‹ Histoire de ToulouseChapitre 176 sur 317 · Fils du célèbre ministre · texte numérisé non relu

Fils du célèbre ministre

Chapelle

Saint-Antoine.

Hôtel Saint -Jean.

Le petit cloître

des

Augustins.

Transformation

de l'abbaye de la Daurade.

L'archevêché.

(1690-1693) pour faire élever à leur place, par l'architecte de la province, Aviler, un hôtel de grande allure, rappelant le style de Versailles, composé de trois corps de bâtiment autour d'une vaste cour, avec sa porte monumentale entre deux murs évasés à balustres et sa chapelle sur le jardin et

Poile de l'ancien cloître c/e ta Daurade

IvCS hôtels

de

parlementaires.

la rue vSaint- Jacques. Michel de Colbert lit aussi reconstruire le château de Balma et élever, sur le port Saint-Sauveur, une maison de charité que date son fronton.

lycs demeures privées, au xvii® siècle, n'offrent pas, sauf exception, l'intérêt d'art de celles du siècle précédent. Il n'en est guère qui appartiennent à des marchands. Presque toutes furent édifiées pour des officiers, surtout pour des parlementaires. Leur style garde encore, au début du siècle, des éléments locaux, mirandes ou tours : telle cette maison, rue Pharaon, 17, avec sa mirande au troisième étage; telle la tour quadrangulaire avec tourelle du marchand Jacques Monserat, 11, rue Sainte-Ursule. Mais, sous lyouis XIV, la mode impose un goût plus uniforme, des lignes simples et sévères, l'abandon des traditions provinciales. La médiocrité des ressources s'accommode de ces exigences. Seuls, les sctilpteurs et les peintres pouvaient s'en plaindre, car ils ne tra-

vaillent plus guère que pour les communautés, Capitoulat ou Eglise.

De l'époque d'Henri IV date l'hôtel Potier de la Terrasse Epoque Henri IV, (28, rue Nazareth), dont une partie a été absorbée par le Louis XIII. percement de la rue Ozenne; il en reste une tour, visible de cette rue, avec deux galeries de quatre arcades aveugles superposées, à pilastres cannelés, doriques et ioniques, surmontés d'une élégante frise. Tout près de là, rue Nazareth n^ 37, et rue Ozenne, n" 8, la demeure de Jacques de Baderon- Maussac, conseiller au Parlement, construite entre 1616 et 1624, montre sa tour pentagonale à sept étages de fenêtres jumelles, avec sa tourelle (^). Au 39 de la rue Nazareth, l'hôtel élevé par Antoine Paulo, grand-maître de Malte (1623-1646), a disparu en 1908, comme l'hôtel de Ricaud. Rue Espinasse, 5, on voit toujours la maison du président aux Enquêtes Jean Gach, d'un style sobre, avec sa grande porte cochère et son bel escalier à balustres. Rue Mage, no II, l'hôtel du conseiller d'Orbessan est de style Louis XIII avec son alternance de briques et de pierres. Par contre, l'hôtel de Sevin-Mansencal, où logea la petite- fille du grand parlementaire du xvi^ siècle, mariée au président aux Enquêtes Pierre de Sevin (rue Fermât, i et 3), a été construit, au début du xvii^ siècle, sur des fondations du xv^. Au style Henri IV appartient aussi la maison du conseiller clerc Jean de Cassan (1600-1626), 2, rue Merlane. L'hôtel du conseiller François de Chalvet, qui épousa la fille de Jean de Bernu^^ édifié dans le premier quart du xvii^ siècle {^), garde son caractère de l'époque Louis XIII, malgré la mutilation des meneaux des fenêtres. Au n^ i de la rue Saint Jacques subsiste encore l'hôtel de Pierre de Marmiesse, l'avocat du Tiers en 1614. La maison du capitoul Ramondy (1638- 1639 ^t 164 7-1648), derrière une façade en corondage du xvi^ siècle, montre une cour de style Louis XIII avec des galeries en charpente que relie un escalier à double volée (15, rue des Tourneurs). Dans la même rue des Tourneurs, au no 45, une façade moderne dissimule la demeure, construite vers 1620-1622, de J.-P. Desplats, seigneur de Gra-

1. Jacques de Baderon-Maussac était le beau-frère du premier président de Clary.

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