Beaucoup se sont réfugiés à Vittoria (Espagne
bourgeois et même des artisans sont partis; il ne reste plus dans notre ville, pour ainsi dire, que des personnes invalides et beaucoup de misère (^). » Fauré écrit ces lignes le lo novembre. Depuis six mois, les événements se sont précipités : la fuite à Varenne, la déclaration de Pillnitz, l'acceptation de la Constitution par le roi ont éloigné tout espoir d'une contre-révolution.
Déclin de l'idée monarchiste
L' « enlèvement « I^a fuite à Varennes produisit à Toulouse la même émotion
de Louis XVI ^^ dans le reste de la France. La nouvelle en fut connue (i2 imn 1791). , . . . o 1 1 . • -I- •
le 24 juin, a 8 heures du soir, par un courrier extraordinaire
du ministre de l'Intérieur Delessart P) ; il apportait, en même temps, les décrets de l'Assemblée (21 juin) ordonnant au ministre de la Justice d'apjjoser le sceau de l'Etat à tout acte public en l'absence du roi, ce qui supprimait la sanction royale et mettait en activité la gai de nationale devant les dangers de guerre que comportait l'événement. Aussitôt, le département, le district, la municipalité et le tribunal s'assemblèrent à l'Hôtel de ville. La garde nationale est renforcée, des sentinelles placées aux portes. Des patrouilles nombreuses et fréquentes parcourent la ville toute la nuit. Le lendemain, les décrets sont affichés, ainsi que la délibération du Ministère. « Les citoyens se rassurent et ont confiance dans l'Assemblée nationale » ('); ils offrent leur concours à la municipalité. On porte à la Monnaie ou au Capitole lingots ou espèces monna3'ées. L'Assemblée des corps constitués se réunit à nouveau et nomme une Commission permanente choisie dans les différentes administrations. Chacun reprend paisiblement ses occupations ordinaires, après avoir lu la proclamation du directoire et du procureur général syndic du département (*). Ce papier n'était que le développement assez diffus et embarrassé de la version de la fuite adopté par l'Assemblée. « Le