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Il se forme le 30 mai

et aussi à prendre le pas dans les cérémonies publiques sur l'Université, la suppression du Parlement provoquait d'universelles réclamations. Les femmes des parlementaires exilés, comme en 1772, affectaient « des allures de Cornélie ». Le Conseil général de la ville veut rédiger une supplique au roi pour demander le rappel de la Cour. Périgord interdit la délibération (9 juillet) ; le 10 juillet, le marquis de Gudanes présente au gouverneur la protestation, conçue en termes assez vifs, de cent trente-deux nobles assemblés à Toulouse; le chapitre de Saint-Etienne, le chapitre Saint-Sernin, les capitouls, l'assemblée du clergé séant à Paris (27 juillet) joignent leurs prières plus respectueuses dans la forme;, ils peignent la « consternation », le « désespoir » qui suit la disparition du «principe nourricier de cette grande ville » {^). Au reste, le grand bailliage ne tint que trois audiences; il fallut que la troupe en assurât l'ordre; encore ne put-elle empêcher les huées du public {^). C'était le moment où la « malédiction universelle fondait sur Brienne comme un déluge » (^), à la suite de la diminution des rentes, et où le malheureux ministre démissionnait, après avoir convoqué les Etats généraux pour mai 1789. Le 8 août, un édit royal suspendait la formation de la Cour plénière destinée à être, à Paris, un organe unique d'enregistrement. En attendant la réunion des Etats, les anciennes Cours pouvaient continuel à fonctionner; l'édit ordonnait le silence absolu sur ce qui venait de se passer. En enregistrant l'édit du 8 août, le Parlement de Toulouse prit l'attitude d'un corps qui n'a jamais été dissous et fit des réserves sur son droit de rechercher les délits commis à son égard. La chute de Brienne fut saluée par des illuminations; on brûla l'ancien archevêque de Toulouse en effigie, ainsi que le grand bailliage, devant lequel les élèves de la basoche allèrent chanter le De Profundis. La rentrée du « Sénat auguste », en novembre, provoqua une explosion d'allégresse; le corps municipal vota 12.000 livres pour des réjouissances; mais le Parlement voulut qu'on les employât en œuvres pies et en fondation

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