‹ Histoire de ToulouseChapitre 125 sur 317 · I,a maison d'Olmières, 3, nie Peyrolières · texte numérisé non relu

I,a maison d'Olmières, 3, nie Peyrolières

Constructions niversitaires.

<a démolition du château Narbonnais.

La uvelleViguerie.

Rancy, lyoys Privât et Guillaume Blanc dans les débuts; Dominique Bachelier et Guillaume Chapuis, à dater de 1576, furent les principaux maîtres d'œuvre.

Les capitouls, qui s'intéressent à l'Université, font agrandir et mettre à neuf le collège des Innocents ou des Pauvrets, à l'angle de la rue de la Pomme et de la rue du Poids-de-l'Huile ; en 1551, ce collège fut supprimé et converti en prison pour femmes. L'incendie allumé le 15 août 1540 par les étudiants, au cours duquel furent détruits un auditoire sur trois et fut brûlée la bibliothèque de Jean de Coras, donna aux capitouls l'occasion de restaurer les écoles de droit avec magnificence (1541-1544); dix-neuf piliers de pierre de taille embellirent la « galerie des grandes études » (^). La démolition du vieux collège Saint-Exupère et l'érection sur son emplacement du collège de l'Esquile nous ont valu le beau portail monumental de Nicolas Bachelier (1555) qui se trouve encore rue du Taur, à l'entrée ancienne du collège d'humanités {^), en face du vieux collège Périgord.

A l'autre extrémité de la ville disparaît, en grande partie, le monument le plus vénérable de Toulouse. La démolition du château Narbonnais, que sa vétusté rendait inutilisable, fut prescrite par ordonnance d'Henri II (1549) ^^ poursuivie de 1549 à 1555. sous la direction de Nicolas Bachelier. Noguier nous a conservé un croquis, d'après un dessin de Serves Cornoailles, de la porte cintrée accostée de colonnes corinthiennes et sommée d'im trophée de guerre avec captifs, datant des Romains, et découverte dans les décombres de la plate-forme qui unissait les deux grosses tours du Nord et du Sud. Il ne resta du vieux château que la tour Gaillarde ou tour de l'Horloge, la chapelle des Comtes et la plate-forme du Midi. Pour permettre au Parlement de s'installer commodément, avec son personnel constamment accru, on décida d'expulser la viguerie, le juge ordinaire, le juge d'appeaux et même la sénéchaussée.

La viguerie fut transportée à Viviers (place de la Daurade) , où la maison acquise par la municipalité fut aménagée par

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