‹ Histoire de ToulouseChapitre 217 sur 317 · r^, M DE •;; ■^•>5X'-f · texte numérisé non relu

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Carie d'enlrée de^ membres Du Club (?i'.i Jacobin,) (avers)

Musée Paul Dupuj

Le Club se réunit d'abord chez Faulin, où il occupait une salle du loyer de loo livres, « compris l'usage du puits et des lattrines pour la commodité des membres de la »Société «. Il avait à son service un « mande » ou concierge aux gages

Lieux

de réunion.

de loo livres. Il louait à divers marchands des chaises, de la chandelle et un poêle pour l'hiver. Mais, le nombre des membres augmentant, ils tinrent leurs séances dans la salle de chimie du Collège Royal (i8 juillet), puis au Sénéchal, jusqu'à ce que la municipalité leur enlève la salle destinée aux tribunaux (octobre 1791). lycs séances eurent lieu de nouveau dans la salle de chimie du Collège Royal, que le président appelle, dans son discours du 10 octobre 1791, « le berceau où, en quelque sorte, nous prîmes naissance et qui reçut nos premiers serments » (^). I^e Club paraît avoir été, au début, assez nomade, tenant ses séances soit à l'Hôtel de ville, soit à l'hôtel du ci-devant premier président, soit aux Cordeliers, pour se fixer au Sénéchal (^) lorsque les tribunaux émigièrent au Palais de Justice. A partir du 27 janvier 1791, huit mois avant le club de Paris, les Jacobins de Toulouse admettent le public à certaines de leurs séances, dans une ou deux galeries.

Influence du Club. L'influence du Club sur la Révolution à Toulouse, et dans la région, est considérable. D'abord il absorba très vite les quelques clubs qui existaient : celui de Derrey de Belbèze, qui fusionne le 29 septembre 1790; celui de la « Maison commune )) ou du « Café National », réuni le 5 février 1791, et celui des « Jeunes amis de la Constitution » ou « Club néopatriotique », qui finit par disparaître. En 1791, il demeure l'unique club politique de Toulouse. Dès sa formation, il réclama pour les citoyens le droit de réunion et de délibération, ainsi que la publicité des débats des administrations. « Que l'œil vigilant du public puisse les investir -et suivre \ leurs travaux. » Il veut être, selon l'expression d'Isnard,

« l'Argus qui exercera une surveillance universelle et nécessaire..., une digue contre toutes les entreprises dangereuses... », afin d'entretenir « dans les âmes le feu sacré de la liberté ». Son activité s'étend à tous les domaines. Il crée, dès 1790, un Comité de commerce et d'industrie, un Comité d'instruction publique; il met à l'étude la question des subsistances, invite les citoyens à surveiller les accapareurs; il souscrit 10.500 francs en faveur de l'hospice de la Grave, à ce moment

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