‹ Histoire de ToulouseChapitre 115 sur 317 · A. côté des Cordeliers (temple protestant · texte numérisé non relu

A. côté des Cordeliers (temple protestant

fourches patibulaires, signe de la justice royale, et où avaient lieu beaucoup d'exécutions capitales. Là se dresse encore, bien vétusté, le château Narbonnais, où, dès le xv® siècle, les rois cessent de loger. Au nord, les anciennes lices, jusqu'à la porte Montgaillard, ont été coupées de murs les partageant en trois enclos : le premier renferme le Château; le second les bâtiments de la sénéchaussée, au bout de la rue de la Sénéchaussée (rue Darquier), sur le sol de l'église des Jésuites; le troisième comprend la tour et la prison des Hauts-Murats. Vers le début du xiv^ siècle a été ajoutée la salle Neuve, rue de l'Inquisition, en face de la rue des Renforts, pour les grandes assises de justice. La viguerie s'érigeait sur la place de la Viguerie (emplacement pour partie de la Cour d'appel), près de la tour de l'Aigle. La création du Parlement, qui s'installe dans le Château, fut l'origine de modifications importantes. En 1492 fut bâtie la Grand'salle, dont le mur, avec ses cinq grands arcs ogivaux et ses fenêtres quadrangulaires, est aujourd'hui englobé dans les bâtiments de la Cour d'appel, comme la Chambre dorée, ou Chambre du Conseil, construite à la même époque. La nécessité de loger les diverses chambres obligea le Parlement à demander, dès la fin du xv^ siècle, le transfert de la viguerie, qui fut, au xvi^ siècle (1551), transportée à Viviers, place de la Daurade, dans un local construit par les capitouls. C'est dans le même temps que le tribunal, le grefEe et la prison du Sénéchal furent transférés rue Mirabel (^), dans le bâtiment dont la cour, avec ses arcades, excite encore la curiosité des amateurs du passé. Mais le sénéchal continue à résider dans l'hôtel de la rue Darquier. Le château Narbonnais abrita désormais la Chancellerie, la Conciergerie avec ses neuf cachots et des greffes divers. La place du Palais, qui s'étendait devant la façade nord du tribunal de première instance, n'avait guère qu'un millier de mètres carrés de superficie. Devant la Cour d'appel, à l'est, un îlot de maisons se prolongeait jusqu'à la rue des Fleurs.

Non loin de là, subsiste encore la tour carrée de la Tréso- La Trésorerie, rerie, qui domine de sa masse l'entrée de la rue de Languedoc. ^'^ Monnaie. Le bâtiment et ses jardins occupaient une superficie de 3.500 mètres carrés entre la rue du Vieux- Raisin (Languedoc),

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