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Deux initiales CS, SC, peut-être celles de l'artiste

tait avec maître Jehan Castanié, dit Nicot, maçon, pour la construction de l'hôtel dont le plan avait peut-être été fait par Nicolas Bachelier (^). I^es deux corps de logis et la tour

HàUl t> AjoézaL (angle de la tour

d'escalier sont terminés en 1557. Pierre Assézat avait le projet d'un hôtel plus vaste encore, puisqu'il achète, entre

I. D'après le bail à besogne publié, en 1896, par Mgr Douais. Mais M. Chalande souUent que les articles du bail « escrits et ordonnés » par B. n'ont rapport qu'aux démolitions, à l'épaisseur des murs des deux corps, à la tour d'escalier et aux voûtes, et non au plan ou aux ornements.

1557 ^'^ 1562, une maison enclavée dans ses propriétés de la rue de l'Echarpe et divers immeubles (^), à la droite de son logis. Les événements de 1562, où il faillit perdre la fortune et la vie, l'empêchèrent d'achever son œuvre. Après 1572, les travaux furent repris, le pavillon de la porte d'entrée construit et relié à l' arrière-corps par une coursière sur consoles le long du mur mitoyen. Ce magnifique logis, dont la légende insoucieuse des dates a pu faire une œuvre du Primatice, édifiée pour François I^^, a été comparé au Louvre de Pierre Lescot. Cette ressemblance, toute superficielle et, du reste, assez difficile à soutenir (le Louvre fut achevé un an plus tard que l'hôtel), masque des différences bien plus réelles.

En fait, l'hôtel d'Assézat est l'aboutissement et la perfection du style de la Renaissance monumentale toulousaine. Il est bien de chez nous par l'alliance savoureuse de la brique et de la pierre, par des toits en tuiles romaines, par sa tour d'escalier et sa tourelle, que surmonte une lanterne appuyée sur des consoles renversées; s'il fallait chercher une parenté pour cet harmonieux campanile coiffé de son dôme, ce n'est pas au Nord de la France, mais à l'Italie qu'on penserait invinciblement. La cour, avec ses ordres superposés, encadrant les fenêtres, se rapproche et, peut-être, s'inspire de celle de l'hôtel Mansencal et de l'hôtel La Mamye ; mais ici l'ébauche est devenue chef-d'œuvre. L'escalier à rampe droite, dit « vis à repos », existait déjà dans l'hôtel d'Ulmo et l'hôtel de Bagis. Les chapiteaux ioniques et corinthiens qui l'ornent et que soutiennent des fragments de pilastres semblent suspendus aux arcades comme à l'hôtel Delpech. L'entablement de la porte cochère est imité du portail Bumet. C'est dans son milieu toulousain qu'il faut donc replacer, pour le comprendre, ce logis composé d'éléments locaux, mais luiique par le fini des détails sculpturaux et le charme singulier que dégagent la sobriété, l'harmonie des lignes et le bonheur des proportions.

Les guerres de religion ont porté un coup funeste à l'art Hôtels de la monumental. Les beaux logis se raréfient. ^^ ^^ ^^'^^ siècle.

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