I. Actuellement les Jacobins (petit lycée
par an, 4.000 sols toulzas de rente annuelle. Ils s'enrichirent et s'étendirent rapidement. De 1229 à 1263, ils purent acquérir, outre la tour et le jardin contigus, une soixantaine de maisons pour agrandir le monastère. C'était déjà l'établissement religieux le plus considérable de Toulouse.
I,es Franciscains ou Cordeliers ont eu des débuts plus modestes : dix religieux s'établirent hors des murs, en 1222, non loin de l'endroit où s'éleva, au xiv^ siècle, leur église, aujourd'hui ruinée (^). I^eur couvent et leur chapelle primitive constituaient la maison mère de la province. En 1228, ce sont les Bernardins; en 1244, ce sont les Carmélites que Raimon de Falga fait venir à Toulouse. A peu près à la même époque, les Grands Carmes ou Moines de Sainte-Mariedu-Mont-Carmel, établis, dans les années précédentes, au faubourg Saint-Michel, près de la chapelle de Sainte-Mariedu-Férétra {^), achètent, avec la permission de Raimon VII (1242), des maisons de Joutxaigues appartenant à des Juifs. En 1264, ils recevront de quelques pieux fidèles des immeubles dans le même quartier et y bâtiront leur monastère et leur église par permission du pape Clément IV. L'église sera construite et consacrée en 1270 ('). Ainsi Toulouse commençait à se peupler de couvents; ainsi commençait une transformation qui modifiera très sensiblement, au siècle suivant, sa physionomie urbaine et son atmosphère morale.
Accueil hostile Toutes ces nouveautés ont été reçues à Toulouse avec ^^s une hostilité à peine dissimulée. Sans doute, le comte de
Toulouse affichait son attachement à la religion catholique : il se montrait généreux pour les établissements religieux et son testament contient à leur profit des legs considérables; il achevait la façade de la cathédrale Saint-Etienne, et notamment la grande rose, inspirée de celle de Notre-Dame de Paris. Seulement, les gages des professeurs de l'Université