Notamment Saint-Seniin
2. I^'archevêque de Toulouse a présidé les Etats jusqu'à la mort de Fouquet, archevêque de Narbonne, qui fut enveloppé dans la disgrâce de son frère le surintendant.
Joseph de Montpezat de Carbon (1674-1687), d'une vieille famille d'Aquitaine; Jean-Baptiste Colbert de Villacerf (1687- 1710), parent du grand ministre, résidèrent plus constamment dans leur diocèse, souvent abandonné scus Marca et Bonzi à la direction des grands vicaires. L'un et l'autre furent de dociles exécuteurs des volontés royales, des fonctionnaires religieux selon le cœur de Louis XIV.
Tous ont contribué pour leur part à la réforme de la discipline et des mœurs, qui demeure le trait dominant de l'histoire catholique au xvii^ siècle. Comme partout, l'effort s'est porté d'abord sur l'instruction du clergé. Le premier séminaire remonte au cardinal de Joyeuse, qui l'établit près de la Capelle-Redonde, rue Malbec; cet établissement fut uni au collège des Jésuites, tout proche. Un autre établissement, origine du grand séminaire, s'installa, en 1625, au couvent des Carmélites, rue de l'Inquisition. En 1651, Mouchai organise ]e séminaire de Caraman (^) (faubourg Saint- Etienne), destiné aux clercs pauvres, futurs vicaires de campagne, qui devait durer jusqu'en 1754. En 1651, le chancelier de l'Université de Ciron fonda, près de Saint-Pierre de Cuisines, le séminaire pour les Hautes Sciences; cet Institut disparut en 1659 et fut remplacé par le séminaire des Nouveaux-Convertis. A la même date, Louis XIV confirmait, par lettres patentes, la création de sa mère Anne d'Autriche, le séminaire des Irlandais, ouvert, en 1660, pour le recrutement des prêtres en Irlande. En 1680 s'établissait le séminaire de l'Oratoire, rue de la Dalbade, en face de l'hôtel Saint- Jean. Enfin, en 1684, le séminaire diocésain, d'abord installé près des Hauts-Murats, rue des Coffres, élisait domicile dans l'ancienne maison des Filles de l'Enfance; son fondateur, Montpezat de Carbon, avait déjà, en 1677, publié le premier catéchisme officiel du diocèse. Toutes ces créations devaient, en assurant le recrutement d'un clergé instruit, obvier à la décadence des études théologiques dans l'Université de Toulouse.
Rénovation
religieuse.
Les séminaires.
I. Fondé en 1633 par Raymond Bonal et converti en séminaire oifuicl en 1651.
Confréries
et ordres
religieux.
Ordres
d'hommes :
Chartreux,
Jésuites,
Pénitents gris,
noirs et bleus.
Bénédictins,
Récollets, Doctrinaires,
Carmes, Augustins, Oratoriens, Lazaristes.
Aucun siècle, depuis le moyen âge, ne fut pour Toulouse aussi fertile que le xvii^ en fondations d'ordres religieux; c'est par là surtout que se manifeste la rénovation du catholicisme, après le rude coup porté par la Réforme. Les constructions ou reconstructions de couvents ou d'églises (^) en demeurent le témoignage. Au xvii^ siècle s'agrandissent, s'épanouissent des ordres fondés au siècle précédent : les Chartreux, qui construisent leurs bâtiments conventuels de 1602 à 1670; les Jésuites, dont la maison professe, autorisée par lettres patentes du 26 octobre 1619, commence à s'élever, en 162 1, rue des Marchands (2) ; les Pénitents gris, qui rebâtissent leur chapelle (1606-1609) en face du collège de l'Esquile, rue du Taur; les Pénitents noirs, qui refont leur portail en 1660; les Pénitents bleus, qui élèvent leur église (Saint- Jérôme) de 1622 à 1625. En 1627, les Bénédictins de la Daurade se réforment selon la règle de Saint -Maur et commencent la reconstruction de leur monastère. En 1601, les Récollets, ordre nouveau, réforme de la règle franciscaine opérée en Espagne par L,ouis de Gonzague (1592), viennent occuper le couvent de Saint Roch, appartenant auparavant aux Cordeliers de la Petite-Observance. En 1604, le cardinal de Joyeuse fait don de l'église Saint- Rome aux pères Doctrinaires, appelés par le conseiller Arnaud de Bouret; ils fondèrent un collège, qui subsista jusqu'à la Révolution, En 1622, les Carmes déchaussés s'établissent hors la porte Montgaillard ; ils y construisent leur cloître, aujourd'hui disparu, et leur chapelle (aujourd'hui Saint-Exupère). Les Augustins déchaussés ou Petits- Augustins reçurent de l'archevêque Pierre de Marca l'ancien hôpital de Notre-Dame du Puy, place Saint-Georges (1655) et construisirent leur église à l'angle de la rue Saint- Antoine-du-T.