‹ Histoire de ToulouseChapitre 226 sur 317 · I. Archevêque d'Aix · texte numérisé non relu

I. Archevêque d'Aix

La

réforme religieuse

à Toulouse.

Résistances

à la Constitution.

près de six mois. Or, à cette date, l'Assemblée, irritée des résistances et du silence hostile du pape, impose à tous les nouveaux élus le serment civique (( de veiller avec soin sur les fidèles du diocèse, d'être fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout leur pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le roi » (^). Ce serment fut rendu obligatoire pour les prédicateurs (9 février 1791), les chapelains desservants des prisons et hôpitaux (15 avril). En même temps, émue par les difficultés du recrutement de la nouvelle Eglise, la Constituante limitait à cinq ans le temps de prêtrise nécessaire aux candidats évêques (7 janvier 1791).

Toulouse devint le siège d'un évêché « métropolitain du Sud )i. Son « arrondissement » ou province englobait les diocèses-départements de la Haute-Garonne, du Gers, des Hautes et Basses-P5'rénées, de l'Ariège, des Pyrénées- Orientales, de l'Aude, de l'Aveyron, du Lot et du Tarn. Elle héritait de la vieille primatie de Narbonne, supprimée avec son archevêché. La ville elle-même fut partagée en dix paroisses (décret du 29 août 1791). Aux huit anciennes s'ajoutèrent Saint- Augustin, provenant du démembrement de la paroisse Saint-Etienne, et Saint-Exupère ; Saint- Thomas-d'Aquin (Jacobins) remplaça Saint-Pierre de Cuisines. A côté des dix églises paroissiales furent conservés cinq oratoires et chapelles : Saint-Sauveur, les Minimes, les Cordeliers, les Récollets, les Chartreux.

Les embarras commencèrent lorsqu'il s'agit de recruter par élection l'Eglise nouvelle. Dès le début d'août 1790, les résistances s'annoncent. L'abbé Dirat, vicaire de Saint- Etienne, prêche contre la nouvelle loi; son curé, Bernadet, est obligé de le désavouer (11 août). L'évêque de Mirepoix, dans une lettre à son chapitre, l'abbé Dèzes, chanoine de Saint-Etienne, l'abbé d'Olive, vicaire général de l'abbé de Saint-Sernin, prennent parti contre la Constitution et s'attirent des dénonciations au club littéraire et patriotique. En novembre, Fontange adhère publiquement à V Exposition des principes, du prélat Boisgelin i^)\ il refuse de nommer

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