‹ Histoire de ToulouseChapitre 202 sur 317 · Allées Alphonse-Peyrat · texte numérisé non relu

Allées Alphonse-Peyrat

4. C'est ainsi que l'appelle l'avocat Faure dans son récit de la Fête de la Fédération (v. note et référence ci-dessus).

Montoulieu, sur le terre-plein ou demi-lune qui les couvrait, un jardin qu'on entoura de barrières en 1783 ; ce fut le Jardin- Royal; entre ce jardin et les murs s'étendait la promenade du Cours. lya vieille porte Montgaillard avait été démolie, dès 1747, pour faire place à une nouvelle entrée dans le style Ivouis XV, sur laquelle les capitouls de 1748 firent sculpter leurs blasons; en 1749, l'Esplanade, de la porte Saint-Michel à la porte Saint-Btierme, fut bordée de barrières de bois que remplacèrent, en 1788, des bornes de pierre reliées par des chaînes. Ainsi se modifiait profondément l'aspect de ce quartier historique, illustré par le souvenir des Albigeois. I^a tour défendant le ponceau tomba à son tour.

Les quais. La construction des quais, au reste inachevée, fut la grande

oeuvre du xviii*^ siècle. Ce fut d'abord le quai de la rive gauche, construit primitivement contre les inondations, qui servit d'appui à une promenade appelée le Cours, aménagée en partie sur des terrains achetés aux Feuillants ou aux Feuillantines, successivement élargie depuis 1750 jusqu'à 1782. C'est le cours Dillon, qui aboutit à la porte de Muret longtemps fermée, rouverte en 1752, ce qui, dit Barthès, « fournit dans les environs de charmants lieux de promenade ». En 1785, à la place de la porte de Muret démolie, fut installée la grille monumentale de Joseph Bosc (1). En face, sous la direction de l'ingénieur Pillot, en 175 1, s'éleva le quai de Tounis, destiné à protéger l'île contre le fleuve; mais la construction en fut abandonnée et reprise seulement au xix^ siècle. En 1766, ce fut le quai de la Daurade, dont l'établissement ne se fit pas sans opposition de la part des Bénédictins. En 1767, on avait commencé par la démolition de la tour d'entrée du Pont-Couvert, seul vestige de cet ouvrage. En 1777, le quai était fini et on démolissait trois maisons de la place du Pont pour relier le nouveau quai à cette place; on rompit ainsi l'ordonnance de cet ensemble; on enleva les statues de la première maison, un Christ de Guépin (^), un buste de Louis XIV, le bas-relief des captifs, des armoiries de Navarre et de la ville et l'armoriai capitulaire de 1663, œuvres du sculpteur Léonard

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