‹ Histoire de ToulouseChapitre 59 sur 317 · I. Voir plus haut · texte numérisé non relu

I. Voir plus haut

plante fauchée dans sa fleur. Jean XXII l'a canonisé en 1317. L,e sceau de l'Université de Toulouse (1303) nous montre un régent faisant le geste doctoral devant un in-folio ouvert {^).

Il nous reste aussi, depuis la fin du xiii^ siècle, une collection des cachets de cire des receveurs municipaux, différents pour les partidas, ainsi que des monogrammes ou signets notariaux qui authentiquaient les actes officiels rédigés par eux.

Les enluminures étaient, en général, l'œuvre d'artistes étrangers qui menaient une vie nomade, à la poursuite des commandes; elles enrichissent habituellement les livres religieux. Telles sont les œuvres de saint Jérôme (1294) provenant de l'ancienne bibliothèque des Dominicains, surtout le beau missel des Dominicains (1297) et le Spéculum Sanctorale (recueil de légendes sur les saints) de la bibliothèque de la ville. A la même bibliothèque appartient le missel de Jean de la Tissenderie, ancien religieux franciscain du couvent de Toulouse, nommé évêque de lyodève (1322), puis de Rieux (1324). C'est lui qui fit construire la chapelle funéraire de Rieux, dont les statues sont un des plus beaux ornements du Musée des Augustins. Le missel, destiné au service de la grande chapelle des Cordeliers, porte de magnifiques miniatures, notamment le portrait du donateur et le martyre de saint Thomas de Cantorbéry. Le manuscrit des Leys d'amor nous présente une offrande à Notre-Dame des CEuvres du Gay Sçavoir. Le livre des métiers (1279-1311), si intéressant à d'autres égards, a été sûrement illustré par des artistes locaux, avec ses croquis à la plume représentant d'une manière vivante et pittoresque les divers instruments de travail.

Maison gothique. Du xiii^ siècle, les seuls bâtiments civils encore debout

Tours Vinlias sqj-^-j- ceux du précieux logis romano- gothique, situé au n° 15

Restes^ ' ^^ ^^ ^^^ Croix-Baragnon, appelé la Maison gothique. Au

de rempaits. premier étage, cinq fenêtres aux sveltes colonnettes s'abritent

sous des arcades jumelles, avec tympan percé d'un oculus, et

sur des bandeaux de pierre sculptés courent des animaux

fantastiques que séparent des écussons.

De la fin du xiii^ siècle date aussi la tour Vinhas, déjà mentionnée, qui conserve, rue Temponières, n° 10, la tourelle

Page 1