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Voir l'Abnanach de Baour, 1790 et

n'était nullement négligée. I^a maison des Dames-Noires, avec ses quatre écoles de Toulouse et son vaste établissement très aristocratique de Lévignac, passait pour un modèle d'organisation et d'enseignement inspiré des méthodes de Saint-Cyr {^). Les Dames de Fourquevaux, les Dames d'Andoin, les Filles de la Providence comptaient un grand nombre de pensionnaires. Les femmes de la société, au xviii® siècle, paraissent en moyenne beaucoup plus cultivées que leurs grand' mères du xvii^ siècle.

Malgré la réforme des études sous Louis XIV, on ne peut dire que l'état de l'Université fut très brillant. La suppression de l'Université de Cahors (1751) ne l'a guère amélioré. Le total des étudiants s'est toujours tenu autour d'un millier {^) : quatre cent soixante-quinze étudiants en théologie, trois cent quatre-vingts étudiants en droit, une cinquantaine d'étudiants en médecine, au milieu du xviii^ siècle. La Faculté de Théologie avec ses annexes, les collèges, passe sous l'influence des Dominicains qui obtiennent, en 1716, la création de deux chaires d'enseignement des doctrines thomistes (^). Les deux professeurs jésuites disparaissent en 1762. La Faculté de Droit évolue insensiblement et se modernise. L'étude du droit canonique est abandonnée; on ne trouve plus de candidats pour les grades. L'étude du droit romain décline, tandis que celle du droit français est en plein développement. Ces derniers cours, faits en français (les autres ont lieu en latin), attirent particulièrement les étudiants. Les professeurs sont instruits, mais sans talents marqués. Les seuls qui aient laissé un nom sont justement des professeurs de droit français : François de Boutaric, Anna-Louis d'Astruc, Delort le père, de Duval, Laviguerie, surtout le grand Jean-Baptiste Furgole (1690-1761), connu par ses divers traités (1747) (*).

L'Université.

Les

quatre Facultés.

1. lyC « Petit Saint-Cyr ». V. l'article de M. Adher dans la Revue des Pyrénées, 1907-

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