Séance du 17 septembre (ibid
Fin
de
la Constituante.
qu'à Paris, mais sûrement, vers l' antiroyalisme, vers cette sorte de républicanisme à l'antique que représenteront les Jacobins de 1791-1792.
Au reste, le roi avait accepté la Constitution enfin achevée (14 septembre). L'acceptation donna lieu à des réjouissances à Toulouse (18 septembre) : fanfares et proclamation le matin, TeDeum à Saint-Etienne, feux de joie et illuminations le soir. I^a revision constitutionnelle opérée après le 17 juillet avait renforcé le pouvoir royal et élevé le cens électoral. Si les patriotes sont mécontents, les royalistes se reprennent à espérer; tout n'est peut-être pas perdu. L'avocat Fauré est l'écho de ces illusions. L'acceptation sans restriction, dit-il, « est un trait de politique concerté entre les princes français et les puissances étrangères pour épargner le sang des citoyens et prévenir de plus grands crimes... Mais le grand projet n'en aura pas moins son exécution et cela bientôt. Nous serons certainement en sûreté cet hiver. Comptez là-dessus. Les partisans de la Révolution ne se croient pas même en sûreté aujourd'hui. On voit cela clairement à leurs visages allongés « (^). La protestation des princes et des émigrés contre l'acceptation du roi lui paraît de bon augure pour le succès de la contre-révolution : « Quinze jours encore et tout s'effectuera », écrit-il le 9 octobre, et, le 3 novembre, il espère encore : « Patience donc, vous verrez l'effet des mesures prises. » Or, à cette date, avait déjà commencé le conflit qui devait amener la chute de la royauté.
SOUS LA LÉGISLATIVE Affaires politiques et administratives
La Législative. Les élections à la Législative eurent lieu du 4 au 7 septembre 1791. Les électeurs avaient été désignés par les assemblées primaires en leurs sections, avant la fuite du roi; ils devaient se réunir pour procéder à la désignation des députés lorsqu'on apprit la fuite à Varennes P). Les douze élus de la Haitte-Garonne furent : Mailhe, Veyrieu, Dorliac, Theule, Girard, Delmas, Cailhassou, Rouède, Péri-