I. Journal d'un bourgeois, p
• s'élèvent à 550.928 1. 6 s. et pour la contribution mobilière à 229.842 1. 2 s. 6 d. Ces chiffres sont supérieurs, si l'on y joint les patentes, à ceux obtenus de la ville sous l'ancien régime : bon argument pour les royalistes, qui ne se privent pas d'en user. Mais les impôts rentrent mal; les pouvoirs publics sont toujours à court d'argent et le temps n'est pas éloigné où ils seront à la recherche d'expédients.
Inutiles tentatives contre -révolutionnaires
La perturbation profonde apportée dans la vie par les Efforts
réformes administratives et religieuses, ainsi que par la ^^ ^^
,. , j ,.c , j , contre-révolution
crise économique, a servi aux royalistes de motifs et de prétextes pour préparer la guerre civile. Dès 1790, et surtout en 1791, des efforts d'organisation se produisent dans le Midi; en février 1791, c'est l'insurrection du camp de Jalès, au reste rapidement réprimée {^). Il est certain que des conciliabules ont lieu, que des velléités se manifestent, qu'une obscure propagation des intrigues qui se nouent à Paris s'opère dans les milieux royalistes de Toulouse. Kn décembre 1790, Fauré, sur la foi des papiers publics, espère une contre-révolution. Le 5 mai 1791, ses espérances se précisent : une guerre va éclater avec les Allemands, les Prussiens, les Anglais et les Espagnols; « les frontières fourmillent de troupes qui doivent fondre en même temps sur le royaume » P). On lui dit que le sort de notre Ktat va se décider et que l'hiver prochain les Parlements seront rétablis. Illusion sans doute, mais tenace chez le vieux Toulousain royaliste et catholique; elle ne disparaîtra qu'avec la fin de cette année 1791. Devant l'état d'esprit de cet homme paisible, qui révèle sans grand effort d'imagination celui des vrais militants, on comprend la préoccupation des patriotes, leur défiance toujours en éveil, les dénonciations, les mesures de rigueur, l'évolution insensible des modérés de la première heure vers l'extrémisme révolutionnaire.
Déjà, en mai 1790, la municipalité avait fait arrêter, à son Troubles
château de Blagnac, le comte de Toulouse-Lautrec, comme ^^ repressions.