Né à Prayssac (Lot
2. De Bellegarde remplace, en 1807, Picot de Lapeyrouse et a pour successeur, eu 181 1, de IVIalaret. Il y a, à l'Hôtel de ville, tm secrétaire en chef, deux receveurs municipaux et des bureaiix eu deux divisions.
1,'ordre national de la lyégion d'honneur avait été créé par La
la loi consulaire du 29 floréal an X (19 mai 1802), réorganisé le Légion d'honneur. 26 mars 1816; il avait pour but de récompenser les services militaires et civils. Ce « corps intermédiaire », que Napoléon se flattait, au début, de peupler de tous les citoyens ayant rendu des services à l'Etat, finalement, se trouva composé presque exclusivement de soldats ; il avait à Toulouse le centre de sa dixième cohorte qui correspondait au numéro de la subdivision militaire. L'empereur affecta, quelque temps, à cette cohorte l'hôtel Saint-Jean (1806-1809), ancien hôtel des Hospitaliers, devenu bien national sous la Révolution.
La franc-maçonnerie, que la Révolution a désorganisée, se La
réveille sous le Directoire et s'épanouit sous l'Empire en une franc-maçonnerie, sorte d'institution officielle, de caractère philosophique et philanthropique ; après la reconstitution du Grand-Orient, en 1798, aux cinq loges toulousaines survivantes s'en ajoutèrent cinq autres : l'Encyclopédique comptait cent cinquante membres. Tous les fonctionnaires, militaires ou civils, tout ce qui a un nom à Toulouse s'affilie à la Société dont le roi Joseph est le grand maître. Le général Chabran fonde une loge purement militaire, la Napoléomagne ; une autre loge porte le titre de Sagesse-Napoléon. Lorsque Cambacérès, l'archichancelier, vient à Toulouse en 1807, il est reçu par plus de mille francsmaçons. Quand Napoléon rompt avec le pape, les loges l'approuvent et le suivent dans son schisme. L'anniversaire d'Austerlitz est célébré civilement, sans cérémonies religieuses, comme auparavant. Un peu de l'esprit de la Révolution, beaucoup de celui du xviii^ siècle, subsistent dans la francmaçonnerie ; elle reste le soutien fidèle du régime impérial et, par la qualité de ses membres, une puissance d'opinion (^).
L'intérêt de l'époque impériale réside, pour une grande l/instruction partie, dans l'aboutissement, après bien des hésitations, du publique, plan d'instruction publique réclamé par les Cahiers de 1789, réalisé partiellement par la Convention {^). Mais, sur ce point, comme sur bien d'autres, Napoléon a trahi les idées de la Révolution. L'achèvement ne se fait pas sur le plan des premières réformes; il s'opère par des résurrections du passé.