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2. Le collège des Jésuites a occupé, durant plus d'un siècle, l'hôtel de Jean de Bemuy (Lycée national. V. ci-après Collège des Jésuites), dont ils avaient pris possession le 21 janvier 1567, pour le compléter, en 1605, par les constructions que desservait le portail à bossages s'ouvrant actuellement sur la rue Lakanal. D'après l'historien Catel, « les Jésuites ne tardèrent pas à trouver insuffisant cet hôtel où étaient logés les novices, escholiers, professeurs de cette Compagnie. Il fallut bientôt en acheter im autre, celui de la maison du président Malras (aujourd'hui rue des Marchands) pour y établir les escholiers pensionnaires qu'on baillait de divers endroits et aussi loger à part les novices ». (V. Baux à besogne, Archives notariales, vol. L,XVII, Scindic du collège et Louys Behori.)

lycs pères de l'Oratoire, en 1619, prirent possession de la Dalbade, abandonnée par les prêtres de la Douzaine, et y installèrent plus tard leur séminaire. Les Théatins, en 1621, occupent une partie des bâtiments religieux de Saint-Antoine-du-T et y élevèrent leur chapelle. Les Lazaristes s'installèrent dans l'ancien hôpital Saint- Jacques, en face du Taur, et y recueillirent les enfants trouvés.

Plus nombreux encore sont les ordres féminins. Ce sont, d'abord, les Feuillantines en 1598, pms les Carmélites (^) en 1616; le jour même de la canonisation de sainte Thérèse, Louis XIII posa la première pierre de leur chapelle (1622). Leur couvent avait été bâti grâce à la générosité du conseiller de Rességuier, dont les cinq filles entrèrent dans l'ordre. En 1659, ^ son passage, Louis XIV leur fit don annuellement de 100 pagelles de bois de la forêt royale de Bouconne et de 10 minots de sel au prix du marchand. Peu auparavant (161 1) s'installèrent les Filles du Tiers Ordre de Sainte- Claire ou Tiercerettes, près la place Arnaud -Bernard {^). A la même époque (1608) s'introduisent les Catherinettes (^), surtout les Ursulines {*), appelées par le cardinal de Joyeuse, en 1604, pour l'enseignement des jeunes filles. Le conseiller Arnaud de Bouret leur fit donation d'une maison achetée par hii rue Sainte-Ursule, n» 13 ; le prieur de la Daurade leur accorda le prieuré de Saint-Martin, petite rue Sainte-Ursule, auquel les religieuses joignirent, en 1624, trois autres immeubles. En 1623 vinrent se réfugier à Toulouse les Dames maltaises de Beaulieu, qui avaient refusé de reconna tre la légalité de l'élection de la dame de Couderc-Vassal, grande prieure de l'ordre, et accepté la réforme de la règle conventuelle; elles logèrent d'abord à l'hôtel de Béarn, près de Saint-Jean, puis s'établirent à Saint-Cyprien, dans le domaine de la Cavalerie, propriété des Hospitaliers, où le monastère s'éleva de 1628 à 1644. Sous le manteau noir à croix

Ordres

de femmes :

Feuillantines,

Carmélites,

Tiercerettes,

Catherinettes,

Ursulines,

Maltaises

Notre-Dame,

Refuge,

Dames noires.

Sœurs

de Saint- Vincent

de Paul.

1. I<es Feuillantines, à Saint-Cj^rien ; les Carmélites, proche la porte Mata" biau, rue de BeUegarde et rue de Périgord.

2 . Ordre fondé par Elisabeth de Roussillon et Françoise de Berthelier ; couvent bâti par de Bemiond, premier président de Bordeaux. On les appelle aussi les Béguines.

3. De Sainte-Catherine de Sienne, ordre réformé des Dominicaines. Couvent et abbaye rue L,afayette et à Saint-Cyprien.

4. Filles de la Doctrine chrétienne de la Compagnie des onze mille Vierges de Sainte-UrsiHe.

blanche, elles se consacrèrent à l'éducation de la jeunesse {^\ Presque au même moment (1628) s'installait, rue des Arts (no 16), la congrégation des Dames d'Andouin, fondée par Magdeleine de Bretagnan, dame d'Andouin, pour l'entretien de douze veuves qui devraient se consacrer au service des pauvres; elles servirent, en effet, quelque temps à l'Hôtel- Dieu, puis se bornèrent à l'enseignement; elles devaient se dissoudre en 1705. Pareillement, se consacrèrent à l'instruction des jeunes filles, les religieuses de Notre-Dame (ordre de Saint Benoît), congrégation fondée à Bordeaux, en 1606, par le cardinal de Sourdis, établie, en 1623, rue Pharaon, dans l'impasse ou rue du Sac, d'où leur nom de religieuses de Notre-Dame du Sac, Kn 1634, elles bâtirent le vaste couvent qui, depuis, est devenu l'hôpital militaire et ne furent dispersées que par la Révolution française (^). Un des couvents les plus intéressants de Toulouse, au xvii^ siècle, fut celui de la Visitation, fondé en 1647, après une tentative avortée en 1623, par la mère de Beaumont, venue du monastère de Montpellier. L'ordre qu'établit M™e de Chantai, sous les auspices et l'inspiration de saint François de Sales, pour le soulagement des pauvres et des malades, s'est distingué par sa piété m3'stique et sa large humanité. Les Visitandines de Toulouse qmttèrent, en 1649, leur maison du faubourg Saint-Etienne pour s'établir à côté des Carmélites, dans la rue qui portait leur nom (rue Périgord). Marie- Thérèse Fouquet, la fille du surintendant des finances, fut une de leurs religieuses. A la période suivante appartiennent les religieuses du Refuge (1654), l^s Hospitalières (1657), l^s religieuses de la Providence (1673), les Dames noires (Institut des Enfants-Charitables, ou du Saint-Enfant-Jésus (^) (1687), dont le couvent fut fondé grâce aux générosités des capitouls, pour l'enseignement, rue des Augustins ou des Arts; enfin, sous l'épiscopat de Colbert de Villacerf (1709), les sœurs de Saint- Vincent de Paul (*). Tous ces ordres,

1. Le fonds du Grand Prieuré de Malte et de Saint-Gilles constitue le fonds de Malte de nos archives départementales et comprend plus de 3.000 registres ou liasses de documents (V. Hôpital Beaulieu en Haut-Quercy, sous la croix de Malte, H. Ramet).

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