‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 127 sur 351 · ROUSSELIN A LA SOCIÉTÉ POPULAIRE · texte numérisé non relu

ROUSSELIN A LA SOCIÉTÉ POPULAIRE

auxquels elle est restée attachée. Non-seulement le conseil de la commune et les sections sont d'accord; la Société populaire ne leur est pas hostile. Le conseil général de la commune , voulant se mettre à Tabri des rigueurs possibles de la Conven-. lion, décide aussitôt qu'une adresse lui sera envoyée, pour applaudir à la loi sur le gouvernement révolutionnaire, et pour lui demander une nouvelle exhibition des pouvoirs de Rousselin. Il arrête également que l'adresse sera signée par les sections et par la Société populaire, qui vient d'envoyer des députés pour inviter Rousselin et Gâchez à se rendre dans son sein (1).

Déjà la troisième section a déclaré que Gâchez a perdu sa confiance. Le conseil, tout en refusant de délibérer sur cette proposition, ordonne de mettre les scellés sur les papiers du comité révolutionnaire. Rousselin sent qu'il est nécessaire de céder, et que la ruse lui sera plus utile que l'audace. Il veut parler un langage conciliant, il offre le baiser fraternel aux députés des sections ; on le repousse avec indignation, en lui montrant le texte de la proclamation du district, qui vient de parvenir au conseil. Rousselin se rend à la Société populaire ; il espère que ses amis l'y soutiendront. Mais les députés des sections qui s'y trouvent lui font subir un interrogatoire. Dussaussay-Rabiat monte à la tribune ; il lui demande ce qu'il a fait de la taxe qu'il a levée sur les honnêtes gens. Augustin Guélon l'interpelle plus vivement encore ; il veut avoir l'explication des dépenses secrètes qui lui sont

(l) Dél. mun. du l" nivôse, Arch. de Troyes.

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