lyC verguier des capitouls et huit subordonnés
2. Plans de la Pierre, Saint-Georges, la Halle, « les Ormeaux du quai ».
municipaux.
Atteintes aux « privilèges de Toulouse.
leur place à entretenir, un capitaine, un lieutenant et quarante soldats du guet (^), quatre gardes de la police, huit sergents de la suite des capitouls, sans oublier l'exécuteur de la haute justice. La ville entretenait, de plus, à Versailles, près du roi, des personnages chargés d? défendre ses intérêts, généralement des Toulousains, anciens capitouls. Ce personnel, en plus de ses gages, touchait des gratifications annuelles sur le fonds dit du Sceau vert, dont les libéralités s'égaraient souvent en dehors du monde municipal. A la charge résultant de cette administration touffue et coûteuse, les capitouls ajoutaient les dépenses de travaux publics d'une utilité souvent contestable, mais à l'occasion desquels ils s'offraient la satisfaction de faire graver leurs armoiries sur des murs et avaient l'illusion de passer ainsi à la postérité. En 1709, Bâville réduisit, par ordonnance, ce personnel trop nombreux et, d'autorité, fixa leurs gages avec les dépenses capitulaires.
La ville elle-même, sous la monarchie absolue, voit ses anciennes libertés disparaître peu à peu. L'exemption du service militaire n'empêche pas le roi de requérir des contingents en cas de besoin; ainsi agit-il lors de la conquête du Roussillon. Quand Louvois créa la milice {^), Toulouse invoqua son privilège; le comte de Broglie eut beaucoup de peine à obtenir un corps de i.ooo hommes, gueux et misérables qui faisaient honte à Bâville. Cependant, la ville fit les frais de deux régiments, Clermont et Puylaroque, dont le roi vendit les grades. En 1710, elle se rachète moyennant 2.250 livres ou frais d'entretien de trente hommes. La garde bourgeoise, composée d'artisans et de petits bourgeois, 10 compagnies de 100 hommes, commandée par les capitouls, devait assurer la garde de la ville et aider la police; elle s'exerçait une heure, le dimanche matin; mais elle tombe en désuétude à la fin du règne de Louis XIV, et il fallut la réorganiser au xviii^ siècle. Si le roi renonce, sans trop de peine, à exiger le service militaire, il est d'autant plus âpre à réclamer de l'argent. Après les exactions fiscales de Mazarin, Louis XIV et Colbert ménagent d'abord les contribuables;