‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 147 sur 351 · COLLÈGE · texte numérisé non relu

COLLÈGE

gne. Un arrêté de la commune, pris sur la demande de leur adjudant-nîiajor, ordonna aux habitants de ne point les « retirer chez eux après neuf heures du soir.» Ceux qui étaient casernes au Bon-Pasteur franchissaient les murs des maisons voisines. Aux distributions de farine et de son, ils insultaient les citoyens et protégeaient certaines filles. Les convalescents de l'hôpital militaire établi à Tévêché, brisaient à coups de pierres les vitraux de la cathédrale (1). L'indiscipline était la même chez les gardes nationaux. Ils se faisaient un jeu, lorsqu'ils étaient de service, de détruire tous les effets fournis par la ville au corps-de-garde et dans les bureaux des comités; Tété, ils coupaient avec leurs piques les branches d'arbres des mails. La commune fut obligée de les rendre responsables de ces dégâts (2).

L'esprit de révolte était partout; il avait gagné jusqu'au collège. Celui-ci, depuis la suppression des congrégations enseignantes, était passé des mains des oratoriens à celles de professeurs laïques. Il avait ouvert ses classes le 12 novembre 1792, sous la direction de ces derniers. Le programme pour la rentrée des classes de 1793 annonce que les instituteurs publics du collège commenceront leurs leçons le premier jour de la troisième décade de brumaire. « Le règne des lumières étant arrivé, » ils devaient expliquer la logique en français, et non plus en latin. Ils pro-

(1) Dél. mun. du 4 pluviôse. Reg. de la Permanence, 30 nivôse, 5 pluviôse et 30 germinal. Arch. de Troyes.

(2) Dél. mun. des 18 pluviôse et 22 floréal.

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