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FRBDÊRIG'I*'; SA JEUNESSE BT SON ARBIVÉB EN SUÈDE. — ARVID HORN. — DIÈTB DE 1720. — PAIX AVEC LE DANEMARK ET LA RUSSIE. — DIÈTB DE 1728. — DIÈTE DE 1727. — WELLINO. — OYLLENBORG.
*— DIÈTE DE 1734. — NOUVEAU CODE. — GHARLES-ÉMILE LBWENHAUPT.*-«*TBSSIN.
•---DIÈTE DB 1738. — Chapeaux et bonneiê,
-« MALCOM SINCLAIR. -^ 6UBRRB AVEC LA RUSSIE. •*- DIÈTB DB 1743. *— ÉLEC-* TION DU PRINCB ROYAL. -^ PAIX AVBO LA RUSSIE. — REVOLTE DES DALB-> GARLIBNS. -^ INSTITUTION DBS 0KDRB9 ROYAUX. ^ MORT DB PRÈDÉRIO I^ BT SON CARACTÈRE.
Frédéric I» naquit A Hesse^Gassel , te 17 aYril 1676 , du landgrave de ce pays et de Ma*
rto-Amélie» flUe da doc Jacques de Gourlande. D tenrit avec distinction. Chargé de commandemens supérieurs aux batailles de Hochstadt et de Malplaquet, il acquit quelque réputation Biilitaire. Cependant il parait que Chartes XII, obéissant à des pressentimens que les éyénemens ont Justifiés, s'était opposé à Tunion de ce prince avec sa sœur; ce qu'il y a de certain, c'est qu'aucun sacrifice ne parut trop grand & Frédéric pour arriver au trône. Charles, poussé par sa mauvaise étoile, le nomma généralissime, quoique plus d'une voix l'eût averti du danger. Duker surtout s'efforça de lui faire sentir l'imprudence de celle promotion. L'avenir prouva que Frédéric n'avait pas un cœur suédois. Au lieu de suivre la politique de Gôrlz pour se débarrasser de son plus dangereux ennemi , Pierre de Russie , et d'accepter la paix honorable dont ce ministre portait le projet lorsqu'il fut arrêté, on rompit les négociations ; on se Jeta dans les bras de George, plus dangereux encore, parce qu'il était plus perfide. Celle conduite coûta d'abord Brème à la Suéde et prépara la paix honteuse qui Tut signée avec la Prusse. Les plans que l'Angleterre avaient formés au sujet des affaires intérieures portèrent aussi les fruits qu'on devait attendre d'un gouvernement qui achetait au poids de l'or le succès de ses prétenlions.
Un des hommes qui avaient le plus contribué à l'élévation de Frédéric était Arvid Horn. Ce ministre avait tout l'orgueil de l'ancienne arislocralie. Général de Charles XII, il s'était distingué par un courage chevaleresque^ dévoré de passions ardentes, dans un âge avancé, il les masquait sous des dehors agréables, que relevait une taille avantageuse et pleine de dignité. Il se montrait scrupuleusement attaché à la sévérité des anciennes mœurs, et il en imposait non-seulement à la cour, mais au peuple par une conduite digne, qui paraissait naturelle, et par des pratiques extérieures de piété et de bienfaisance. Il était tombé en disgrâce auprès de la reine et s'élait retiré ; il savait bien qu'il resterait éloigné des affaires tant qu'elle tiendrait les rênes de rÉtat. Le temps ne changea rien aux dispositions d'Ulrique-Éléonore , qui ne savait ni oublier ni pardonner. Le seul moyen pour Horn de recouvrer la puissance , c'était d'élever Frédéric au trône et de lui lier les mains : ce fut ce qui
arriva à la diète de 1720, où Horn (qui dans les documens de cette époque est nommé l'homme nécessaire) fut appelé par la confiance unanime de la noblesse à la dignité de maréchal. Comme organe des états, et dans la première ivresse de sa popularité, il alla plus loin peut-être qu'il n'aurait voulu ^ on l'entendit dire : « Nous venons de mettre des bornes au pouvoir absolu ; à la diète prochaine^ Aous mettrons un frein à la licence. » Bfais il / arriva â cet homme ce qui arrive h tant d'ambitieux qui sacrifient tout à l'œuvre de leur propre grandeur : il finit par être victime.
Dans le cours de cette année fut conclue la paix avec le Danemark (3 juillet) , sous la médiation de la France et de TAngleterre. Celait le seul traité qui ne fût pas désavantageux pour le royaume. Le Danemark , qui désirait s'allier à la Suède pour s'emparer du Holslcin , restitua toutes ses conquêtes , et n'exigea de la Suède que 600,000 thalers et la renoncialion au droit de tonnage du Sund et du Belt.
Une des principales causes qui perlèrent la Suède  rompre les négociations entamées avec le tzar , malgré le résultat avantageux qu'elles promettaient, c'était l'inlérêlquece prince montrait pour le jeune duc de Holstein. Malheareuscment celui-ci avait conservé les habitudes efféminées qu'il devait à l'aveugle tendresse de la reine-douairière, qui l'avait élevé. Pierre n'avait pas seulement le dessein de le mettre sur le trône de Suéde ', mais encore on supposait qu'il voulait le placer sur celui de Russie en lui donnant sa fille bien-aimée. I^a France elle-même craignait l'accomplissement de ces projets. Mais lorsque le tzar eut fait la connaissance personnelle du duc , son œil pénétraDt lut dans le cœur de Charles-Frédéric de Holstein, et Pierre se convainquit que ce prince convenait peu à ses plans gigantesques; il parut hésiter un moment même au sujet du mariage.
Toutefois les fiançailles solennelles de Charles-Frédéric avec Anne de Russie furent célébrées du vivant de l'empereur ; mais Pierre se refroidit pour son gendre futur , et celui-ci de son côté parut d'autant moins disposé à servir les plans de la Russie contre la Suède qu'il regardait ce dernier pays comme sa patrie. — Dans la paix de Nyslad (1721), le tzar, pressé
■ Le tzar, à Saint-Pétersbourg/ but à la santé de Charles XUI.