ADMINISTRATION DU DISTRICT
ne furent que des exceptions, et la grande majorité des communes de TAube eut le bon sens de ne point s'y prêter.
L'incurie des municipalités rurales amena des inconvénients plus sérieux que ceux qui résultaient de ces modifications puériles. L'agent national du district leur ordonna de dénoncer les délinquants qui commettaient des dégâts dans les forêts; « Le pauvre, écrit-il, n'est pas celui-là qu'on doit arrêter et punir; mais ces fripons vigoureux qui abattent les bois vifs pour les vendre (1). » Il demande à la même époque l'état de ceux qui ont le droit de voter, c'est-à-dire de ceux qui ont atteint leur vingt et unième année et qui ont six mois de domicile dans la commune. « Le plus beau droit d'un peuple libre, dit-il, est quand il nomme ses représentants. Ce droit n'est plus qu'une chimère, si tous les citoyens ne concourent pas à l'exercer (2).» Pendant toute la durée du régime de la Terreur, il fut une chimère, car ils ne furent pas appelés à en faire usage.
C'est surtout dans l'exécution des mesures révolutionnaires que le district déploya le plus de zèle. Il était désormais chargé de transmettre aux
la rae du Dauphiu devint la rue de l'Union ; la rue de la Monnaie, rue de l'Egalité; la rue du Bois, rue de la Liberté; la rue du Bourg-Neuf, rue des Jacobins. On demande, au mois de juin, d'appeler la rue de la Synagogue rue de la Raison, la rue Notre-Dame, rue de la Fraternité, et la rue Saint- Paul, rue de la Carrière.
(1) Placard du 2 ventôse. Arch. de Troyes.
(2) Dél. du t*' ventôse. Arch. de l'Aube, L. 46. Outre les élections des officiers de la garde nationale, nous avons seulement trouvé, dans le registre de la permanence municipale, l'ordre d'apposer des affiches convoquant les citoyens des cantons extrà-muros pour nommer des gardes-champêtres dans retendue de la commune de Troyes.