‹ Histoire de ToulouseChapitre 238 sur 317 · I. Lucien Misermotit, loc. cit., p. q-i · texte numérisé non relu

I. Lucien Misermotit, loc. cit., p. q-i

garde du roi et la formation d'un camp de fédérés à vSoissons, le roi refuse la sanction du premier et du troisième. Le peuple envahit alors les Tuileries (20 juin), sans pouvoir lui arracher sa confirmation. Mais le roi, désarmé par le licenciement de la garde (3 juin), menacé par l'arrivée des fédérés, qui s'assemblent malgré le veto, en butte à l'hostilité désormais déclarée de Paris, n'est plus qu'un jouet à la merci de l'émeute, un objet de mépris et de haine pour une bonne partie des Français.

A Toulouse, après la déclaration de Pillnitz et le décret de la Constituante sur la formation d'une armée auxiliaire de cent mille hommes tirés de la garde nationale, les bataillons de volontaires se forment. Le premier se constitue d'octobre à décembre 1791 (^) ," au début de ce dernier mois, il nomme ses officiers. Il est caserne aux Tierçaires. Dès les premiers jours d'avril 1792, il quitte Toulouse, après avoir rétabli l'ordre troublé dans le district de Grenade. Il se distingue à la prise du camp de Jalès, sous la conduite de son chef Viçose, que les Jacobins félicitent (27 juillet 1792). Il sera dirigé sur l'armée d'Italie, à Nice. De ce bataillon, le lieutenant-colonel en second est Dominique-Martin Dupu}', le futur commandant de la 32^ demi-brigade, membre assidu du Club des Amis de la Constitution {^). Le deuxième bataillon des volontaires, formé au même moment, part aussi, à la même date, pour Villefranche, Castelnaudary et Carcassonne. Le troisième bataillon (Saint-Gaudens), le quatrième (Toulouse) nomment leurs officiers respectivement en janvier ou février et le 5 mars; leur drapeau est béni le 31 mai et le 10 mai. Le troisième part le 2 juin. Le cinquième bataillon (Villefranche, Muret, Castelsarrasin), concentré à Toulouse, nomme ses officiers le 15 mars et part au mois d'août ou de septembre, après la bénédiction de son drapeau, le 7 juillet.

Les volontaires

de la Haute-Garonne.

1. Arch. dép. T, 345. — V. Hennet, Etat militaire de la France pour"^ I793, Paris, 1903. — Voici les dates données pour les sept bataillons : i*"^, formé le 11 décembre 1791 (Dominique-Martin Dupuy, Jean-Joseph-Magdelaine Pijon, armée d'Italie) ; 2", 24 janvier 1792 (Delpech, armée des Alpes) ; 3*, 12 février 1792 (Joseph- Magdelaine Martin, armée d'Italie); 4», 8 mars 1792 (Jean Guiringaud, Marie- Etienne Barbot, armée des Alpes); 5», 10 mars 1792 (I^ichegue-Gutllet, armée des Alpes); 6<=, 15 avril 1792 (Duperron-Boyer, armée des Pyrénées); 7'=, 15 avril 1792 (Rougé-Saint-Faust, Toulouse), i*'' bataillon de chasseiu-s, Bayonne. Chasseurs de la Haute-Garonne, 2 compagnies, 14 juillet 1792 (armée des Pyrénées).

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