‹ Histoire de Suède, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos joursChapitre 239 sur 275 · HISTOIRE SE SUEDE · texte numérisé non relu

HISTOIRE SE SUEDE

gttes qu'ils aTaieiti eMayées* Cependant, arrU vé8 près de Sula, les soidau trouvèrenl des quartiers passables \ mais le roi , livré h son obstination inflexible et poussé à vouloir tenter rimpossible, décampa de nouveau le 28 décembre. Les Russes se retirèrent, ne laissant après eux qu'un désert. Cbarles prit position h Hadscbas', son ardeur belliqueuse n'aspirait qu'aux combats. Il voulait prendre Weprik , qui n'était qu'une bicoque. Cette place, comme toutes celles de l'Ukraine, n'était pas tenable : elle se serait rendue sans résistance à la première tentative d'un siège régulier; mais le commandant , sommé de la livrer , refusa. Cbarles, irrité, ordonna l'assaut, qui fut donné le 18 janvier en plein Jour ; mais les assaillans furent repoussés : les Russes avaient jelé sur les remparts de l'eau qui avait gelé. Tous les ofilciers inteliigens avaient prévu cette issue. Cette témérité coûta à l'armée plus de mille bommes tués, sans compter un grand nombre de blessés, parmi lesquels une foule d'officiers courageux et distingués. Le soir même , le commandant capitula. Charles attaqua ses adversaires partout où il tes trouva , les chassa de l'Ukraine, et poursuivit les Russes Jusqu'au Donz et A ses propres frontières. Il dévasta tout le pays ; il fit halle & Kalomak : « Vite , vite , Gyltenkrok , dit-il , demandez le chemin de l'Asie*» Frappé de stupeur à l'annonce d'une telle résolution , le général lui fit observer que cette partie du monde était encore éloignée et située dans une autre direction : a Mazeppa , répondit le roi , m'a cependant assuré qu'elle n'était pas si éloignée. Il nous y faut aller pour que nous puissions dire un Jour que nous avons touché le sol de l'Asie. » Gyllenkrok regarda ces paroles comme une plaisanterie, et c'était cependant un parti pris. Charles XII ne donna l'ordre de se mettre en route qu'après que Mazeppa lui eut assuré que ce qu'il venait de lui dire n'était qu'un propos auquel il n'attachait aucune importance.

Charles établit ses quartiers & Budissin ; son armée campa le long de la Worksla et du Psol, dans une contrée étroite et sillonnée de cours d'eau. Les Suédois étaient pour ainsi dire entourés d'ennemis. Les Russes ne laissèrent échapper aucune occasion de les attaquer et portaient des coups funestes è leurs déUichemens isolés. Toute perte était sensible , quelque légère qu'elle fût, parce qu'on ne pouvait

espérer aucun secours. Les Suédois ètaieiit si éloignés de leur patrie, qu'Us ne eomptaient plus la revoir ; ils avaient beaucoup souffert du froid pendant l'hiver, et le printemps ne paraissait leur apporter aucun soulagerait. Cependant les soldats ne faisaient pas entendre la moindre plainte. Le débordement des rivières convertit le pays en un grand lac : les diffi* cultes des chemins étaient extrêmes ; les hommes et les chevaux périssaient en grand nombre. lA disette vint se Joindre & ces cahmitès ^ car les habitans avaient quitté leurs maisons A l'approche des Suédois.

Mazeppa avait fait tous ses efforts pour attacher ses Cosaques au sort de ces derniers, et les Saporages se réunirent è eux*, on trouva ainsi des moyens de subsistance. An centre de la position occupée par les Suédois était Pultava. Le roi voulait s'emparer de cette place , qui comptait quatre cents hommes de garnison ; mais ayant été repoussé & Wiprek, il résolut d'en faire le siège régulier. Mais les moyens lui manquaient pour cela , et les généraux étaient d'avis de livrer l'assaut. RenskMd ne manqua pas de se ranger & Topinion de son mattre, et le 12 mai on ouvrit les tranchées. Charles employa à ces travaux les Saporages, qui ne convenaient pas pour cela et qui en exprimèrent hautement leur mécontentement. Ils s'ensuivit que non-seulement les Cosaques, mais les Towarzes ou Valaques, qui formaient un régiment de troupes légères, organisées par Magnus Stenbock, quittèrent presque tous l'armée suédoise. Le roi , selon sa coutume, s'exposa aux plus grands dangers : les s<ridatS| découragés^ dirent qu'il cherchait la mort, parce qu'on le voyait toujours là où cUe dm^ssonnait le plus de monde. Piper le conjura de lever le siège, qui coûtait trop de sang, et de se retirer vers le Dnieper pour être plus près de la Pologne ; mais Charles ne voulait pas entendre parler de retraite. Les Russes ètakml de l'autre côté du Worksla \ Us parvinrent à faire entrer des renforts el des vivres dans la citadelle assiégée, tandi^ue la disette se fa^ sait sentir dans le camp des Suédois. Les Rus* ses qui étaient au pouvoir de Charles XII furent rendus à la liberté. Des redoutes formidables furent élevées sur la rive opposée du Worksla pour en protéger le passage et couvrir la retraite en cas de malheur. Tout annonçait qu'on avait le prcj^t d'allavier Tar-

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