‹ Histoire de ToulouseChapitre 101 sur 317 · Ces deux derniers, seuls, existent aujourd'hui · texte numérisé non relu

Ces deux derniers, seuls, existent aujourd'hui

2. ly'is apothicaires en exercice n'étaient nullement embarrassés dans leurs témoignages à cet égard; s'interrogeant eux-mêmes dans le recueillement, ils déclaraient invariablement, non point que le candidat apothicaire avait une tendance à fuir le mal, mais — avec une certaine variété d'adjectifs — que leurs femmes étaient placées sous la garde d'une vertu scrupuleuse, inflexible, éprouvée, que, dès lors, un soupçon d'infidélité serait injm-ieux potir le mari.

Naypiers.

Ménétriers.

Danses,

Les enlumineurs.

Les peintres - verriers

saisies, et souvent on emprisonne les marchands d'orviétan ou rebouteux (^).

Tandis qu'on ne trouve plus trace, au xv^ siècle, des daziers ou taxiliers (^), si florissants au xii^ siècle, la corporation des naypiers ou fabricants de cartes à jouer est en pleine vogue; leurs statuts sont de 1465. Confrères de saint Claude, se réunissant à la chapelle Sainte-Catherine de la Daurade, ils peignaient à la main les jeux de cartes. Au siècle suivant, lorsque se répandit la mode du jeu de paume, se reconstitua la corporation des paulmiers - raquetiers, développée au XVII® siècle. Celle des ménétriers mérite une mention spéciale ; elle s'est formée en 1492; la confrérie s'assemblait aux Carmes et célébrait sa fête patronale le jour de la Visitation. Mais le goût de la musique avait précédé à Toulouse la constitution de ce corps privilégié; il y avait même une compagnie d'instrumentistes attachés à la Maison commune et pa^-és sur le budget de la ville; cet orchestre municipal se nommait la Couble et l'un des trois bailes de la corporation en faisait partie. Les statuts de 1492, complétés par ceux de 1532, déterminent les conditions d'admission des maîtres soumis à un examen sur le tambourin et le rebec; seuls, les maîtres ont le droit de donner des aubades de Noël; on leur défend d'aller jouer des sérénades dans les rues lors des ordinations ou des mariages. Au reste, les ménétriers- jurés devaient attendre le client chez eux et ne pas aller offrir leurs services. La corporation comprenait aussi des danseurs. On n'en entend plus parler après le xvi® siècle.

Par eux, cependant, comme par les orfèvres-argentiers, le métier touche à l'art. C'est encore le cas des enlumineurs, illuminadores de libres (1403), inlumenayres de libres (1406), imaginayres, historiayres, dont la corporation constitue ses

1 . Voici, parmi les remèdes que préparaient les apothicaires au xi'^ siècle, un onguent pour guérir le mal de jambes. « Premièrement: Une once et tiers d'once d'argent vif ; une once d'hydromel; une once de litharge; de résine : une pincée, et de thérébentine suffisamment. Item, il faut battre l'argent vif et le détremper fort avec de la salive prise à jeun, puis détremper tout le reste, et battre tout ensemble avec du saindoux, jusqu'à ce que l'on connaisse que le tout est bien détrempé et mêlé.» Registre de Reconnaissances féodales, xi* s., en faveur de Jean de Nogaret, coseigneur de Gragnague. Arch. mém. de Gragnague, actuellement Reg. Cadastre XI* s. — J. Lestrade. Revue historique de Toulouse, 1934.

Page 1