lya rue du Taur est alors la Grande-Rue
Pierre de Naves (1553-1554). Pour le juge ordinaire et le juge d'appeaux, les capitouls les transportèrent rue Mirabel (1), dans la maison noble des Boysson, seigneur de Mirabel et de Montmaur, maison dite de la Tour de Montmaur. Ce ne fut pas sans résistance, et il fallut que nos magistrats municipaux fissent d'autorité déménager le mobilier. ly' installation rue Mirabel eut lieu en novembre 1551.
Mais, en 1552, la création des présidiaux amenait une modification importante dans la distribution des sièges. La maison de la Tour de Montmaur devint alors celle du sénéchal et présidial, tandis que le juge d'appeaux était réuni au présidial en 1558 et que le juge ordinaire émigrait à Viviers. La nouvelle Sénéchaussée fut agrandie en 1554; Bachelier en construisit les arcades de la cour en pierres et briques. Elle passait pour « l'un des plus superbes et magnifiques édifices de toute la cité de Tholose » et même des environs; opinion pour le moins exagérée.
Cependant, il était question de bâtir pour le Parlement un ensemble monumental digne de la puissance et de l'orgueil de ce corps. Il y avait déjà la Grande salle et la Chambre dorée, à laquelle on accédait par un perron surmonté d'un dôme avec un vase de plomb doré, analogue à celui de l'hôtel Ulmo (2). Mais les guerres religieuses ajournèrent ces vastes projets. Le Parlement ne put même pas assurer sa liberté en s' entourant d'une muraille de clôture. Une émeute populaire, en 1563, détruisit celle qu'il avait ordonné de commencer. Les divers services et Chambres s'installèrent au hasard, dans l'espace compris entre les Hauts-Murats, la porte du Château avec sa Vierge-Noire et sa Recluse, et la place du Salin, alors en grande partie bâtie et sur laquelle s'ouvrait, à qui venait de la rue de l'Inquisition, la porte dite de l'Inquisition. La Table de marbre et la Tournelle s'établirent rue des Fleurs; la Chambre des requêtes, les locaux des procureurs et des huissiers, le long des murs de la ville. Les espaces demeurés libres furent occupés, à dater de 1576, par des boutiques ou badorques louées par le Parlement, au travers desquelles fut ménagée la rue Neuve, de la grande
La nouvelle Sénéchaussée.
Les bâtiments
du
Parlement.