Une pile du Pont-Vieux existe encore dans la Garonne
au cours des siècles, des fragments de marbres, notamment lors de la rupture, au xvi^ siècle, de la chaussée du Bazacle. On a repéré des vestiges d'aqueducs, en particulier de celui qui amenait à la Cavalaria, autrefois château de Peyrolade (rue du Chairedon), les eaux potables du plateau de Lardenne {^), et dont on voyait encore les piliers, au xvii^ siècle, à Saint-Cyprien, le long de la rue des Arcs {^) : c'était l'aqueduc
Plaque ()e ceinluroii ih' La,i,irrre
qui traversait la Garonne sur le pont de Régine-Pédauque. Une autre canalisation conduisait place Saint-Etienne les eaux recueillies sur le plateau de Guilheméry (Caousou) ; il en reste quelques fragments. Des égouts subsistent sous l'hôtel Delpech (20, rue des Changes) , sous une maison sise à l'angle de la rue de la Bourse {n.° 11), au fond d'un puits de la rue des Fleurs. Ils sont enfouis à un niveau très bas, dix
1. L,e plateau diluvien a conservé son vieux nom celtique de VArdenne. L,e sol du plateau est par sa nature assez perméable, dit I^cymerie. Aussi, les eaux pluviales et autres trouvent-elles souvent à s'y infiltrer; et, comme le fond tertiaire sur lequel ce dépôt repose est ordinairement de nature argileuse, ces infiltrations, s'y trouvant arrêtées, s'accumulent dans la partie inférieure du terrain diluvien et tonnent là une nappe souterraine qui alimente les puits et les sources. C'est dans ces conditions que se trouvent ces sources abondantes que l'on voit jaillir au bord du plateau de I,ardenne, de Saint-Simon, de Bourrassol, sources que l'on avait eu jadis l'idée de capter pour les conduire à Toulouse, où elles auraient alimenté un certain nombre de fontaines. Ces eaux sont claires et saines en général; le volume est assez variable selon les saisons, mais elles ne manquent jamais.
2. Chalande a retrouvé une base d'un de ces piliers, allées de Garonne, en face de la rue de Cugnatix.
ou douze mètres au-dessous du sol de notre cité, qui s'est exhaussé, sans doute, depuis cette époque. La rue du Pontde-Tounis s'établit sur un ancien égout romain qui écoulait dans la rivière les eaux des ruisseaux de Joutx- Aiguës et de vSaint-Remésy, aujourd'hui disparus, mais qui existaient au moyen âge.
Enfin, en élargissant la vieille rue du Pont (rue de Metz), en 1869-70, l'architecte Ksquié rencontra les fondations d'un grand amphithéâtre à cinq étages de gradins demi-circulaires ; ces substructions s'étendaient jusqu'à l'hôtel d'Assézat et à l'angle de la rue des Couteliers, couvrant une superficie de 4.000 mètres carrés. Etait-ce une sorte de Colisée, comme on le crut d'abord? Etait-ce un réservoir? Cette dernière hypothèse semble la plus plausible; les sols présentent le revêtement de mortier rouge en brique pilée, caractéristique des aqueducs ou réservoirs; et c'est ]à qu'aboutissait l'aqueduc de Régine-Pédauque. On devait venir là, aux temps galloromains, pour puiser l'eau. Peut-être y avait-il des bains publics; peut-être y donnait-on des joutes et batailles navales. Quelque intéressantes que soient ces découvertes, elles sont trop fragmentaires pour qu'on se fasse une idée claire du système des égouts et aqueducs de Toulouse gallo-romaine, non plus que du tracé exact de ses voies ou de la nature de ses maisons. Pour les monuments publics, on est réduit aux hypothèses : peut-être, sur l'emplacement de la Daurade, avant la vieille église wisigothique, s'élevait-il une basilique; peut-être le Capitole, temple de Jupiter, de Junon et de Minerve, que certains supposent avoir été élevé place du Capitole, sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Quentin (entre l'arrêt des tramways et les Arcades), se trouve-t-il place Esquirol, à l'endroit le plus élevé de la ville, situation classique de ces sortes de monuments? {^)
Les Capitoles provinciaux, dans l'Empire romain, étaient des temples consacrés à Jupiter, très bon et très grand [optimus maximus), à Junon et à Minerve; le sanctuaire commun comprenait trois cella, avec les trois statues, celle de Jupiter
L'amphithéâtre du Pont-Vieux.
Le Capitole de
Toulouse.
Les Cai)itoles
provinciaux.
I. Voir sur le Capitolium, Sid. Ap., IX, 16, 7, 19; — Grégoire de Tours, Hist. fr., I, 30; Ruinart, Ada Sincera, pp. 109-113.
- Veuantius Fortunatus, Carm., II, Glor, martyr, 47. - — V. également
au centre. Mais dans l'enceinte du temple pouvaient s'élever d'autres temples ou d'autres statues (la louve allaitant les jumeaux, par exemple). Ce sont ces effigies païennnes auxquelles fait allusion le récit du martyre de saint Saturnin. Comme les sénateurs s'assemblaient parfois dans le temple de Jupiter Capitolin, les curiales des villes de provinces pouvaient se réunir au Capitole local. Ce temple devait être sur un lieu élevé, afin de dominer la ville qu'il protégeait. A Toulouse, faute d'un ressaut de terrain propice à son établissement, il se trouvait sur un soubassement à degrés. C'est du haut de l'escalier qui y conduisait que fut précipité le corps de Saturnin attaché au taureau, et le martyr s'y brisa la tête sur les marches. Où se trouvait ce temple? Sur l'emplacement de l'église vSaint-Quentin, selon Catel; entre le Château Narbonnais et la Viguerie, selon E. Roschach et les Gesta Tholosanorum de Bertrandi; ou place Esquirol, non loin de l'ancienne église Saint-Pierre-Saint-Géraud, place de la Pierre, qui fut longtemps le centre économique de Toulouse? Question insoluble tant que des fouilles n'auront pas apporté un élément précis d'information, en admettant que des vestiges de ce monument restent encore enfouis dans le sol de notre cité (^). La curie (maison de ville), le théâtre, les bains publics, tout a disparu sans laisser aucune trace.
I/enceinte Plus connue est l'enceinte romaine dont la ville se ceignit
romaine. gQ^-ig \ç, règne de Dioclétien (284-305), lorsque l'effroyable
invasion barbare de 275 eut montré l'urgente nécessité pour
les villes de s'enfermer derrière de solides murailles (^). De
ces fortifications, il reste une tour remaniée au moyen âge,
1. Voir Aug. Castan, Les Capitales provinciaux de V Empire romain, p. 216 et 220; — Ada sincera, de D. Ruinart, p. 130; — Martin Chabot, La tradition capitoUne à Toulouse à la fin du XIII'^ siècle (Annales du Midi, 1917-18, p. 345).
2. Jullian croit l'enceinte de l'époque d'Auguste, parce que les dimensions (4.000 m. de pourtour) sont les moyennes de cette époque et que, plus tard, Its enceintes ont été rétrécies.
Joulin rapporte au n^ siècle, sous Trajan, la construction de la muraïUe; Chalande, au iv** siècle. Nous avons adopté l'opinion courante en histoire : les villes du plat pays n'ont eu de murs (lorsqu'elles n'avaient pas le caractère de villes mUitaires, et c'est le cas de Toulouse basse) qu'après la grande invasion du m'' siècle et les désordres des Bagaudes. Et, enfin, l'épaisseur des murs et le fait qu'ils contenaient des morceaux de sculptures, tirés d'édifices anciens (comme on l'a constaté en démolissant le Château Narboimais auxvi* siècle), sont des arguments de poids pour l'hypothèse du m'^ siècle ou du début du iv*' siècle. Il est possible qu'une enceinte du temps d'Auguste ait été rebâtie.
celle des Haiits-Murats (prison militaire) ; les vestiges de la tour de l'Aigle (Palais de justice, entrée de la Chambre des avoués) ; les fragments d'une autre qui s'adosse à l'église des Jésuites et d'une troisième, dite tour du Manège (non loin de la salle Belcastel). Il subsiste, aussi, quelques pans de murs, soit à l'air libre (entre le n^ 20 de la rue Montgaillard et la porte latérale de la salle Belcastel), soit à l'état de substructions dans des caves ou dans le sous-sol; un fragment de muraille est conservé dans le square du Capitole, d'autres ont été découverts, en 190g, sur la place même. Toutes ces trouvailles révèlent l'identité des procédés de constructions. A la base, des assises de petit appareil, moellons réguliers en calcaires de Foix avec chaînage de briques formant les parements extérieurs, l'intérieur étant comblé avec des cailloux noA'és dans un ciment extrêmement dur; au-dessus de ce dispositif s'élèvent les murs de briques célébrés par le poète Ausone; l'épaisseur varie de i m. 20 à i m. go; la hauteur n'est pas connue. Les murs se renforçaient d'une trentaine de tours; des portes s'y ouvraient, protégées par des ouvrages avancés. Sur la place du Capitole ont été découverts, en igog, les deux redans défendant l'accès de la Porte Arietis, qui a donné son nom à la Porterie, au moyen âge. Celui de la porte Narbonnaise, à l'autre extrémité de la voie axiale, était aussi protégé par le majestueux ensemble du Château Narbonnais, construit à la même époque, puissant rectangle flanqué de tours, sur l'emplacement actuel de la place Intérieure-Saint- Michel et du bâtiment de la gendarmerie, à la fois caserne et forteresse avancée.
Le tracé de l'enceinte romaine s'établit aujourd'hui avec Son tracé, certitude. Partant du canal de fuite du moulin du Château elle gagnait, par le côté droit de la rue des Renforts, la place Intérieure-Saint-Michel où s'ouvrait, dans l'axe de la rue de l'Inquisition, devant les nos 2, 5 et 7, la porte Narbonnaise; elle longait ensuite, jusqu'à la porte Montgaillard, les allées vSaint-Michel, un peu en arrière. Après la porte Montgaillard, qui remonte à l'époque romaine, la muraille gagnait la porte Saint-Etienne, dont l'emplacement est marqué de pierres blanches, rue de Metz. Deux tours occupaient l'endroit où s'élève le palais du Maréchal; elles sont tombées en 1867.
Population.
Faubourgs.
L' amphithéâtre
de la
Flambée.
Après la porte Saint-Etienne, la muraille romaine suivait la rue du Rempart-Saint-Etienne jusqu'au boulevard Carnot, courait à dix mètres en arrière de la rue Dutemps jusqu'à la rue Saint- Antoine-du-T. , traversait l'hôtel du cinéma Paraniount, l'ancien théâtre Moncavrel, la rue Lape^-rouse au n^g, la maison Labit, le square dti Capitole, la place du Capitole, la quatorzième arcade à compter de la rue Romiguières, la rue Mirepoix, longeait le côté nord de la rue Vidale, traversait le l3'cée entre la chapelle Saint-Antoine et le réfectoire des Jacobins (^), l'hôpital militaire, la rue des Blanchers, et finissait sur la Garonne, près de la place Saint-Pierre, à peu de distance du gué du Bazacle. L'enceinte romaine a subsisté pendant tout le moyen âge. Renversée en partie par Simon de Montfort, puis reconstruite, elle a été, au temps de la guerre de Cent ans, réparée, complétée ou modifiée, sans que son tracé ait sensiblement varié.
Ainsi, Toulouse apparaît, sous l'Empire romain, comme la plus importante ville de la région, bien supérieure à ses trois voisines, les cités de Saint-Lizier, Saint-Bertrand-de-Comminges et Lectoure. Avec sa superficie de 80 hectares, sa population de 50.000 habitants, elle comptait au nombre des villes insignes, la troisième ville des Gaules et la quatrième de l'Empire, selon Ausone (iv^ siècle ap. J.-C). En dehors de ses murs, s'étaient formées des agglomérations toutes proches : « CinqviUes en une seule )>, ajoute le poète {^). C'était Saint-Cyprien, que prolongeaient au loin des « vici » ou villages s'égrenant sur le plateau de Lardenne; c'étaient les « vici » suburbains de Saint-Etienne et de Saint-Aubin. C'était aussi le faubourg Saint-Roch-Rangueil, autour de la vieille nécropole celtique, à laquelle s'est superposé ou juxtaposé im cimetière gallo-romain ; le nom du quartier du Pénétra ou Férétra, conservé par cette partie du faubourg Saint-Michel, rappellerait les fêtes ou cortèges funèbres {feretralia) ; au pied même des muraiUes et auprès du Château Narbonnais, grâce
1. L,e rempart forme la base du mur de clôture nord de la grande cour du lycée.
2. « Quadruplices ex se effuderit urbes. » Ceci s'entend évidemment des faubourgs Saint-Cyprien, Saint-lNIichel, Saint-Etienne et Saint-Aubin. — Sur l'importance de Toulouse, V. Ammieu Marcellin, 15, 11, 14, qui la place après Nîmes et Narbonue. Ausone [Urb., 98-106) la place entre Arles et Narbonne.
à la présence des soldats, se forme un marché (^) ; agglomération qui rejoignit celle de Saint-Roch. C'était encore Lalande- Aucamville, où l'on a découvert des substructions romaines, des débris de marbres, des médailles. C'était, enfin, Saint-Martin-du-Touch, où l'on a trouvé des substructions d'un important édifice, des aires à mosaïques, des monnaies, des poteries samiennes, et, près de là, devers Blagnac, les seules ruines qui subsistent encore dans la banlieue de Toulouse, celles de l'amphithéâtre de la Flambée, avec ses fragments d'arcatures et ses vomitoires, datant bien probablement du i^'" siècle de notre ère, peut-être de Tibère, si l'on peut ainsi conclure d'un fragment d'inscription sur marbre trouvé à cet endroit en 1877 et de nombreuses médailles exhumées datant de la même époque {^).
En dehors de la banlieue immédiate, de très nombreux Les
bourgs peuplaient la région toulousaine et lui donnaient une agglomérations
. / ^ • 1 . V 11 1. • JM • T ^ ^ romaines
densité eqmvalente a celle d aujourd hui. Les textes nous ^^ ^^ région
révèlent de nombreux noms de lieux, remontant à l'époque gallo-romaine et dont la plupart sont pour nous une énigme; les fouilles, en beaucoup d'endroits, ont confirmé les données de l'histoire. Dans la région est, les coteaux de Saint-vSulpice et de Grisolles ont livré, entre autres vestiges d'une riche villa, la belle mosaïque du Musée qui représente les nymphes Aréthuse, Leuvas, Xantippe, Panopée, Nymphagène; la déesse Hétis ; Ino, Glaucos et leur fils Palomon, avec des inscriptions grecques. A Saint-Sulpice-de-la-Pointe, Montans, Albi, Lasgraisses, Giroussens, Roquecourbe, avec des monnaies et des poteries, ont été reconnues des substructions de demeures gallo-romaines. Dans la région sud, une villa fut découverte à Montmaurin, vallée de la Save, et, à Lectoure, dans un nuir élevé au temps des invasions barbares, vingt-quatre autels tauroboliques, trouvaille précieuse pour l'histoire de la religion gauloise. Surtout dans la banlieue sud, le long de la haute Garonne, se pressaient les « vici », les riches habitations, même les centres urbains. Dans la plaine de Muret, en cinq
1. De nombreuses monnaies romaines ont été trouvées dans ces parages en 1840-43.
2. Peut-être faut-il rapporter à l'amphithéâtre l'inscription très mutilée, actuellement au musée, trouvée, en 1762, sous le dallage de l'église Saint-Michel, au confluent du Touch, et qui mentionne im certain Sextus Julius, prefedus fabrum (fonction d'Etat), qui fit élever des statues (était-ce pour l'amphithéâtre?).
Martre s-Tolosane.
Villa
de Chiragan.
endroits, le sol a livré des mosaïques et révélé des fondations de villas. De Boussens, où l'on a repéré plusieurs habitations et des sépultures, jusqu'à Montré] eau, les souvenirs galloromains se succèdent sans interruption; nécropoles, sculptures, inscriptions. De VAiigusta Convenarum (Saint-Bertrandde-Comminges), le Musée conserve des bustes, portraits trouvés parmi des débris de mosaïques et de marbres provenant d'édifices publics. De VAugusta Consoranorum (Saint- Lizier), l'enceinte romaine subsiste en partie, avec des textes épigrapliiques et des bustes. A Auterive, L,ézat, Marignac, Bagnères-de-IyUcbon même, où l'on retrouve des inscriptions votives et des autels aux nymphes minérales déjà adorées par les anciens, Rome a laissé également son ineffaçable empreinte.
Rien n'égale en intérêt et en magnificence les restes de l'agglomération de Martres-Tolosane, à 80 kilomètres environ
de Toulouse, sur la rive gauche de la Garonne ( ^) . Cette localité, longtemps confondue avec la Calagunis marquée sur l'itinéraire d'Antonin, dépendait de la civitas Tolosa. Elle comprenait, à l'époque romaine, un ensemble de deux bourgs et de nombreuses villas, dont quatre ont été reconnues. La plus belle, celle de Chiragan, située entre la Garonne et la route de Toulouse à Dax, ne comprenait pas moins de quatre-vingts bâtiments couvrant 164 hectares. La villa urhana, habitation des maîtres, remaniée et agrandie d'Auguste jusqu'à Constantin, comptait, au 11^ siècle, cent cinquante salles fastueusement aména-
Vénus { Alarlrei-Tolodane)
Découvert à la suite de fouilles dans Is
villa de Martres-Tolosane (rive gauche
de la Garonne).
I. Fouilles exécutées par Joulin en 1897- 1899. Calagurris se trouvait sur la voie de Toulouse à Dax, à 46 milles de Toulouse, au sud de Cazères.
gées (^). La décoration sculpturale est unique en France pour son abondance, sa richesse et sa beauté (^). Même en Italie, peu d'ensembles sont dignes de lui être comparés. Les ornements, pilastres, frises, grands vases, médaillons et masques en marbre des Pyrénées sont l'œuvre des artistes du pays ou, du moins, d'artistes italiens ayant travaillé sur place. Les statues, groupes, têtes, torses ou bustes-portraits, dont quelques-uns très remarquables, sont des marbres grecs ou italiens importés, reproduction le plus souvent de modèles célèbres : telles sont les copies de la Vénus de Cnide, de l'Hercule de Lysippe, les bas-reliefs de Ganymède et de l'enlèvement de Proserpine, les bustes d'empereurs. A qui appartenait cette somptueuse demeure? Aucune trouvaille épigrapliique n'a permis jusqu'ici de le jjréciser. Assurément, les maîtres de ces lieux appartenaient à une des premières familles de la province.
Aux alentours de Chiragan, de nombreuses sépultures à incinération ou inhumation, de nombreux trésors monétaires datés d'Auguste à Théodose, témoignent de l'importance et de la persistance des agglomérations rassemblées en cet endroit; établissements prospères que les invasions du v^ siècle, celles des Vandales probablement (^), ont complètement anéantis.
Il existe à Toulouse, sous le règne de Néron, une école Ecoles
municipale, dont le professeur le plus illustre fut le rhéteur ^*^^^ ^empire Lîicius Statius Ursuhis qui jouit, en son temps, d'une renommée universelle.
A la fin du m® siècle et au début du iv^, l'oncle d'Ausone, Emilius Magnus Arhorius, ancien précepteur des neveux de Constantin, enseigna la rhétorique ou la jurisprudence; le même Ausone mentionne deux autres maîtres, Exuperius et Sedatiis, venus de Bordeaux à Toulouse pour y professer(*).
1. C'est le tiers de l'étendue de la ville d'Hadrien, à Tibur (Tivoli).