Journal d'un bourgeois, p. 37. Lettre du 15 juillet
3. Archives municipales (délibérations municipales 1 788-1 791, p. ici); — V. abbé Contrasty, Les repre'sentants des gardes nationales de la région toulousaine à la fête du 14 juillet 1790 (Revue historique de Toulouse, 1914, 502). I,e département envoya en tout cent quarante délégués. Virebent, Delmas, Veirieu font partie de la délégation toulousaine; Projean, de celle de Rieux; Descombels, de celle de Castelsarrasin ; Gonin et Monssinat, de celle de Muret.
attendre l'envoi du décret, la nouvelle commune de Toulouse décida, le 21 juin, d'ouvrir un registre d'inscription pour former le contingent à envoyer, que la ville armerait, équiperait et entretiendrait à dater du 27 juin, en faisant, du reste, « appel aux offrandes du patriotisme » des citoyens de bonne volonté. lyes délégués du district de Toulouse partirent au nombre de quarante et un et rapportèrent de Paris le drapeau fédératif, qui fut confié, au mois d'août, à l'administration du département, dès qu'elle fut constituée.
Les réformes. — Le Club des Jacobins
Effets
des premières
réformes
de
la Constituante.
Les fédérations furent, on l'a dit, de beaux jours sans lendemains. Nobles et bourgeois, unis en mai 1789 dans l'espérance commune d'une complète « régénération », n'entendaient pas le mot dans le même sens, non plus que les habitants des campagnes. Dès 1789, des désaccords apparaissent qui, à la fin de l'année et en 1700, aboutissaient à une opposition fondamentale entre partisans et adversaires du nouvel état de choses.
L'abolition des droits seigneuriaux (décrets des 4-16 août 1789) n'eut pas, dans le Toulousain, des effets aussi profonds qu'ailleurs. La noblesse y était moins riche, les fiefs moins nombreux; la petite propriété paysanne s'y était, depuis longtemps, développée. Mais bien des bourgeois, qui possédaient des biens nobles, partagèrent le sort de la noblesse. D'ailleurs, l'abolition de la dîme compensa partout les peites de leurs droits (^), du reste en partie rachetables. Plus sérieuse fut la menace que fit peser la Déclaration des Droits de l'homme (26 août) sur les intérêts matériels, en proclamant l'égalité devant l'impôt. Ainsi allaient disparaître les privilèges individuels ou collectifs, abonnements, exemptions des capitouls, des Parlements, de l'Université. Pour les « classes dirigeantes » de Toulouse, c'était une vraie perturbation économique. Ce fut pis lorsqtie le décret du 19 juin 1790 supprima tous les titres et distinctions honorifiques autres que ceux qui s'attachaient aux charges et