BELLE CONDUITE DE COURTOIS
senablée législative, et il ajoutait qa*an décret récent avait ordonné de brûler toutes les adresses de ce genre (1). C'était la pièce la plus grave invoquée contre Millard. On Taccusait aussi d'être l'auteur d'un imprimé intitulé : Causes et agents de la Révolution de France. Ce qui semblait aggraver sa position, c'est qu'on savait qu'il s'était fait un ennemi déclaré du représentant Courtois, contre lequel il avait plaidé dans un procès en séparation, où il était l'avocat de sa femme (2). Millard supposait, et beaucoup de ses compatriotes le pensaient comme lui, que Courtois croirait l'occasion favorable pour se venger, et qu'il la saisirait avec empressement.
Il n'en fut rien. Au contraire, la conduite de Courtois dans ces circonstances fut admirable. Si Millard, si ses co-accusés transférés à Paris, eussent pu être sauvés, ils l'auraient été par les démarches généreuses, incessantes, chaleureuses de Courtois. Nous avons trouvé aux Archives nationales quatre lettres de ce représentant, adressées à Fouquier- Tinville; elles témoignent de la manière la plus honorable en faveur du cœur et du caractère du député de l'Aube.
Fouquier-Tinville , sachant que Millard était le
(1) Lettre du 11 septembre 1792.
(2) La violence avec laquelle Millard atta(iuait ses adversaires lui avait fait beanconp d'ennemis. Voir Réponse du sieur François Devertu, in-4" de 80 p. 11 est sans doute l'auteur d'un libelle intitulé : Réponse de M. M.., en mauvaise prose au vaudeville de M. Courtois en mauvais vers, (s. 1. n. d., in-S" de 14 p.) dans lequel on accuse Courtois d'avoir dit à Troyes, au café de Lefèvre, qu'il fallait arroser les racines de l'arbre de la Liberté du sang de 200,000 nobles et prêtres. La Société populaire d'Arcis protesta contre ces imputations. Extrait des délibérations.,, in-8<* de 8 p.
PLAN d'une École de santé.
siblel Vive la Montagne I Vive la Société populaire (1)1
(I) Plan de l'école gratuite de santé que Millon, médecin,., dédk à la Société populaire, séante à Troyes... régénérée par Bô. Gantier, an II. Cité dans Quelques instituliofis publiques à Troyes par M. J. Gréau.