‹ Histoire de Troyes pendant la révolutionChapitre 15 sur 351 · SOURD AT · texte numérisé non relu

SOURD AT

suite de la lettre de Malesherbes. On conçoit que le royal prisonnier du Temple ait accepté avec plus de confiance et d'empressement Tofifre de son ancien ministre que les propositions dévouées et non moins courageuses d'un magistrat de province, dont le nom lui était sans doute inconnu. Le sentiment qui les avait dictées n'en était pas moins digne d'éloges. Sourdat se rendait justice en disant lui-même : « Le moment qui m'a vu sur la même ligne avec les vertueux défenseurs de Louis XVI était fait pour m'éblouir; il sera le plus glorieux de ma vie. )>

Sourdat ne se borna pas à des offres stériles. S'il ne lui fut pas donné de soutenir par sa parole la cause de Louis XVI devant la Convention, il la défendit par ses écrits. Il le fit avec énergie, avec chaleur, et parfois avec ce réel talent que donnent une conviction profonde et la conscience du dévouement à une cause juste. Il publia deux brochures pendant le cours des débats. Dans la première, qui est intitulée : Vues générales sur le procès de Louis XVI {i), et qui est datée du 26 décembre, jour où Desèze prononça son immortel plaidoyer, Sourdat s'attacha à récuser la compétence de la Convention, à contester l'impartialité de ses membres, la régularité des formes, l'authenticité des pièces,lavaleuretle nombre des témoignages. Dans la seconde, qui porte pour titre.: Défense particulière

(1) Vues générales sur le procès de Louis XVI, par M, Sourdat, citoyen, ci-devant lieutenant-général de police , Vun des défenseurs relatée au décret du 12 décembre 1792, qui se sont offerts à la défense de Louis XV L In-S" de 31 p*

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