Macary. L'orfèvrerie à Toulouse
2. L,ara3uzèle. Quelques docuinznts inédits sur les chirurgiens-barbiers de Toulouse (Bull. Soc. Arch. du Midi, 1903, p. 304).
En 1537, révolution s' achevant, les chirurgiens formèrent une corporation spéciale.
Aussi anciens sont les apothicaires, appelés autrefois : les Apothicaires. cuisiniers de la médecine. Dès 1309, un statut réglementait l'exercice de la pharmacie; de nouveaux statuts sont élaborés en 1464, 1471 et 15 13 (^). I^a corporation fut placée sous le patronage de saint Michel et célébrait ses offices à la chapelle de Rieux, aux Jacobins. Pour ouvrir boutique, le futur maître devait justifier de huit ans de résidence à Toulouse et prouver qu'il avait toujours respecté les femmes et parentes des membres du corps {^). ly'examen moral portait sur VAntidotaire de Nicolas, sur les Pandectes et l'usage des poids; l'examen pratique consistait dans la préparation de quatre remèdes, un pour chaque baile. Il subissait ses examens, y compris une épreuve grammaticale, devant les gardes et neuf autres maîtres choisis par eux, pour terminer leur noviciat par Vacte des herbes, qui roulait plus spécialement sur la connaissance des simples; enfin, après ces preuves d'aptitude, l'aspirant devait faire un chef-d'œuvre de cinq compositions. On percevait un droit de maîtrise de 20 livres tournois, dont moitié revenait à la ville. L'apothicaire doit tenir lui-même sa boutique, n'emplo3^er que des aides compétents, l'apprenti ne pouvant quitter son maître avant trois ans. Il est tenu d'avoir des médecines courantes toujours prêtes, de porter sur lui la clef de l'armoire aux poisons. Il ne peut délivrer de drogues abortives, sauf sur ordonnance d'un médecin connu; la préparation de certains remèdes se fait en présence du baile. Enfin, règle fort morale, la dichotomie est formellement interdite. Mais ces obligations ont pour contre-partie un monopole effectif. Défense est faite aux médecins de composer les remèdes, aux épiciers de vendre autre chose que des simples, aux apothicaires étrangers d'exercer leur commerce dans la viguerie. Quant aux charlatans, leurs drogues sont toujours