‹ Histoire de ToulouseChapitre 37 sur 317 · I. Voir plus haut · texte numérisé non relu

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siècles; elle sort bien probablement du négoce. Au début du xiii^ siècle, elle possédait un bel immeuble (i), que Raimon VI choisit pour s'y retirer, après avoir livré le Château aux légats du pape. Bien avant que les capitouls n'eussent leurs armoiries, les Roaix avaient leur blason {^), qui s'étalait sur les colonnes du cloître des Grands-Carmes P), probablement gratifiés par eux de donation en argent. Cette classe de bourgeois et de chevaliers demeure la plus intéressante de la cité. Quant aux grands seigneurs, ils résidaient surtout dans les environs de Toulouse. Tels étaient les barons de Lanta, les sires de L'Isle- Jourdain, de Rabastens, les comtes de Comminges; ceux-ci, cependant, possédaient un hôtel non loin du Château.

Les Par malheur, les habitations du xii® siècle n'ont pas surmaisons fortes vécu à la croisade des Albigeois. Ainsi ont disparu, à l'excepet les tours. . ^ ^ . , , , •,, i tt- i i Discordes civiles. "^^^^ ^^ deux tours citées plus haut, celles des Vinhas et des

Mauran, ces pittoresques maisons fortes surmontées de tours de briques carrées qui ont fait nommer Toulouse la ville des tours, « turrita Tolosa », et qui l' apparentaient aux villes italiennes du moyen âge. Elles attestaient la puissance et l'esprit guerrier de la riche bourgeoisie et de la noblesse urbaine. Elles disaient aussi, comme le disent encore les maisons sombres de Sienne, tout un passé de luttes civiles, de guerres de partis, de ligues entre habitants, dont le procèsverbal du parlement de Saint-Pierre des Cuisines (6 janvier II 85) nous a conservé le souvenir mémorable (*) ; partisans contre adversaires du comte, petites gens des métiers contre nobles et riches, comme, à la même époque, dans les cités lombardes, Guelfes contre Gibelins. Les passions poli-

1. Apparemment, place Rouaix. Confisqué comme bien d'hérétique et vendu par le Chapitre Saint-Etienne aux Trinitaires.

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