‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 11 sur 351 · DISCOURS DE JACQUET · texte numérisé non relu

DISCOURS DE JACQUET

puis que son âme avait commencé à recevoir les premières lueurs de la raison, la haine de tout despotisme était devenue la base de ses principes. Vous trouverez toujours en moi, dit-il, un observateur zélé des lois, un ennemi de toute tyrannie, un ferme républicain. » Bergerat, président de la Société, lui répondit avec la hauteur qu'inspire le sentiment de la force. Il lui recommanda d'être impitoyable pour les adversaires de la Révolution. «Sans égard pour les personnes, frappez-les, dit-il, de la foudre des lois. » Puis, il ajouta en lui présentant le bonnet rouge : « Citoyen maire, recevez ce bonnet; c'est celui de Guillaume Tell. Il est terrible aux ennemis de la Liberté ; il n'a pu même préserver du supplice les traîtres qui s'en sont coeflfés. La Société vous admet au nombre de ses membres. Elle reçoit de vous le serment de maintenir, de tout votre pouvoir, la Liberté et TEgalité, et de mourir pour la défense de la République (1). »

Le 16 décembre, jour de l'installation de la nouvelle municipalité, Jacquet affirma de nouveau ses sentiments; mais il rassura les amis de l'ordre, en déclarant avec énergie qu'il s'efforcerait de faire observer les lois. « Là où régnent la liberté et l'égalité, dit-il, il ne peut y avoir des droits sans devoirs... » Il donna d'excellents conseils au peuple, en l'engageant à se défier des flatteurs qui avaient perdu les rois. « Citoyens, s'écria-t-il, vos amis ne sont pas ceux qui affectent le plus de vous le dire...

(l) Discours prononcé à la Société des Amis de la Liberté et de VEgalité, pur le citoyen Jacquet, maire..,., le 9 décembre 1792, y* Gobelet, in-8« de 7 p.

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