Ouvriers travaillant en chambre
2. lyCS inspecteurs de la boulangerie touchaient l'intérêt à 5 % de leur capital d'achat, 40 sous de chaque maître pour la première visite.
de maîtres, et les cotisations étaient si fortes parfois que les patrons préféraient fermer boutique que de les payer. Criblées de dettes pour la plupart, les corporations se trouvaient, lorsque Turgot les supprima (janvier 1776), dans une situation difficile, presque inextricable. Par elles, du reste, le travail s'enlisait dans la routine. C'est en dehors d'elles que se prépare la rénovation des méthodes industrielles (^) ; mais, à Toulouse, on aperçoit peu de symptômes de ce renouvellement. Au reste, l'édit de suppression, révoqué presque aussitôt, non plus que l'édit de Necker (août 1776) ne paraissent pas avoir été appliqués à Toulouse {^).
La situation des compagnons demeure extrêmement médiocre. Les salaires, légèrement supérieurs, en moyenne, à ceux du xvii^ siècle, restent bas par l'entente des maîtres. L'ouvrier est souvent logé chez son patron pour qu'il ne puisse travailler à son compte et il ne peut le quitter à son gré : il doit un préavis d'au moins quinze jours. Dans certains corps de métier, les cabaretiers n'ont pas le droit de recevoir les ouvriers les jours ouvrables. Les associations de compagnons, gavots, devoirants, sont interdites sous des peines sévères. En 1723, ce sont les selliers; en 1755, les lanterniers-ferblantiers, qui fulminent contre ces ententes, qui commencent par la bienvenue au compagnon nouveau et aboutissent à la coalition. Les boulangers font défense à leurs ouvriers de s'assembler à plus de trois, « sous peine de la vie », sanction que les capitouls réduisent à trois mois de prison, 500 livres d'amende et à l'incapacité d'arriver à la maîtrise. Les ouvriers ne peuvent pas émigrer pour gagner de meilleurs salaires; on le leur interdit (1776-1785, Portugal et Espagne). Des dissensions profondes divisent maîtres et compagnons. La corporation des boulangers, au xviii* siècle, est particulièrement troublée. En avril 1753, une grève
Compagnons
et
apprentis.
1. Enluminures. Avec le xvii« siècle commence aussi la décadence de l'enluminure. On trouve des miniatures dans des manuscrits du v^ siècle. I,e bon goût qu'on y remarque continue jusqu'au x« siècle; alors il se perd et ne reparaît que vers le milieu du xrv« siècle, où les miniatures offrent un vrai mérite sous le rapport de l'art. Quand l'imprimerie vint supplanter (xv« siècle) la production calligraphique, les enlumineurs ne cessèrent point d'exercer leur métier. On faisait dts livres tjrpographiés avec des espaces blancs ménagés de place en place pour qu'on pût les couvrir d'enluminures; on imprimait aussi avec une estampille les traits principaux du dessin que l'enlummeur devait colorier (V. Duchesne aîné).