Bonetes, rivets pour armures
tiers datent de 1461, avec des corrections et additions en 1487. lya réglementation des ouvrages d'or et d'argent y apparaît très rigoureuse. Cette corporation disposait d'une salle à l'Hôtel de ville, avec une table de cuivre sur laquelle chaque maître imprimait son poinçon et sa devise. De plus, le baile apposait, à toutes pièces d'argent ou d'or, le poinçon de la ville avec la lettre de l'année. Presque tous les maîtres habitaient rue des Argentiers (rue Gambetta), entre la rue des Gestes et la place du Capitole. C'étaient de véritables artistes dont on a retrouvé quelques noms, pour le xv^ et le xvi® siècles (^). Citons Pierre de Cluzel, Pierre lyézat, Jacques Lacroix, auteurs de croix d'argent, de statuettes, de reliquaires, conservés dans les trésors des églises ou dans nos musées. Les argentiers-orfèvres fournissaient les fleurs données en prix, le 3 mai, aux lauréats de la Gaie Science. La surveillance qui s'exerçait sur la corporation n'était pas un vain mot. Le 4 avril 1446, dans le quartier des Changes, les capitouls firent visiter douze ateliers d'argentiers et de changeurs et firent saisir des pièces de titre insuffisant; les contrevenants, cités devant les magistrats, s'appelaient Amiel et Barthélémy de Brucelles, Raimon Bosredon, Gautié Blancart, noms bien connus dans la bourgeoisie toulousaine.
Chirurgiens La corporation des chirurgiens-barbiers est bien antérieure
barbiers. a^ -^ye siècle; les statuts de mai 1457 sont destinés surtout à
en défendre l'entrée aux ignorants. La maîtrise ne pouvait s'acquérir qu'après six ans d'apprentissage; et il fallait avoir fait des études de médecine et de chirurgie à l'Université. Quatre prud'hommes questionnaient le candidat sur la « notomie, apostèmes, plaies, ulcères, fractures, dislocation, artritiqua, lepra, flegodomye « {^). L'épreuve pratique consistait à faire quelques barbes et « quatre lancettes ». La réception des nouveaux étudiants ou béj aunes donnait lieu, comme dans toutes les corporations, à des fêtes et à maintes plaisanteries. Les chirurgiens-barbiers avaient comme patrons saint Cosme et saint Damien et leur chapelle était aux Jacobins.