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j. Mais notre époque n'a pas de jeunesse littéraire !

sique vocale, fondée le 15 mars 1820, devenue en 1826 un Conservatoire de musique, succursale de Paris (1840), et, en 1864, une Ecole nationale subventionnée par l'Etat, comptait, à la fin du xix^ siècle, près de trois cents élèves. Le goût du tliéâtre d'opéra (^) et d'opéra-comique est devenu, à Toulouse, un des traits distinctifs de la vie artistique; celui de la musique

Jean-Paul Laurend

(Musée Sainl-Ra^mond)

pure a mis plus longtemps à se développer : la Société des concerts du Conservatoire date seulement de 1902. Peu de villes de province peuvent se flatter d'avoir fourni un tel

I. I,e 22 avril 1845, la direction du théâtre du Capitole est donnée à M. I,afeuillade avec rme subvention de 4.000 francs.

contingent d'artistes de tous les genres, spécialement de''sculpteurs et de peintres. L'Ecole de sculpture toulousaine, puisant ses traditions dans le plus lointain passé, a manifesté, au xix^ siècle, un magnifique regain de vitalité avec Griffoul-" Dorval, Ponsin-Andarahy, Mercié, Labatut, Idrac, Marquestre, Maurette, surtout le grand Falguière. La peinture n'a pas

Falguùre

(Musée Saint-Rajinond)

moins brillé avec Roques, Bida, surtout Jean-Paul Laurens, Rixens, Benjamin Constant, Gervais, Rachou, Henri Martin, ce dernier demeurant, avec Jean-Paul Laurens, l'honneur, non de Toulouse seule, mais de la PVance entière. Quant à la musique, elle a produit d'heureux talents et Toulouse, tout le long du xix^ siècle, a fourni le théâtre lyrique d'excellents

chanteurs {^), le goût de la musique vocale, du « bel canto », s'y étant répandu au point d'y triompher de celui du théâtre parlé, jadis fort en honneur chez nous ('^). La nouvelle Salle

SaU'tiyrc

(Musée Salnl-Ravmond)

des Illustres — le fait est s^-mptomatique — est surtout un musée d'art toulousain dont la ville a le droit d'être hère;

1. Le Conscrva'oire de Toulouse, dont il va être parlé, a produit notamment comme compositeurs : Jean Comte, I^ouis Deffès, Salvayre, Paul Vidal, Henri Busser, Aymé Kunc, Jules Maz -lier; comme chanteurs : Revial, I,aget, Bonnehée, >Iéric, Jules Barbot, ISIerly, Roudil, Gailhard, Capoul, Tom-nier, Justin et Frédéric Boyer, Carbonne, Escalaïs, Soulacroix, Muratet, Gandubert, Cazeneuve, Affre, Boulogne, Duclos. Ont, en outre, chanté sur la scène de Toulouse : Tapie, Salvany, Saintain, Bordenave, Sentenac, Albert Ibos, Bataille, etc.

2. Parmi tous nos bons artistes, il convient aussi de ne pas oublier : de La Faye (1656-1690), Tancrède Latour (1807-1865), Léon Fauré, mort en 1887; Gabriel Durand, né en 1819; Richard (i 782-1859), Jouvenet, Garipuy, de Lagger, Egalières, Mazzoli, Salomon, Léon Soulié, etc.

c'est des entrailles de son peuple que sont sortis ses plus grands artistes. L'art, à Toulouse, est resté démocratique, tandis que la littérature et l'érudition ont gardé, comme autrefois, le caractère de passe-temps aristocratiques ou bourgeois (^).

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