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L,a plus grande partie se trouve au musée

3. Ce sont eux qui ont détruit Saint-Bertrand-de-Comminges. La villa de Chiragan porte des traces d'incendie.

4. I,. Vié, Fragments d'ime histoire de l'I'niversité de Toulouse, dans V Université de Toulouse, son passé, son présent, édition du centenaire, 1929, Privât, Toulouse, pp. 33 et suiv.

romain.

Institutions.

Vie sociale

et intellectuelle.

Ce que nous pouvons savoir de la vie de Toulouse romaine se réduit à bien peu de chose. Pourtant, la région est fertile en inscriptions, mais ce sont des textes votifs et funéraires, courts et peu significatifs. Un seul, trouvé au cimetière de Saint-Roch, mentionne un magistrat, du reste inconnu, appartenant à la tribu Voltinia, qui avait parcouru, à Toulouse, le cursus honorum (^). Comme beaucoup de villes romaines, Toulouse a été administrée par des quatuorviri {^) assistés du Sénat ou conseil municipal. Nous n'avons aucun document sur ses classes sociales. Elle renfermait certainement une aristocratie sénatoriale et équestre, une bourgeoisie ou petite aristocratie locale, Vordo decurionum, et toute la foule des humiliores, le peuple. Nous connaissons, par une inscription d'Athènes, un Toulousain considérable, Q. Trebellius Rufus, comblé d'honneurs à Athènes, ayant notamment exercé l'archontat apon^^me, chef à Rome du collège des vSacerdotes Caeninenses, qui fut le premier grand prêtre de la Narbonnaise (sans doute du culte de Rome et d'Auguste) et qui connut aussi tous les honneurs dans sa propre patrie (^).

L'industrie, à Toulouse, était pratiquée par des corporations ou collegia, qui se sont perpétuées jusqu'au moyen âge. Les vestiges d'ouvrages romains nous montrent l'habileté des maçons de ce temps. Les céramiques samiennes de Montans témoignent d'une sûreté technique qui n'est pas indigne des Italiens et des Grecs; nous possédons quelques noms de potiers et nous connaissons celui du pharmacien Octavius, qui vendait des collyres pour les yeux (*). La prospérité de Toulouse, sous l'Empire, tenait à ses artisans, qui travaillaient pour la région avoisinante, et à ses trafiquants, qui importaient les produits étrangers et vendaient au dehors les produits locaux, les blés, les vins, les fromages qui jouissaient d'une certaine réputation {Casci tolosatis, dit Martial, XII, 32, 18), l'or des Cévennes, les fers de l'Ariège, les marbres de Saint-Béat. Nœuds de routes romaines vers Bordeaux par

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