'exploitation eut sur le commerce une grande influence. La concession de nouveaux privilèges et la fondation de dix-sept villes pendant ce règne si rempli de guerres ' prouvent la sollicitude dont leur industrie était l'objet , pcut-ôlre au détriment des campagnes. Au nombre de ces cités naissantes était Gothcnbourg, qui, dé-
donnanccs touchant les mines d'argent de Sala (162(^ 1G30).
* Voyez supplément de Hallenberg, t. 3.
' Cette société fut d'abord appelée Bengami , puis Bergs Collegium,
' Ce sont Gotheborg, Hernôsand, Sôdcrhamn, Umeâ, Lulcâ, Piteâ, Torncâ, Norrtcljc, Sala, Âlings&s, Bor&s, Falilun, Saler; en Finlande, Gamia cl Ny Carleby; sur les frontières de la Uussie, Nyslad cl Kcxholm.
CHiVPITRE XV.
truit aycc NylôdOsc pendant la guerre avec le Danemark et réédifié par Gustave-Adolphe, reçut dans ses murs la bourgeoisie des deux villes. On invita des Écossais , des Hollandais et des Néerlandais à venir s'y établir, et Gustave-Adolphe visita son œuvre en 1624 et prit plusieurs mesures propres à lui imprimer un mouvement plus actif. L'ordonnance de 1619 relative à Tadministration des villes régla tout ce qui appartenait à leur organisation intérieure, et le règlement du commerce de 1614 établit leur division en villes qui commerçaient avec l'extérieur (stapelstàder) et villes qui trafiquaient à rintérieur {uppstàder). Ce règlement fut une source de plaintes continuelles qui portaient en partie sur les anciens abus , en partie sur ce qu'on mettait trop d'entraves à la liberté du commerce. Les anciennes villes se plaignirent de la fondation des nouvelles : celles du Norrland surtout, élevées sur d'anciens champs de foire et habitées par des pêcheurs, où le commerce était exclusivement exploité par les bourgeois de Stockholm et ceux des autres villes^ étaient l'objet de leurs attaques. Les villes qui avalent reçu le .privilège de trafiquer à l'extérieur étaient peu satisfaites à cette époque où Stockholm ne possédait pas un seul vaisseau propre au commerce avec l'étranger. La couronne abandonna à la ville deux vaisseaux pour cette destination. La capitale , qui avait son principal commerce dans l'intérieur du pays avec les districts des mines , cria plus haut que les autres^ et lorsque, pour apaiser sa bourgeoisie, on borna le commerce de la Finlande à cette ville, les autres ne furent pas moins mécontentes. La reine douairière , les princes , la noblesse réclamèrent des privilèges chacun pour soi '. La prohibition du commerce dans les campagnes, ainsi que la tentative de borner les métiers aux villes, rencontrèrent des obstacles dans la nature du pays. Le gouvernement reprocha aux négocians leur peu d'industrie , leur dépendance de l'étranger «. Il paraît que les commerçans étaient peu disposés à échanger cettedépendance contre celle du gouvernement. Ce qu'il y a de certain, c'est que ce siècle affermit les principes du système prohibitif en Suède. Une des principales causes
* Voyez Hallenberg.
* SI les bourgeois de Suède ne peuvent pas ftimisser de fortune» c'est qu'ils vivent trop bien.
était le besoin du gouvernement de s'emparer lui-même du commerce, et nous en avons déjà observé les résultats. Mais ce système a puissamment contribué au développement de l'industrie indigène. On élargit et Ton déblaya les roules , qui , dit le roi , k dans la plupart des provinces sont si étroites et si embarrassées de pierres, qu'on uu ievrait les appeler que des sentiers. » Le canal de Hjelmaren , commencé par Charles IX, fut achevé par Gustave-Adolphe *. Sous ce rapport, comme sous beaucoup d'autres, on ne concevait que de gigantesques projets, précurseurs d'un avenir qui ne devait s'accomplir que beaucoup plus tard*.
Ce ne fut que sous ce règne qu'on connut rautorité des hauts fonctionnaires. Autrefois la lutte n'était engagée qu'entre la puissance des grands et le bon plaisir des rois , et dans ce conflit la première représenta la légalité en Suède pendant le moyen âge. L'ancien ordre ou plutôt l'ancien désordre n'était qu'une oligarchie formée par les propriétaires de fiefs. L'idée qu'on se faisait du haut fonctionnaire commença de se perdre *, mais ce fut d'abord par des moyens violens et illégaux : ces moyens étaient, autour du roi, ce que nous avons appelé le gouvernement des secrétaires (sekrete^ rar-regemente) ^ dans les provinces le règne des prévôts {fogde-regeringen). Les craintes et les soupçons inspirés par le sénat et les gouverneurs avaient fait confier les places à des personnes de basse extraction, particulièrement dépendantes des rois, ce qui excita de nombreuses réclamations : c'était cependant un mal nécessaire. Ainsi gouvernèrent les premiers rois de la famille des Wasa. Charles IX brisa l'ancienne puissance des gouverneurs, « ces rois de leur province, » comme il les appelait lui-même , et ce ne fut qu'après lui que Gustave-Adolphe osa entourer son trône de grandes autorités légales. La crise qui tourmentait le royaume demandait des mains fermes pour tenir les rênes de l'État. On remarque plus d'unité dans le centre d'action, une répartition mieux entendue du travail dans l'administration , autant que le permettait la prépondé-
• Voyez les u4rehives du royaume do 1629.
" Oxenstjerna , dans un mémoire dalé de Francfortle-Meîn , I" oclotre 1033, a développé les avantages de la réunion des grands lacs au moyen de canaui. Il existe en manuscrit à la bibliothèque d'UpsaU.
rance du «ystéme militaire , car Taclivité imprimée à celle branche de gouvernement entraîna tout à sa suite. Ce qu'Axel Oxensljerna développa depuis dans la constitution de 1634, une hiérarchie complète de fonctionnaires avec un pouvoir qui alTaiblissait dans plus d'un sens les anciens droits politiques du peuple, les cinq hautes fonctions de FÉtat à la tête d'un nombre égal de branches d'administration, avec l'aide des sénateurs et de certains conseils ou collèges mis alors en rapport avec les gouvernemens provinciaux, tout cela apparlicnt au règne de Gustave-Adolphe et reçut de son temps son application en très-grande partie. Le sénat reprit une influence légale " que le roi savait limiter. La création du collège de la guerre (krigs-Collegium) donna à cette administration une nouvelle direction '. La chancellerie, qu'Oxensljerna appelle anima regni, fut organisée par ce chancelier du royaume % qui fonda aussi les archives *. La recette fut lioumise & un contrôle plus sévère *. Les prévôts , qui jusque-là étaient placés immédiatement sous les ordres du gouvernement , furent subordonnés aux préfets et aux gouverneurs ; cependant ces derniers inspiraient encore des craintes, ce qu'on peut voir par la brièveté du temps de leur administration, par les comptes rehdus qu'on réclamait d'eux perpétuellement, et par le pouvoir qu'on était enclin ù donner au secrétaire et au camérier de la préfeclure {lands sekreteraren och lands hamereraren ^). Chaque année, au mois de mai , le préfet de-
> Le roi Gostave- Adolphe ne fit rien sans consulter le séoal :ideo amatus venerabilis; il le fut plutôt parce qu'on ne lui attribuait pas eiclusivemcnt des malheurs auxquels la nécessité avait la plus grande part. (Oxenstjcma aa sénat, en 1642. —Voyez les manuscrits de PalmskOld.)
* Voyez Tinstruction de 1630. Le collège d'amirauté {u4miralitets collegium), à partir de 1619.
* lie règlement de la chancellerie est de 1620. André Bearrcus était antiquaire du royaume. Son instruction est du 20 mai 1629.
* Autrefois les chanceliers du royaume avalent les actes chez eux ; Charles IX se les fit remettre et les plaça au chAteau de Nykôping. En 1613, le premier chef des archives était Jean Messénius. Elles reçurent une organisation plus complète sous le régne de Christine.
^ Le règlement touchant la perception des rentes de la couronne est du 24 Juillet 1624.
^ Lu première instruction aui préfets est du 8 janvier 1635.
vait faire rendre au prévôt ses comptes en présence du camérier, qui, avant la Sainllean, devait présenter les siens et verser sa recette au trésor (ràkningekammare) de Stockholm. Depuis 1623, on avait établi une balance générale des receltes et dépenses du royaume {rikshufvudboken). Les procès dans les afTaires du trésor étaient d'abord décidés par la cour supérieure; ils le furent, après 1624, par les conseillers de la chambre.
Pendant un demi-siècle et plus, on avait reconnu la nécessité d'un tribunal suprême. La tentative d'Erik XIV d'établir un jury royal ne lui survécut pas et lui fut ensuite imputée à crime par la noblesse. Les anciens ràltarting étaient tombés en désuétude dans les provinces. Charles IX voulut les rétablir sous forme de tribunal supérieur pour tout le royaume*, il exerça son droit de justice par des juges appelés des provinces à la cour. Ainsi se prépara la cour supérieure , qui fut l'œuvre de Gustave- Adolphe. Bans le règlement des procès de l'année 1614, sur lequel le roi demanda l'avis des États â la diète d'Orebro , on résolut que le roi ne pouvant prendre personnellement connaissance de toutes les contestations , il serait créé à Stockholm une cour supérieure composée de quatorze membres, savoir : le droisdu royaume comme président , quatre sénateurs, un viceprésident pris dans la noblesse , quatre assesseurs également nobles et quatre jurisconsultes savans. Le nouveau tribunal , aussi appelé parlement dans le discours d'ouverture du chancelier du royaume , fut installé solennellement au château de Stockholm le 19 mai 1614. C'était la cour supérieure de Svéa {Svea hofrâtt). La Finlande eut la sienne à AÎm) en 1623, et la constitution de 1634 en ajouta une pour la Gothie. (c L'utilité de ces tribunaux est attestée par tous les habilans du royaume , nobles ou paysans, riches ou pauvres, » disait-on après la mort de Gustave- Adol phe *; cependant leur organisation rencontra d'abord de nombreuses oppositions : elles se manifestèrent surtout au nom de la reine douairière; mais on voit percer partout la crainte des grands de perdre de leur puissance. Au nombre des traditions du moyen âge en Suède était celle qui attribuait à la noblesse la possession de la judicalure , et quoique la Loi du payé recontiût
Voyez les éloges sur Gustave-Adolphe.