Aujourd'hui, chapelle de l'archevêché
CAPITOLE. — Escalier Jean-Paul-Laurens (Salle des Illustres) La première Fêle deà Jetix Floraïux (j Mai 1J24)
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de peintures racontant la vie de saint Dominique. Elle garde toujours son entrée en plein cintre surmontée d'un fronton, œuvre de Laurent Clary (1551), mais dont les statues et les blasons de l'ordre ont été enlevés ou martelés.
Rue Pharaon, les moines de vSaint-Antoine-du-Salin confièrent à Rivalz (1680) la réédification de leur église; ce petit monument est un bel exemple du style néo-classique, simple et élégant. Non loin de là et à la même époque, après la désaffectation du cimetière Saint-Jean et la démolition du vieux cloître (1665), Rivalz éleva, dans le même goût, l'hôtel des Chevaliers de Malte {'■), qui est d'une ordonnance noble et harmonieuse.
Enfin, la première moitié du xvii^ siècle nous a laissé un authentique petit chef-d'œuvre de grâce et d'harmonie, le petit cloître des Augustins, parloir des religieux, élevé sur les plans d'Ambroise Frédeau, qui a malheureusement perdu les douze bustes de saints « en marbre broyé et estuc » dus au même religieux et les douze peintures murales de l'Histoire de David, faites par le moine Duchesne l^). Le petit cloître n'est pas indigne du grand, et parfait un des ensembles les plus séduisants de la ville.
Lorsque la réforme de vSaint-Maur s'introduisit chez les Bénédictins de la Daurade, les moines entreprirent la reconstruction de leur couvent, qu'ils reprirent au xviii^ siècle. En 1683, les moines restaurèrent la vieille église en élevant les voûtes du chœur et, en 1703, démolirent la coupole, dont le poids compromettait la solidité du sanctuaire.
La première — et, à coup sûr, la plus belle — - des demeures est la résidence des archevêques, aujourd'hui la préfecture. De la vieille maison épiscopale qui, de la tour Mascaron, s'était progressivement étendue par les soins de Bernard de Rousergues et de Jean d'Orléans, Charles de Monchal continua les travaux, dont il reste une porte à l'entrée de la ruelle du presbytère. Mais c'est Michel de Colbert (1687- 1710), prélat fastueux (^), qui fit démolir ces vieilles bâtisses