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Haute-Garonne, commune du Vemet

les Mansencal, les de I^a Mamye, les Béringuier-Maynier, les Burnet, les Molinier, les Bagis; d'origine bourgeoise et marchande, elles ne diffèrent que par l'ancienneté de leur anoblissement. Ces familles constituent le milieu fortuné où fleurit l'humanisme et où se propagea le goût des belles constructions et des œuvres d'art.

L'Université

au xvie siècle.

Prospérité

des

écoles de droit.

Rapports avec l'Italie.

I^a Renaissance, avec son esprit de libre critique et son culte de l'antiquité, ne pénétra pas à Toulouse sans résistance de l'Université, société par essence conservatrice et traditionaliste.

Les écoles de droit restent, au xvi^ siècle, une des gloires de la ville, une des raisons de sa prospérité et, somme toute, sa vraie originalité. Elles comptaient, dit-on, dix mille étudiants, issus de toutes les parties de la France et même de l'étranger. Les professeurs eux-mêmes ne sont pas tous, il s'en faut, d'origine toulousaine; il en est du Nord et aussi d'Italie. Si Jean de Bo^^ssonné, Arnaud du Ferrier, Jacques Cujas appartiennent à d'authentiques familles toulousaines, Mathieu Grimaldi de Mopha est né à Chiési, en Piémont, Antoine Govean à Beia, en Portugal; Forcadel (^),le rival de Cujas, est de Béziers. Au reste, professeurs et élèves sont des nomades. Ceux-ci fréquentent plusieurs Universités françaises ou italiennes, attirés par la renommée de tel ou tel maître; ceux-là répondent volontiers aux appels du dehors. Cujas a surtout illustré sa chaire de Bourges, après avoir professé à Toulouse. Ces échanges entretiennent dans l'Université une vie intellectuelle intense et comme une large ventilation : ils sont pour beaucoup dans la diffusion de l'esprit de la Renaissance.

C'est surtout avec l'Italie que les rapports sont étroits et fréquents. Le premier président Pierre de Saint- André (1506- 1525) a occupé les fonctions de chancelier du Milanais et de gouverneur de Gênes. Jacques de Minut, son successeur, Milanais d'origine, est lié avec le Milanais Alciat, une des

I. Voir Ch. Oulmont. Etienne Forcadel (Revue des Pyrénées, 1907).

lumières du droit, qui professa à Avignon et à Bourges, mais surtout à Bologne et à Paris. Jean de Coras, un des meilleurs maîtres du droit à Toulouse, de 1540 à 1572, a étudié à Padoue avec Arnaud du Ferrier. A la même Université furent également inscrits Michel de l'Hospital, Pierre Bunel, Jean Daffis, Jacques du Faur de Saint-Jory; le conseiller Mathieu Chalvet passe à Pavie, Bologne et Milan; Jean de Pins, futur évêque de Rieux, suit des cours à Bologne, à Padoue, à Ferrare, avant d'être sénateur de Milan, ambassadeur à Venise (15 17) et à Rome (1520-1523). De leur séjour au pays de l'humanisme et de l'art, tous ont rapporté des méthodes et des goûts nouveaux, faits pour révolutionner l'éthique et la pédagogie traditionnelles.

Parmi cette jeunesse avide de nourriture spirituelle, abondent les fortes personnalités. Etienne Dolet, Jean Bodin, Pierre Bunel, Duranti, Georges d'Armagnac, futur évêque de Rodez, Jean de Monluc, futur évêque de Valence, Adrien Turnèbe, Joseph vScaliger, Etienne de la Boétie, Michel Montaigne (^) ont passé par nos écoles de droit. Un vent de libre discussion agite et exalte ces cerveaux prédestinés, une aurore illumine les vieux collèges où la théologie ressasse ses formules immobiles. vSymbole de temps nouveaux, la plupart sont en décadence, avec leurs rares pensionnaires, qui ne sont

Le milieu universitaire.

Décadence et suppression

des vieux collèges.

r. Dans la Vie gzillarde et sigs de Montaigne, André I,amandé donne quelques détails étonnants sur le séjour de Montaigne à Toulouse (p. 37).

Jean de Loupes, ou IyOp;z (déjà cité plus haut), était venu de Saragosse et s'était installé à Toulouse pour y exercer le commerce du pastel. Il mourut en 1497 (ou p;u après; son testament est de 1497), laissant un fils, deux frères et six sœurs. — Antoine, l'un des frères, eut deux fils : Pierre de Lopez, qui resta fixé à Toulouse, çt Antoine de Lopez, qui, marié et installé à Bordeaux, y mourut vers 1537. Dans les premières années du xvi" siècle, Pierre de lyOpez épousa Honorette du Puy, dont le père était un riche marchand établi à Auch. Cinq enfants naquirent de ce mariage, et d'abord Antoinette, l'aînée (Antoinette de I,opez), qui fut mariée, le 12 décembre 1528, avec noble Pierre d'Eyquem, seigneur de Montaigne, et devint ainsi, cinq ans après, la mère de Michel Eyqiicm de Montaigne, l'auteur des Essais. Ainsi, Jean de I,oupes, premier nommé, est l'arrière-grand-oncle de Montaigne, Antoine de Loupes étant son arrière-grand-père. Un fils d'Antoine de Lopez, celui qui était installé à Bordeaux, avait pour fils noble Jean de Villeneuve-Lopez, viguier de Toulouse et, plus tard, conseiller au Parlement de Bordeaux, conseiller d'Etat et, enfin, premier président au Parlement de Bordeaux. (D'après l'abbé Corraze, Soc. Arch. du Midi, séance du 21 nov. 1933 [Arch. notariales de Toulouse, docum. inédits. ].) — En résume' : La mère de Montaigne était née à Toulouse et y avait vécu jusqu'à son mariage. Si, par la suite, Montaigne devint étudiant de notre Université, c'est en raison des séjours qu'il lui était facile de faire chez ses grands-parents de Toulouse.

I/Esquile.

Le collège

des Jésuites.

Conflit

pas de vrais écoliers, «ains s'occtipant à sollicitations et autres charges et affaires qui ne sont de leur estât ». Le zèle des fondations privées s'éteint. Il ne reste aucune trace d'un collège Saint-Barthélémy, établi par testament d'un doctetir en droit, Jean de Barthélémy (1559) ; un chanoine de Bagnères-de-Bigorre, Bernard Adurane, fonde, rue IMalaret, pour quatre étudiants sachant le latin, un collège qui vit péniblement, comme plusieurs autres, jusqu'au xvii® siècle. I^es capitouls ne cessent de réclamer la suppression de ces maisons inutiles et le remploi de leurs ressources en fondations plus durables. Ils obtiennent gain de cause en 1551 (juillet), lorsque Henri II, par l'édit de Nantes, supprime Boulbonne, Verdale, Montlezun, Saint-Exupère, les Innocents, le Temple, Saint- Girons, pour en consacrer les revenus à l'établissement de deux grands collèges d'humanités.

Le premier construit fut l'Esquile (1556), sur l'emplacement d'un coUège plus ancien, qu'organise l'abbé de la Chaise-Dieu, Jacques du Faur de Saint- Jor>', frère du juge mage et du premier président. Le second (1567) fut confié aux jésuites; c'est l'ancêtre du Ivcée actuel.

La fondation de ces deux grands établissements marque de 1 Humanisme -^^ triomphe de l'humanisme classique, mais elle le circonscrit l'Université dans les limites d'une étroite et rigoureuse orthodoxie. C'est au prix de luttes et même de sang versé que la Renaissance a triomphé dans l'Université. L'indépendance de la pensée, la répudiation de la scolastique, la critique appliquée aux textes profanes et sacrés, ces conséquences inévitables du commerce avec les anciens, devaient provoquer des réactions dans un milieu si bien façonné par l'Eglise. Au début, on a confondu humanisme, culte de l'antiquité et Réforme religieuse dans une même défiance et une même persécution; tout en admirant les langues latine et grecque, on rejette l'esprit même de la civilisation antique. La haine de l'opinion hétérodoxe, l'habitude de l'Inquisition expliquent l'intolérance du corps universitaire; elle s'exprime parfois avec violence dans ces masses d'étudiants habitués à défendre leurs privilèges par les armes, qui se retranchent au Palais et à l'Ecole de droit, en 1534, pour protester contre les taxations

municipales (^) et se font massacrer par le guet; ce sont les mêmes qui, en 1540, brûleront les livres et les locaux du professeur Jean de Coras, suspect d'hérésie. Comme la Réforme, la Renaissance littéraire a son drame, qui fut bref, mais décisif.

Pourtant, de quel enthousiasme les premiers admirateurs de l'antiquité sont-ils venus à elle? Ils sont étrangers presque tous à l'Université : hauts magistrats, ecclésiastiques, simples étudiants d'origine roturière, tous sont unis par un culte commun des muses et des belles-lettres. Le premier président Pierre de Saint- André était un érudit, « sçavant en toute sorte de littérature ». Jacques de Minut, « père de l'éloquence », selon son épitaphe, correspondait avec Guillaume Budé; il offrit à François I^^ un manuscrit de Dante. Jean Bertrandi n'a pas dû seulement sa fortune à ses talents, mais à son savoir. Jean de ]\Iansencal a été qualifié de « sçavant jusqu'aux dents ». Les du Faur de Saint-Jor\^ (2), le juge mage, le premier président, l'abbé de la Chaise-Dieu, Gui du Faur de Pibrac, mort en 1584, un des plus intimes conseillers de Henri III, figurent parmi les plus raffinés des dilettanti et les plus érudits en matière classique. Le conseiller Jean Rangouse est poète ; le conseiller Chalvet traduit Sénèque ; Francadel est historien, poète latin et français, en même temps que juriste ; Cuj as est déchiffreur de papyrus, hellénisant et hébraïsant.

Le plus marquant de ces patriciens est l'évêque de Rieux Jean de Pins, ancien conseiller clerc au Parlement de Toulouse, évêque de Pamiers en 1520, puis de Rieux en 1522. Il fut le correspondant et l'ami d'Erasme, « le Voltaire latin », de Budé, de vSadolet, du chancelier Duprat, de nombreux conseillers au Parlement de Paris, de l'évêque Briçonnet. Il parle couramment le grec et le latin, écrit une langue cicéronienne pleine d'élégance, traduit Dion Cassius, achète des manuscrits pour la bibliothèque de Fontainebleau. « Les muses d'Italie et de Grèce l'ont pleuré », dit de lui Boyssonné.

Arnaud du Ferrier, né à Toulouse en 1506, peut passer pour l'émule de Jean de Pins dans la seconde partie du

I/CS Humanistes toulousains.

Jean de Pins.

Arnaud du Ferrier.

1. Il s'agit des frais de la réception de François I<^-, que la ville prétend faire supporter, pour sa part, par l'Université. l,e conflit, avec ses manifestations ordinaires (grève d'écoliers), a duré deux ans.

2. Voir 'i>la.caxy. Généalogie de la Maison de Saint-Jory, 1907.

Humanisme universitaire,

Jean de Boyssonné.

Les ennemis ie l'Humanisme.

Biaise d'Auriol.

siècle; condisciple, à Toulouse et à Padoue, de Pierre Bunel et de Michel de l'Hospital, il professe le droit en 1537 et devient le maître de Cujas; de plus hautes destinées l'attendent à Paris, où il est conseiller au Parlement et s'associe à la protestation de du Bourg contre les persécutions religieuses (1559). Il peut se mettre en sûreté, échapper au sort de son collègue et, sous les derniers Valois, remplir trois ambassades, pour mourir au service d'Henri de Navarre en 1585.

Iv' humanisme conquiert aussi quelques professeurs de l'Université; tels sont Mathieu Pac, professeur de droit pontifical (1531) ; Mathieu Gribaldi de Mopha, qui enseigna quelque temps le droit civil, et surtout Jean de Bo3'SSonné, originaire de Castres et dont l'oncle, Boyssonné le Borgne, professait le droit à l'Université et passait pour un jurisconsulte de talent. Après des études à Toulouse et à Padoue, Jean de Boyssonné obtint une chaire de droit civil en 1532. Professeur estimé, c'était surtout un latiniste et un poète, qui nous a laissé, dans ses Dixains, non seulement un témoignage de sa virtuosité, mais encore des renseignements précieux sur son époque. Autour de lui se groupaient amis et élèves unis par la communauté des goûts et des idées : un poète, Jean Voulté (Vulteius),de Reims; Etienne Dolet; Pierre Bunel, jeune latiniste, fils de Guillaume Bunel, auteur d'un livre sur la peste; Jacques Omphalius, un Allemand, futur conseiller impérial. Iv'évêque de Rieux, ainsi que de nombreux parlementaires, étendaient sur cette société leur sympathie et leur protection.

Mais cette société de libres esprits avait contre elle les préjugés et l'hostilité du parti traditionaliste, qui l'accUsait de mal penser. C'étaient, au Parlement, le procureur général Raimon Sabatéri, les présidents d'Olmières et Basilhac, le conseiller Antoine Duranti; à l'Université, les régents Pierre Daffis, Dominique Filhol, Biaise d'Auriol, le chancelier Jean d'IUiers, un régent du collège de l'Esquile, son frère Christophe, l'inquisiteur Raimon de Gosseins, l'assesseur à l'hôtel de ville Julien Tabou et. Le plus caractéristique est Biaise d'Auriol.

D'une famille noble du Razès, attaché dans sa jeunesse à la Maison de Jean d'Orléans, il fit paraître, en 1509, une imitation, ou plutôt un vrai plagiat, des poésies de Charles d'Orléans, sous le titre de La chasse ou la départie d'amours.

Il s'y attardait dans les formes et les inspirations médiévales. Médiocre poète, il se rendit ridicule, en 1524, pour avoir fait construire une arche de Noé en vue d'un déluge qu'annonçait, paraît-il, « la conjonction grande de Saturne, Jupiter et Mars au signe des Poissons ». Il avait dû renoncer, en 1529, à une place de doyen du chapitre Notre-Dame de Nazareth, créée par bulle pontificale, sur l'intervention de son ami et allié le président Georges d'Olmières, et abolie, sur la protestation du chapitre S*-Etienne, par un arrêt du grand Conseil. Mais ses ouvrages lui conféraient une situation de premier plan dans l'Université; c'est lui qui reçut le roi François I^^" en 1533 (^). Et l'on sait qu'il fut armé chevalier es lois, le i^r septembre, par Pierre DafBs, ayant l'honneur d'être le premier à porter ce titre dans l'Université. Il représente l'esprit du passé et la vigilante orthodoxie, hostile d'instinct à toute nouveauté intellectuelle.

En 1530, Pierre Bunel et Mathieu Pac durent s'enfuir La défaite

devant une accusation d'hérésie. Ue second récupéra sa chaire ^^ l'Humanisme.

^^^^ 1 • £: - TT • Etienne Dolet.

en 1532; le premier se fixa a Venise.

En 1531, arrive à Toulouse Etienne Dolet, alors âgé de vingt-deux ans, recommandé à Boyssonné et à Jean de Pins. Elégant, éloquent, il fut couronné aux Jeux floraux et composa des hymnes orphiques dédiés ^ ad puellas Tholosœ. » Il défendit devant le Parlement l'organisation corporative des nations d'étudiants, que la Cour voulait abolir. A cette occasion, il lança contre Toulouse des invectives qui lui valurent un emprisonnement de quelques jours. On le croyait luthérien; les étudiants promenèrent un cochon portant son nom. Au vrai, il était libre-penseur. Il quitta la viUe, dont un arrêt de contumace le bannit. Sur elle, il a secoué abondamment la poussière de ses souliers. «Toulouse, écrit-il dans son second discours, s'arroge sottement sur la lo^-auté et l'orthodoxie de nos croyances une suprême magistrature..., mais elle est encore presque étrangère au christianisme et vouée aux ridicules superstitions des Turcs. » Rabelais, qui connut tant de ces beaux esprits, a probablement renoncé à faire sa méde-

I. Biaise était le neveu de Loys Aurioli ou d'Auriol, docteur régent de l'Université; il demeurait dans ime maison (26, rue de Languedoc) dont il reste (appartenant au xvi« siècle) ime tour découronnée et ime vis d'escalier remarquable.

Jean de Pins.

Boyssonné.

Les

condamnations

de 1532-33-

cine à Toulouse par crainte des persécutions non moins que de la peste (1529) (i).

La lutte reprit, plus âpre, en 1532. Jean de Pins fut cité devant des commissaires du Parlement désignés pour la poursuite de l'hérésie; il avait reçu d'Erasme une demande de communication d'un manuscrit de Josèphe {-) ! Les commissaires exigèrent l'examen de ce manuscrit. L'évêque de Rieux fut acquitté, ce qui excita une risée générale des lettrés et la confusion des accusateurs, qui ne pardonnèrent pas. Le 31 mars, trente-deux accusés étaient décrétés comme luthériens ! C'étaient tous les amis et les élèves des humanistes. La plupart se sauvèrent. Jean de Boyssonné, resté à Toulouse, fut condamné à la confiscation de sa maison, à une amende de i.ooo livres et à l'abjuration de ses erreurs, en présence de l'inquisiteur, devant le porche de l'église Saint-Etienne. Moins heureux encore, son élève Jean de Caturce fut brûlé vif, sur la place du Salin, le 23 juin 1533. Ainsi furent frappés à mort la pensée libre et l'humanisme, qui alors se confondaient. « Si jamais, écrit Bo^^ssormé à Arnaud du Ferrier, les lettres ont été odieuses à nos concitoyens, elles sont aujourd'hui dans une disgrâce pire encore. Aussi, bien peu osent-ils s'y exercer. » Les humanistes quittèrent Toulouse. Jean Voulté se réfugia à Lyon. Après la mort du président Minut (1536) et de Jean de Pins (1537), Boyssonné s'éloigna à son tour. Dolet pouvait maudire, en ses invectives à la Juvénal, la ville « hostile aux muses..., égout de toutes les ignominies» !

Tholosa litteratis tam est parum

Arnica quam lupus gregi Ovium, canisque leporibus, vel igni aqua,

Pullisve milvi implumibus (3).

Et cependant la persécution n'a pu tuer la libre critique ni enrayer le mouvement de la Réforme. Si Boyssonné est en Savoie, il reste Arnaud du Ferrier et Jean de Coras.

Mais il est vrai que. du contact avec le monde des idées Le la Renaissance antiques, il n'est sorti à Toulouse aucun esprit qui puisse m e ec ue e. fg^^^g penser, même de loin, à un Rabelais ou à un Montaigne.

1. Voir de Santi. Rabelais à Toulouse (Revue du xvi« siècle, 192 1).

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